Petit Monsieur a 8 ans et demi et a remporté samedi sa 4e médaille d'or en plongeon. Ça fait 2 ans qu'il plonge et il a 5 médailles. En 5 compétitions.
Maintenant, je me questionne sérieusement.
Au niveau technique, de tout évidence, tout va très bien.
Au niveau mental, c'est une autre paire de manches.
Il se met beaucoup de pression, il est très stressé avant les compétitions, il a peur de ne pas réussir (peur complètement ridicule, si on en juge par ses prouesses).
Je dédramatise, je l'encourage, je lui dis qu'on s'en fout de ses notes et de son rang, que c'est qqc qu'il aime beaucoup, que je veux simplement qu'il ait du plaisir etc. Cause toujours, la mère.
Il a décidé qu'il devait performer. Et il performe.
Après la compétition de samedi, une fois l'adrénaline tombée, il était complètement épuisé. Il est revenu à la maison, s'est assis et a lu un livre au complet sans bouger et sans dire un mot. Il m'a dit je suis tellement fatigué, demain je ne veux RIEN faire.
Je me demande sérieusement si c'est sain qu'un enfant de 8 ans vive ce stress. D'un côté, s'il apprend à le gérer (et ce n'est pas gagné!!), il gardera cette force toute sa vie. De l'autre, il me semble que ça ne presse pas de savoir ça à son âge.
En plus, on ne le pousse pas plus qu'il ne le faut, il s'impose lui-même ses critères. Même son entraîneure m'a dit qu'elle trouvait qu'il se mettait trop de pression. La ligne entre faire un sport et en retirer du plaisir et être très stressé par l'exécution dudit sport est très mince. J'ai peur qu'il n'ait plus de plaisir.
C'est tellement beau de le voir plonger.
*************************************************
Dans un autre ordre d'idées, hier j'allais justement avec lui voir une pièce de théâtre pour enfants. Il a été assez déçu du caractère philosophique du contenu. Il n'y avait qu'un seul personnage, et pendant une heure, elle s'est questionnée sur le sens de la vie.
En revenant, dans l'auto, j'explique un peu à Petit Monsieur ce qu'est la philosophie.
Maman pieuvre : Comme par exemple, dans la pièce, la fille se demandait s'il y avait de la vie après la mort.
Petit Monsieur : Ben, c'est sûr!
Maman pieuvre : C'est pas tout le monde qui croit ça!
Petit Monsieur : Ben, Grand-Papa, il est mort, et moi je vis encore!!!
Silence.
J'éclate de rire.
Comme quoi la vie après la mort, c'est assez simple après tout!
lundi 6 décembre 2010
lundi 29 novembre 2010
De mieux en mieux
Vraiment, tout baigne pour moi à la Gestapo.
La semaine dernière, Goering envoie un courriel à tous avec une liste de formations disponibles pour nous perfectionner. C'était une sorte de sondage pour savoir ce qui nous intéressait. Je réponds donc au sondage, presque toutes les formations étaient intéressantes.
Ne voilà-t-il pas (??? ça a l'air bizarre cette expression quand on l'écrit...) qu'elle débarque dans mon bureau quelques jours plus tard.
Goering : Bonjour Maman pieuvre, j'ai envoyé un sondage à tout le monde il y a quelques jours pour les formations...
Maman pieuvre : Oui...
Goering : Malheureusement, je dois privilégier les employés de la Société.
Maman pieuvre : Ah... je n'étais pas certaine d'y avoir droit, mais comme mon nom était sur le courriel, j'ai pensé...
Goering : Vu le grand nombre de gens qui ont manifesté leur intérêt, je mets ton nom sur une liste et si jamais quelqu'un se désiste, je te le ferai savoir.
Yeah right.
Je suis à contrat, tu ne paieras certainement pas pour ME perfectionner. Ne m'envoie pas de courriel pour me titiller au moins!!!
---------------------------------------------------------------
Il y a quelques jours, j'ouvre le tiroir de ma filière et j'y découvre un nombre assez impressionnant de crottes de souris.
Ouache. Sur mes post-its, mes trombones, mes stylos. J'avais juste le goût de jeter le tiroir au complet. Je m'adresse donc à une collègue pour savoir qui je dois aviser.
