jeudi 11 mars 2010

Spirou

Voici venu le temps de vanter ma Fillette. Je ne peux m'en empêcher.

Depuis janvier, elle suit un cours de BD un soir par semaine. Elle ADORE ça. C'est un beau complément à ses cours d'aquarelle. Ça lui permet d'exploiter son talent en dessin. Car elle est bonne en dessin ma Fillette.

Les élèves devaient choisir un personnage de BD et le reproduire à l'encre de Chine, au PINCEAU.

Elle a ouvert un Spirou, et deux cours plus tard, voilà le résultat :


Je l'avoue, c'est la première fois où j'ai vraiment cru que quelqu'un d'autre qu'elle avait fait ce dessin (shame on me). C'est fait sur du carton épais, impossible de voir au travers.

Son professeur a montré le dessin à toute la classe et a déclaré que son dessin était parfait. Ai-je dit qu'à seulement 9 ans, elle était la plus jeune de son groupe? Et que ça faisait à peine 2 mois qu'elle suivait le cours? Et qu'elle avait fait ça au pinceau?

Fillette, qui ne se trouve jamais à la hauteur des exigences qu'elle se fixe elle-même, rayonnait littéralement quand elle m'a montré son dessin.

Et ce qui m'a fait le plus plaisir, c'est quand je l'ai entendue dire : je suis TRÈS fière de moi Maman.

Il était temps. Il y a un début à tout.

Vive Spirou.

samedi 6 mars 2010

Discussion apocalyptique

Fillette, déjeunant : En 2012, ça sera la fin du monde.
Maman pieuvre, mastiquant : Hummmmmmmm... y'en a qui disent ça oui, mais...
Petit Monsieur, inquiet : La fin du monde!!!!
Maman pieuvre : Inquiète-toi pas avec ça Petit Monsieur.
Fillette, reprenant une bouchée de yogourt : C'est pas grave si c'est la fin du monde.
Petit Monsieur : Comment ça?
Fillette : Ben parce qu'on a une autre vie au ciel.
Maman pieuvre, qui encore une fois ne voulait pas s'aventurer sur le terrain de la religion : Tu crois ça?
Fillette : Ben oui! Ici, on en profite pour faire des choses, mais notre vie est pas si longue que ça sur la terre. Après, on va au ciel et on continue.
Petit Monsieur : C'est vrai Maman?
Maman pieuvre : Euh... je...
Fillette : Ben oui, qu'est-ce que ça donnerait sinon? On meurt et c'est tout? Et les anges eux?
Petit Monsieur : Ah oui, les anges, ils doivent faire quelque chose!
Fillette : C'est ça, on vit sur la terre, ensuite on meurt, ensuite on va au ciel avec les anges et on a une autre vie là-bas. Donc en 2012, quand ça sera la fin du monde, ce ne sera pas grave parce qu'on ira tous ensemble vivre notre autre vie.

Ah. J'ai finalement compris.

Petit Monsieur : Fiou! Une chance qu'on sera ensemble pour aller au ciel, sinon je saurais pas comment y aller!

lundi 22 février 2010

Paris, prise 2

Il existe à Paris une pizzeria sans prétention près de la Tour Eiffel où la pizza est délicieuse. Nous y avions abouti par hasard en novembre dernier.

L'Homme, de nouveau à Paris cette semaine pour affaires, décide d'y retourner pour un gueuleton en soirée. Arrivé sur les lieux, il constate que les Jeux Olympiques sont diffusés sur une grosse télévision dans le fond du resto. Il demande donc d'être assis à une table près de la télévision pour pouvoir manger tranquillement en surveillant la performance de nos athlètes en patinage de vitesse.

Le serveur (fallait-il s'en étonner) le dirige vers une table près de l'entrée, à l'opposé de l'endroit où il avait expressément demandé de s'asseoir.

L'Homme, poliment : Pardon, j'aimerais mieux une table d'où je pourrais regarder les Olympiques svp.
Le serveur, exaspéré : Vous n'avez qu'à tourner la tête de gauche à droite et vous verrez tout!
L'Homme, tentant de garder son calme : Je préférerais la table du fond si ça ne vous dérange pas.
Le serveur, lui lançant un regard noir : Si vous insistez.


Ce matin, à l'hôtel, (même hôtel qu'en novembre) l'Homme demande au préposé à la réception (le même qu'en novembre) un plan parce qu'il voulait se rendre à l'ambassade à pied. Il a bien dit plan, car en novembre il avait dit carte et l'autre l'avait regardé, tout confus.