Un homme vient mettre des pièges sous mon bureau et dans mes tiroirs. Pas des pièges qui se déclenchent au moindre mouvement d'un rongeur. Des espèces de boîtes dans lesquelles la souris trouve refuge mais desquelles elle ne peut s'évader. L'homme me dit qu'il viendra voir à tous les jours si les boîtes ont piégé quelque chose.
Ce matin, surprise. Une souris non grata s'était fait prendre À MES PIEDS!!!!! OUACHE!!!!! Un peu plus et je voyais la boîte bouger!!!
Et comble de malheur, Goering devait approuver mes feuilles de temps ce matin avant 10 h, sinon je ne suis pas payée demain, mais seulement la semaine prochaine. Comme elle est justement dans une des séaces de formation toute la journée, elle a raté l'échéance. Je ne suis pas du tout impressionnée, au lieu de surveiller les allées et venues de tous, arrange-toi donc pour faire ce que tu dois faire dans les délais prescrits.
Non seulement je travaille dans un lieu où la vermine batifole allègrement dans les tiroirs de tous et chacun, mais je ne serai pas payé cette semaine.
Que j'en voie UN qui me dise que je suis payée à rien faire.
La semaine dernière, Goering envoie un courriel à tous avec une liste de formations disponibles pour nous perfectionner. C'était une sorte de sondage pour savoir ce qui nous intéressait. Je réponds donc au sondage, presque toutes les formations étaient intéressantes.
Ne voilà-t-il pas (??? ça a l'air bizarre cette expression quand on l'écrit...) qu'elle débarque dans mon bureau quelques jours plus tard.
Goering : Bonjour Maman pieuvre, j'ai envoyé un sondage à tout le monde il y a quelques jours pour les formations...
Maman pieuvre : Oui...
Goering : Malheureusement, je dois privilégier les employés de la Société.
Maman pieuvre : Ah... je n'étais pas certaine d'y avoir droit, mais comme mon nom était sur le courriel, j'ai pensé...
Goering : Vu le grand nombre de gens qui ont manifesté leur intérêt, je mets ton nom sur une liste et si jamais quelqu'un se désiste, je te le ferai savoir.
Yeah right.
Je suis à contrat, tu ne paieras certainement pas pour ME perfectionner. Ne m'envoie pas de courriel pour me titiller au moins!!!
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Il y a quelques jours, j'ouvre le tiroir de ma filière et j'y découvre un nombre assez impressionnant de crottes de souris.
Ouache. Sur mes post-its, mes trombones, mes stylos. J'avais juste le goût de jeter le tiroir au complet. Je m'adresse donc à une collègue pour savoir qui je dois aviser.
Un homme vient mettre des pièges sous mon bureau et dans mes tiroirs. Pas des pièges qui se déclenchent au moindre mouvement d'un rongeur. Des espèces de boîtes dans lesquelles la souris trouve refuge mais desquelles elle ne peut s'évader. L'homme me dit qu'il viendra voir à tous les jours si les boîtes ont piégé quelque chose.
Ce matin, surprise. Une souris non grata s'était fait prendre À MES PIEDS!!!!! OUACHE!!!!! Un peu plus et je voyais la boîte bouger!!!
Et comble de malheur, Goering devait approuver mes feuilles de temps ce matin avant 10 h, sinon je ne suis pas payée demain, mais seulement la semaine prochaine. Comme elle est justement dans une des séaces de formation toute la journée, elle a raté l'échéance. Je ne suis pas du tout impressionnée, au lieu de surveiller les allées et venues de tous, arrange-toi donc pour faire ce que tu dois faire dans les délais prescrits.
Non seulement je travaille dans un lieu où la vermine batifole allègrement dans les tiroirs de tous et chacun, mais je ne serai pas payé cette semaine.
Que j'en voie UN qui me dise que je suis payée à rien faire.
lundi 15 novembre 2010
Étrange phénomène
J'ai eu la chance de passer 4 jours en amoureux dans la superbe ville de Boston. Il a fait TELLEMENT beau et notre hôtel était TELLEMENT bien situé, on a marché, marché, pris le métro et marché.
Samedi soir, on avait des billets pour aller voir un humoriste. Comme les spectacle était à 19 h, il était relativement tôt quand il a pris fin. Nous étions assez en forme, donc nous avons décidé d'aller au cinéma pour une représentation de fin de soirée.
Le complexe comportait pas moins de 20 salles. Ils font tout en grand, les Américains. Think big.
On s'assoit donc dans la salle. L'Homme, pour qui un film sans popcorn est aussi impensable qu'un gâteau sans verre de lait, se lève et me dit qu'il s'en va au comptoir de friandises.
J'attends.
Les lumières s'éteignent. La salle est pleine à craquer. Tout à coup, j'aperçois l'Homme, popcorn à la main, à l'entrée de la salle. Mais il regarde derrière lui sans bouger. Il attend.
Il me retrouve, dans l'obscurité.
L'Homme : Je ne sais pas si on va pouvoir écouter notre film...
Maman pieuvre : Pourquoi pas?
L'Homme : Ils sont en train d'évacuer une autre salle...
Maman pieuvre : Ah oui?
L'Homme : Je revenais avec mon popcorn et les portes d'une salle se sont ouvertes et les gens sortaient en criant à tue-tête, avec des visages apeurés. Quelqu'un a cassé la vitre qui recouvrait l'alarme de feu et a sonné l'alarme.
Maman pieuvre : Comment ça on entend rien ici?
L'Homme : Je sais pas. Ensuite, un super grand monsieur habillé en noir avec un capuchon est sorti de la salle, il marchait lentement et avait un sac dans chaque main. J'ai demandé à plusieurs personnes ce qui se passait et tout le monde me dépassait en courant et en criant.
Maman pieuvre : Et nous on reste ici???
L'Homme : Je sais pas, on va attendre pour voir.
J'étais assise dans mon siège en train de CA-PO-TER. Je me suis dit ça y est, on est au mauvais endroit, au mauvais moment. Je m'imaginais un tireur fou dans la salle voisine, je regardais autour de moi, toutes ces personnes qui n'avaient aucune idée de ce qui se passait à quelques pas d'elles. Je ne savais pas si on devait rester ou sortir, ça ne me tentait pas de voir quelque chose d'horrible ou de me retrouver sur le chemin de ce qui faisait fuir tant de gens. Mais en restant assise, n'étais-je pas plus vulnérable? Une cible facile? Car ça arrive, des choses comme ça aux États-Unis. C'est malheureux, mais c'est arrivé plusieurs fois.
L'Homme mangeait son popcorn tranquillement, pas du tout stressé.
Le film commence. Disons que les premières 15 minutes, j'ai eu du mal à me concentrer. J'attendais qu'un message nous enjoigne de quitter la salle, que l'alarme de feu retentisse, qu'un détraqué entre dans la salle. À chaque fois que je voyais le rai de lumière, signe que quelqu'un entrait dans la salle, je retenais mon souffle.
Finalement, le film prend fin. On sort de la salle, rien à l'horizon. On sort du complexe, rien non plus. On n'a jamais su ce qui s'était passé. J'ai même regardé dans le journal le lendemain. Absolument rien.
Je me demandais même si l'Homme avait halluciné.
Les Américains sont-ils tellement entourés de violence que la plupart des événements sont anodins?
Tant mieux, il n'est rien arrivé. Mais disons que j'ai vraiment compris l'ampleur de l'adage qui dit : Ça n'arrive pas qu'aux autres.
Samedi soir, on avait des billets pour aller voir un humoriste. Comme les spectacle était à 19 h, il était relativement tôt quand il a pris fin. Nous étions assez en forme, donc nous avons décidé d'aller au cinéma pour une représentation de fin de soirée.
Le complexe comportait pas moins de 20 salles. Ils font tout en grand, les Américains. Think big.
On s'assoit donc dans la salle. L'Homme, pour qui un film sans popcorn est aussi impensable qu'un gâteau sans verre de lait, se lève et me dit qu'il s'en va au comptoir de friandises.
J'attends.
Les lumières s'éteignent. La salle est pleine à craquer. Tout à coup, j'aperçois l'Homme, popcorn à la main, à l'entrée de la salle. Mais il regarde derrière lui sans bouger. Il attend.
Il me retrouve, dans l'obscurité.
L'Homme : Je ne sais pas si on va pouvoir écouter notre film...
Maman pieuvre : Pourquoi pas?
L'Homme : Ils sont en train d'évacuer une autre salle...
Maman pieuvre : Ah oui?
L'Homme : Je revenais avec mon popcorn et les portes d'une salle se sont ouvertes et les gens sortaient en criant à tue-tête, avec des visages apeurés. Quelqu'un a cassé la vitre qui recouvrait l'alarme de feu et a sonné l'alarme.