Eh bien le préposé, sans lever les yeux de son journal, tend le bras, pointe un présentoir et dit d'un ton sec : les plans sont là.

Pour le service courtois, on repassera!

Dernière anecdote. Dans une boulangerie, l'Homme étudiait le vaste choix de denrées disponibles.

Boulanger, s'impatientant : Vous voulez quelque chose?
(Lire plutôt : Je n'ai pas toute la journée!!)

L'Homme, étonné, croyant qu'il y avait la file d'attente du siècle derrière lui, se retourne et constate qu'il n'y a PERSONNE d'autre que lui dans la boulangerie.

L'Homme, qui n'en peut plus de se faire parler sur ce ton : Je vous dérange? Vous êtes pressé?? Y'a plein d'autres endroits où ils me laisseront choisir ma !@#*(?@#&*?@# de pâtisserie.

Et il tourne les talons et quitte la boulangerie d'un pas décidé. C'est assez, il a décidé de s'affirmer.

Je vais peut-être y retourner avec lui en juin. Croyez-moi, cette fois-ci, je serai prête.

mardi 26 janvier 2010

Conversation matinale inspirée

J'étais tranquillement assise au resto ce matin en train de siroter un café et de lire mon journal. Devant moi, assis à une table, deux hommes dans la cinquantaine discutaient de (l'absence) de leur vie amoureuse et de leurs techniques de rencontres.

Homme chauve : Tu vas où pour les rencontrer si quelqu'un sur Internet t'intéresse?
Homme velu : Je les invite pour un verre dans un 5 à 7.
Homme chauve : Ah oui? Tu ne sors pas au resto?
Homme velu : Ben non! Un 5 à 7, ça t'engage à rien. Sur Internet, la fille peut avoir un joli visage mais avoir le cul large comme la rue. En les rencontrant pour un verre, si la marchandise n'est pas à ton goût, ça te coûte moins cher et ça ne gaspille pas toute ta soirée.
Homme chauve, impressionné : Oui, oui, bonne tactique. Mais après, il se passe quoi? Je veux dire après le verre, vous vous rendez chacun à votre auto et ça finit là? Tu ne leur dis pas bon ben on s'appelle ou autre chose?
Homme velu : Ça dépend de notre conversation. Si on a passé notre temps à parler de la météo, pour moi la fille n'est pas intéressante. Alors je lui fais croire qu'elle m'a aidé en venant prendre un verre, ça remonte son estime et on se quitte en bons termes.
Homme chauve : Qu'est-ce que tu veux dire?
Homme velu : Ben disons que c'était vraiment ennuyant comme conversation, je lui dis que vu que je suis travailleur autonome, je ne vois pas beaucoup de gens et le fait qu'elle ait accepté de venir prendre un verre, ça m'a fait sortir de chez moi et je lui en suis reconnaissant. Ça termine la conversation sur une note positive. J'en ai rencontré 3 la semaine dernière et y'en a seulement une qui m'intéresse, mais le point négatif c'est qu'elle a des enfants.
Homme chauve, solidaire : Ah non, ça c'est plate.
Homme velu : Oui, mais ça peut être bon. Si jamais finalement elle ne m'intéresse pas, je vais pouvoir lui donner comme raison qu'elle a des enfants...
Homme chauve, emballé : Ben oui! Tu connais ton affaire... Mais si c'est la fille qui te propose une activité et que ça te tente pas, tu fais quoi?
Homme velu : Justement, ça m'est arrivé jeudi. La fille me dit bon ben on pourrait aller faire du ski dimanche! Je lui ai répondu il va faire chaud et va pleuvoir... et je n'ai pas proposé d'alternative.
Homme chauve : Elle a compris?
Homme velu : Au début, non, elle a dit qu'elle avait le goût d'aller marcher samedi. Je lui ai dit ben amuse-toi!
Homme chauve : Oooooooooohhhhh! Tu lui as presque dit qu'elle pouvait aller marcher dans le trafic!
Homme velu : Ben c'est ça, c'était un prof de maths et elle n'avait tellement rien à dire. Je lui ai dit que je voulais rencontrer plein de gens avant de prendre une décision.
Homme chauve : Tu recherches quoi exactement?
Homme velu : Ben j'ai 58 ans, je veux quelqu'un dans la quarantaine.
Homme chauve : Ah oui! Si jeune que ça?
Homme velu : Oui, quand même, je recommence ma vie, j'aimerais quelqu'un de pas trop mou.
Homme chauve : Mais si elle est dans le début de la cinquantaine, mais elle a l'air d'avoir dix ans de moins?
Homme velu : Ouin, ça serait à considérer.