Maman pieuvre : Comment ça on entend rien ici?
L'Homme : Je sais pas. Ensuite, un super grand monsieur habillé en noir avec un capuchon est sorti de la salle, il marchait lentement et avait un sac dans chaque main. J'ai demandé à plusieurs personnes ce qui se passait et tout le monde me dépassait en courant et en criant.
Maman pieuvre : Et nous on reste ici???
L'Homme : Je sais pas, on va attendre pour voir.
J'étais assise dans mon siège en train de CA-PO-TER. Je me suis dit ça y est, on est au mauvais endroit, au mauvais moment. Je m'imaginais un tireur fou dans la salle voisine, je regardais autour de moi, toutes ces personnes qui n'avaient aucune idée de ce qui se passait à quelques pas d'elles. Je ne savais pas si on devait rester ou sortir, ça ne me tentait pas de voir quelque chose d'horrible ou de me retrouver sur le chemin de ce qui faisait fuir tant de gens. Mais en restant assise, n'étais-je pas plus vulnérable? Une cible facile? Car ça arrive, des choses comme ça aux États-Unis. C'est malheureux, mais c'est arrivé plusieurs fois.
L'Homme mangeait son popcorn tranquillement, pas du tout stressé.
Le film commence. Disons que les premières 15 minutes, j'ai eu du mal à me concentrer. J'attendais qu'un message nous enjoigne de quitter la salle, que l'alarme de feu retentisse, qu'un détraqué entre dans la salle. À chaque fois que je voyais le rai de lumière, signe que quelqu'un entrait dans la salle, je retenais mon souffle.
Finalement, le film prend fin. On sort de la salle, rien à l'horizon. On sort du complexe, rien non plus. On n'a jamais su ce qui s'était passé. J'ai même regardé dans le journal le lendemain. Absolument rien.
Je me demandais même si l'Homme avait halluciné.
Les Américains sont-ils tellement entourés de violence que la plupart des événements sont anodins?
Tant mieux, il n'est rien arrivé. Mais disons que j'ai vraiment compris l'ampleur de l'adage qui dit : Ça n'arrive pas qu'aux autres.
dimanche 7 novembre 2010
Il n'y a pas que Goering...
Quelqu'un sait-il si Goering avait un espion ou une espionne qui travaillait pour lui? Ça devait, car c'est ma supérieure immédiate.
Jeudi dernier, Fillette avait un rendez-vous annuel chez le pédiatre. Le satané rendez-vous, pris il y a 6 mois, était à 14 h. Assez casse-pieds, mais pas le choix.
Maman pieuvre, à sa cheffe (!!!!) d'équipe : Jeudi, j'ai un rendez-vous. Je vais commencer à travailler à 7 h et je quitterai vers 13 h. Je dois aller chercher ma fille à l'école et traverser la ville pour me rendre au rendez-vous.
Cheffe d'équipe : Mmm oui. Mais est-ce que tu prendras une pause pour le lunch?
Maman pieuvre : ...
Cheffe d'équipe : Ou bien tu ne prendras aucune pause et tu travailleras 6 heures en ligne?
Vive le prolétariat!!
Maman pieuvre : Euh, j'avais prévu manger à mon bureau...
Cheffe d'équipe : Oui, je comprends, mais si tu manges à ton bureau, tu prends quand même une petite pause...
Jeudi dernier, Fillette avait un rendez-vous annuel chez le pédiatre. Le satané rendez-vous, pris il y a 6 mois, était à 14 h. Assez casse-pieds, mais pas le choix.
Maman pieuvre, à sa cheffe (!!!!) d'équipe : Jeudi, j'ai un rendez-vous. Je vais commencer à travailler à 7 h et je quitterai vers 13 h. Je dois aller chercher ma fille à l'école et traverser la ville pour me rendre au rendez-vous.
Cheffe d'équipe : Mmm oui. Mais est-ce que tu prendras une pause pour le lunch?
Maman pieuvre : ...
Cheffe d'équipe : Ou bien tu ne prendras aucune pause et tu travailleras 6 heures en ligne?
Vive le prolétariat!!
Maman pieuvre : Euh, j'avais prévu manger à mon bureau...
Cheffe d'équipe : Oui, je comprends, mais si tu manges à ton bureau, tu prends quand même une petite pause...
Maman pieuvre : cligne, cligne
Cheffe d'équipe : ???
Maman pieuvre : Ben je travaillerai pas 6 heures en ligne sans arrêter un peu...
Cheffe d'équipe : C'est ça, donc tu vas prendre une pause!
Maman pieuvre : ...
Cheffe d'équipe, marmonnant à voix basse : En passant, c'est quoi au juste ton horaire? Parce que l'autre jour tu es partie avant l'heure et ON se demandait c'était quoi ton horaire au fond vu que tu es partie avant le temps l'autre jour, normalement tu aurais dû partir à et demie, mais tu n'étais plus là, tu es partie avant le temps. Donc vu que tu es partie avant et demie, c'est quoi tes heures?
Maman pieuvre : J'ai les mêmes heures depuis le 1er septembre... je suis toujours là, je ne pars pas avant le temps.
Cheffe d'équipe, marmonnant d'un ton qui faisait semblant de ne pas trouver la conversation importante : En tous cas, comme tu es partie avant l'heure l'autre jour, ON se demandait si tu avais changé tes heures...
Maman pieuvre : Mes heures sont les mêmes.
Cheffe d'équipe : Et jusqu'à quand?
Maman pieuvre : Mon contrat finit en juillet, donc jusqu'à la fin.
Cheffe d'équipe : Bon. Donc on récapitule, tu arrives à 7 h jeudi et tu quittes à 13 h et tu prends une petite pause.
Maman pieuvre, bernée : Euh oui.
Si elle maintient que je suis partie avant l'heure, il devait être et vingt-neuf. Je suis toujours là, car je sais que je suis surveillée. Si elle prend la peine de passer une minute avant l'heure pour vérifier si je suis là, c'est assez triste.
Au lieu de me surveiller comme ça, donnez-moi plus de boulot!!!! C'est pas comme si j'étais débordée!!!!!
mardi 26 octobre 2010
Quand il s'exprime...
Petit Monsieur n'exprime pas souvent ses sentiments, mais quand il le fait, c'est percutant.
Hier soir, il nous a fait une montée de lait de plus d'une heure d'où je suis ressortie en larmes et me sentant complètement inapte en tant que maman.
Il a commencé en me disant : il faut que je t'explique quelque chose.
Et s'en est suivie une longue diatribe relatant à quel point il se sentait petit et pas important dans la famille, me montrant même avec ses doigts comment il se sentait petit, me disant qu'il trouvait que je m'occupais seulement de sa soeur et que ce n'était pas juste, que je la préférais à lui, qu'il aimerait mieux être une fille et l'aîné parce que c'est ça que sa mère préfère, qu'on croit toujours ce que sa soeur dit parce qu'elle est grande, qu'on ne le croit jamais, qu'il aurait voulu être plus grand que sa soeur, qu'il pense que je ne l'aime pas autant, qu'il n'en peut plus de ne pas se sentir bien, que son coeur est brisé et que je ne sais pas à quel point il est triste, qu'il n'est rien.
Tout ça accompagné de larmes et de sanglots.
Et moi qui pensais qu'il allait bien.
Ouf.
C'est vrai que sa soeur demande beaucoup de soins et de planification et d'énergie. Lui, il a toujours été tellement facile et patient et conciliant. On a plus tendance à tenir pour acquis sa belle nature. Il fait toujours bien ça, veut nous plaire, ça se passe tout le temps bien avec lui. Mais que mon petit coeur de pomme pense que je ne l'aime pas et qu'il n'est pas important, ça, c'est dur.
Il me semble que je fais tout ce que je peux pour eux. C'est vrai que depuis quelques mois, je suis plus impliquée avec Fillette à cause de sa condition. Il a raison. Ça veut dire que je ne lui consacre pas assez de temps. Il va falloir que je trouve quelques précieux moments dans ma vie effrénée à lui consacrer.
Lui qui réussissait malgré tout à égayer l'atmosphère pendant nos semaines sombres. Mon petit rayon de soleil a les bleus.
Il ne faut jamais supposer que nos enfants sont bien. S'il ne m'avait rien dit, que serait-il arrivé? Il se serait détaché peu à peu, aurait abdiqué et laissé toute la place à sa soeur? Il m'en aurait voulu et à elle aussi? Il veut seulement qu'on sache qu'il est là et sentir qu'il a sa place.
C'était tellement triste. Mon rôle est de veiller sur mes deux enfants et de subvenir à leurs besoins autant physiques qu'émotifs. Qu'un de mes deux enfants ne sente pas aimé, c'est me dire que je ne comble pas ses besoins.
Je m'en veux tellement.
Hier soir, il nous a fait une montée de lait de plus d'une heure d'où je suis ressortie en larmes et me sentant complètement inapte en tant que maman.
Il a commencé en me disant : il faut que je t'explique quelque chose.
Et s'en est suivie une longue diatribe relatant à quel point il se sentait petit et pas important dans la famille, me montrant même avec ses doigts comment il se sentait petit, me disant qu'il trouvait que je m'occupais seulement de sa soeur et que ce n'était pas juste, que je la préférais à lui, qu'il aimerait mieux être une fille et l'aîné parce que c'est ça que sa mère préfère, qu'on croit toujours ce que sa soeur dit parce qu'elle est grande, qu'on ne le croit jamais, qu'il aurait voulu être plus grand que sa soeur, qu'il pense que je ne l'aime pas autant, qu'il n'en peut plus de ne pas se sentir bien, que son coeur est brisé et que je ne sais pas à quel point il est triste, qu'il n'est rien.
Tout ça accompagné de larmes et de sanglots.
Et moi qui pensais qu'il allait bien.
Ouf.
C'est vrai que sa soeur demande beaucoup de soins et de planification et d'énergie. Lui, il a toujours été tellement facile et patient et conciliant. On a plus tendance à tenir pour acquis sa belle nature. Il fait toujours bien ça, veut nous plaire, ça se passe tout le temps bien avec lui. Mais que mon petit coeur de pomme pense que je ne l'aime pas et qu'il n'est pas important, ça, c'est dur.
Il me semble que je fais tout ce que je peux pour eux. C'est vrai que depuis quelques mois, je suis plus impliquée avec Fillette à cause de sa condition. Il a raison. Ça veut dire que je ne lui consacre pas assez de temps. Il va falloir que je trouve quelques précieux moments dans ma vie effrénée à lui consacrer.
Lui qui réussissait malgré tout à égayer l'atmosphère pendant nos semaines sombres. Mon petit rayon de soleil a les bleus.
Il ne faut jamais supposer que nos enfants sont bien. S'il ne m'avait rien dit, que serait-il arrivé? Il se serait détaché peu à peu, aurait abdiqué et laissé toute la place à sa soeur? Il m'en aurait voulu et à elle aussi? Il veut seulement qu'on sache qu'il est là et sentir qu'il a sa place.
C'était tellement triste. Mon rôle est de veiller sur mes deux enfants et de subvenir à leurs besoins autant physiques qu'émotifs. Qu'un de mes deux enfants ne sente pas aimé, c'est me dire que je ne comble pas ses besoins.
Je m'en veux tellement.
lundi 18 octobre 2010
L'Étrange M. en dévoile un peu plus
Lorsque c'est l'anniversaire d'un ou d'une collègue au bureau, il y a du gâteau et du café.
Vendredi, c'était le cas.
Comme par hasard, l'Étrange M. était debout à côté de moi pendant que I. servait le gâteau.
Je reçois mon assiette et CLAIREMENT, il s'agissait d'un gâteau mousse 3 chocolats.
L'Étrange M. regarde mon assiette et demande, d'une faible voix : C'est au chocolat?
Maman pieuvre : Ça a l'air, oui.
L'Étrange M., résignée : Ah, je peux pas.
Maman pieuvre, intriguée : Tu es allergique au chocolat ou quoi?
L'Étrange M., stressée : Je ne peux pas manger de chocolat, ça ne me fait pas du tout.
Maman pieuvre : Dommage! Tu as un genre d'intolérance?
L'Étrange M. : Je ne peux pas prendre de café et de chocolat dans le même journée, ça m'excite trop. Comme j'ai pris un café ce matin...
Maman pieuvre : Ben il est 15 h...
L'Étrange M. : Oui, mais à mon âge...
F. qui écoutait la conversation d'une oreille : À ton âge? Tu es toute jeune!
L'Étrange M., riant un peu : Toute jeune? J'ai 48 ans...
Maman pieuvre, étonnée : Ah oui!! J'en reviens pas.
L'Étrange M., intriguée : Tu me donnais quel âge?
Maman pieuvre : Ben je sais pas, début quarantaine...
L'Étrange M., flattée et un peu rouge : Ah ben tant mieux! J'ai une fille de 22 ans.
Maman pieuvre, contente de voir qu'une autre porte s'ouvre : Ah oui! Je ne savais pas. Elle habite dans la région?
L'Étrange M. : Non. À Toronto. Elle va à l'université.
Maman pieuvre : Tu la vois souvent?
L'Étrange M., un peu sèchement : Non.
C'est plus fort que moi, mais je ne peux pas IMAGINER l'Étrange M. avec un bébé. Inconcevable.
J'ai tout de même une nouvelle avenue qui m'en apprendra encore plus sur elle!
Vendredi, c'était le cas.
Comme par hasard, l'Étrange M. était debout à côté de moi pendant que I. servait le gâteau.
Je reçois mon assiette et CLAIREMENT, il s'agissait d'un gâteau mousse 3 chocolats.
L'Étrange M. regarde mon assiette et demande, d'une faible voix : C'est au chocolat?
Maman pieuvre : Ça a l'air, oui.
L'Étrange M., résignée : Ah, je peux pas.
Maman pieuvre, intriguée : Tu es allergique au chocolat ou quoi?
L'Étrange M., stressée : Je ne peux pas manger de chocolat, ça ne me fait pas du tout.
Maman pieuvre : Dommage! Tu as un genre d'intolérance?
L'Étrange M. : Je ne peux pas prendre de café et de chocolat dans le même journée, ça m'excite trop. Comme j'ai pris un café ce matin...
Maman pieuvre : Ben il est 15 h...
L'Étrange M. : Oui, mais à mon âge...
F. qui écoutait la conversation d'une oreille : À ton âge? Tu es toute jeune!
L'Étrange M., riant un peu : Toute jeune? J'ai 48 ans...
Maman pieuvre, étonnée : Ah oui!! J'en reviens pas.
L'Étrange M., intriguée : Tu me donnais quel âge?
Maman pieuvre : Ben je sais pas, début quarantaine...
L'Étrange M., flattée et un peu rouge : Ah ben tant mieux! J'ai une fille de 22 ans.
Maman pieuvre, contente de voir qu'une autre porte s'ouvre : Ah oui! Je ne savais pas. Elle habite dans la région?
L'Étrange M. : Non. À Toronto. Elle va à l'université.
Maman pieuvre : Tu la vois souvent?
L'Étrange M., un peu sèchement : Non.
C'est plus fort que moi, mais je ne peux pas IMAGINER l'Étrange M. avec un bébé. Inconcevable.
J'ai tout de même une nouvelle avenue qui m'en apprendra encore plus sur elle!
mercredi 13 octobre 2010
Experts en la matière
S'il y a une chose qui m'énerve, ce sont les gens qui croient à tort qu'ils connaissent quelque chose et qui déblatèrent de vaines inepties sur un sujet dont ils ne connaissent pratiquement rien.
Et croyez-moi, il y a beaucoup de gens comme ça.
Je suis la mieux placée pour le constater, car depuis quelques mois, j'ai noté une recrudescence d'experts en diabète.
Depuis que Fillette est diabétique, il ne passe pas une semaine sans que quelqu'un me dise quoi faire pour éradiquer cette maladie de nos vies. Comme si je n'avais pas fait le tour du sujet un million de fois et exploré toutes les avenues possibles. Surtout que les conseils sont tellement primaires et simples, c'est presque une insulte à mon intelligence.
J., chiquant sa gomme la bouche ouverte : Tu dois trouver ça dur avec ta fille vu que ton chum est parti en voyage!
Maman pieuvre : Euh, pas plus dur qu'avec mon fils...
J., chiquant de plus belle : Ben ta fille tout le temps malade!
Maman pieuvre : ???? Elle est pas tout le temps malade, je dirais même qu'à part le diabète, elle n'a jamais rien.
J. : As-tu le livre de recettes de l'Association du diabète?
Maman pieuvre : Oui.
J., en toute confidence : Mon beau-frère est diabétique et il a suivi ce livre-là à la lettre et fini!
Maman pieuvre, hésitante : Fini....
J. : Fini le diabète! Il l'a pus. Tu vas voir, pour ta fille, c'est une question de temps.
Maman pieuvre, soupirant secrètement : Ton beau-frère, il est type 2?
J. : Hein?
Maman pieuvre : Son diabète, c'est le type 2?
J. : Y'a combien de types?
Maman pieuvre : 2 justement. Le type 1 c'est la diabète juvénile, le type qu'a Fillette. Ça ne se guérit pas, ça ne s'en va pas, elle est insulo-dépendante et aura besoin d'insuline toute sa vie.
J. : Les docteurs te disent ça pour te faire peur. Je te le dis, mon beau-frère, c'est parti.
Maman pieuvre : Non, le type 1 ça ne peut pas s'en aller en suveillant son alimentation. Même que ça n'a aucun rapport avec ce qu'elle mange.
J., me regardant comme si je parlais à travers mon chapeau : Ben voyons. Elle devait manger plein de cochonneries. Mon beau-frère en tous cas, il vivait au coke et aux gâteaux.
Maman pieuvre : Non justement, Fillette a toujours très bien mangé.
J., me tapotant la cuisse en guise de réconfort : En tous cas, moi je te dis, ça s'en va, elle a juste à faire attention.
Maman pieuvre : Ok, on va essayer ça!
Je sais que ces personnes veulent me rassurer et se montrer empathiques. Je sais qu'elles veulent bien faire et m'encourager. Mais de grâce, ne m'obstinez pas trop. Questionnez-moi si vous voulez, prenez de nos nouvelles, mais ne faites pas comme si vous alliez régler tous nos problèmes d'un seul coup de baguette magique. Car croyez-moi, j'ai épuisé toutes les réserves de baguettes magiques de la terre.
Et croyez-moi, il y a beaucoup de gens comme ça.
Je suis la mieux placée pour le constater, car depuis quelques mois, j'ai noté une recrudescence d'experts en diabète.
Depuis que Fillette est diabétique, il ne passe pas une semaine sans que quelqu'un me dise quoi faire pour éradiquer cette maladie de nos vies. Comme si je n'avais pas fait le tour du sujet un million de fois et exploré toutes les avenues possibles. Surtout que les conseils sont tellement primaires et simples, c'est presque une insulte à mon intelligence.
J., chiquant sa gomme la bouche ouverte : Tu dois trouver ça dur avec ta fille vu que ton chum est parti en voyage!
Maman pieuvre : Euh, pas plus dur qu'avec mon fils...
J., chiquant de plus belle : Ben ta fille tout le temps malade!
Maman pieuvre : ???? Elle est pas tout le temps malade, je dirais même qu'à part le diabète, elle n'a jamais rien.
J. : As-tu le livre de recettes de l'Association du diabète?
Maman pieuvre : Oui.
J., en toute confidence : Mon beau-frère est diabétique et il a suivi ce livre-là à la lettre et fini!
Maman pieuvre, hésitante : Fini....
J. : Fini le diabète! Il l'a pus. Tu vas voir, pour ta fille, c'est une question de temps.
Maman pieuvre, soupirant secrètement : Ton beau-frère, il est type 2?
J. : Hein?
Maman pieuvre : Son diabète, c'est le type 2?
J. : Y'a combien de types?
Maman pieuvre : 2 justement. Le type 1 c'est la diabète juvénile, le type qu'a Fillette. Ça ne se guérit pas, ça ne s'en va pas, elle est insulo-dépendante et aura besoin d'insuline toute sa vie.
J. : Les docteurs te disent ça pour te faire peur. Je te le dis, mon beau-frère, c'est parti.
Maman pieuvre : Non, le type 1 ça ne peut pas s'en aller en suveillant son alimentation. Même que ça n'a aucun rapport avec ce qu'elle mange.
J., me regardant comme si je parlais à travers mon chapeau : Ben voyons. Elle devait manger plein de cochonneries. Mon beau-frère en tous cas, il vivait au coke et aux gâteaux.
Maman pieuvre : Non justement, Fillette a toujours très bien mangé.
J., me tapotant la cuisse en guise de réconfort : En tous cas, moi je te dis, ça s'en va, elle a juste à faire attention.
Maman pieuvre : Ok, on va essayer ça!
Je sais que ces personnes veulent me rassurer et se montrer empathiques. Je sais qu'elles veulent bien faire et m'encourager. Mais de grâce, ne m'obstinez pas trop. Questionnez-moi si vous voulez, prenez de nos nouvelles, mais ne faites pas comme si vous alliez régler tous nos problèmes d'un seul coup de baguette magique. Car croyez-moi, j'ai épuisé toutes les réserves de baguettes magiques de la terre.
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