Morale de cette histoire : Peu importe leur âge, ils ne changent pas.

jeudi 31 décembre 2009

Une autre de faite

Je suis désolée, je vous ai un peu négligés ces derniers temps... j'ai eu une fin d'année assez folle merci.

J'ai travaillé jusqu'au 24 décembre, j'ai travaillé un peu les 29, 30 et 31, avec tout ça, le trajet de 3 heures pour aller festoyer dans la famille, le retour dans le verglas, la panne d'électricité, alouette!

Et ce n'est pas tout! La course pour finaliser les préparatifs pour notre départ samedi (on s'en va au chaud!!), l'interminable attente à la banque ce midi, la course dans les épiceries avant leur fermeture, car c'est férié demain et c'est aussi l'anniversaire de l'Homme...

Le gâteau sort du four, ça sent bon dans la maison. Les enfants sont dehors et reviendront les joues rougies et les capuchons pleins de neige.

En attendant notre voyage au chaud qui sera fort apprécié, je vous souhaite à tous une excellente année remplie de bonheurs, petits et grands. Merci de me faire une petite place dans votre vie et de me laisser partager notre quotidien avec vous.

J'apprécie tous les commentaires que vous me laissez, même si souvent je n'ai aucune idée de qui ils proviennent.

Bonne année à mes lecteurs de partout, je vous apprécie grandement, même les Parisiens!!!

dimanche 20 décembre 2009

La Compétition

L'école était terminée pour l'année, mais nos fins de semaine de fous ne l'étaient pas. Une compétition de plongeon attendait Petit Monsieur.

Il ne voulait plus y participer, fatigué de son automne chargé, ne voulant que profiter du début de ses vacances.

Nous n'étions pas plus enjoués que lui d'assister à 3 heures de plongeon dans une chaleur humide écrasante. Un après-midi complet dans les estrades de la piscine, à regarder tous les enfants effectuer chacun 3 plongeons de pratique et leurs 3 plongeons de la compétition. Tout cela était suivi d'une démonstration de l'équipe de compétition nationale et finalement, de la remise des médailles.

Donc, c'est un peu à contre-coeur que nous nous sommes dirigés tous les quatre à la piscine hier après-midi.

J'avais dit à Petit Monsieur de prendre son temps une fois arrivé sur le tremplin. L'année dernière, il mettait un pied sur le tremplin, et sans attendre, marchait jusqu'au bout et effectuait son plongeon. Je lui ai dit de bien se concentrer. Il était un peu nerveux, car il avait décidé qu'il voulait battre sa performance de l'an dernier qui lui avait mérité une médaille de bronze. Il se mettait de la pression. Il avait décidé qu'il devait gagner.

Petit Monsieur : Je sais que je vais gagner.
Maman pieuvre : Même si tu ne gagnes pas, on sera fiers de toi. Fais de ton mieux, c'est tout.

Les responsables annoncent l'ordre des plongeurs. Comble de malheur, Petit Monsieur plonge le dernier! Il lève la tête et nous regarde, découragé. Il devra attendre que les autres 17 plongeurs plongent avant lui. Ils font chacun 3 plongeons.

Au premier tour, Petit Monsieur monte sur le tremplin et se concentre. Un peu trop longtemps même. Un vrai pro. Il fait son plongeon que je juge très bon. Les 5 juges donnent leur note. Je n'en reviens pas, des 6,5 et des 7!!!!! Je suis outrée, c'est du vol, Sylvie Fréchette ne s'est pas fait autant arnaquer lors des Olympiques de Barcelone!!!

Avoir un enfant qui est entièrement soumis au jugement complètement subjectif de parfaits étrangers rend fou. J'étais prête à monter aux barricades. C'était un complot, le juge no 5 devait avoir un membre de sa famille qui plongeait contre Petit Monsieur.

Bon. Je me rassieds. Petit Monsieur baille à se décrocher la mâchoire dans la file d'attente.

Au deuxième tour, Petit Monsieur exécute son saut périlleux avant groupé. Wow. Même les autres parents ont crié bravo après sa performance. Je surveillais les juges du coin de l'oeil, ce plongeon-là méritait de belles notes, c'était certain. Le juge no 5 donne encore la note la plus faible, mais Petit Monsieur obtient 3 notes de 8. Le juge no 5 est peut-être Brésilien. Je respire un peu.

Au dernier tour, tous les enfants ont fini leurs 3 plongeons à part Petit Monsieur qui plonge le dernier. Alors les autres autour parlent, se chamaillent, lancent leur serviette. Petit Monsieur monte sur le tremplin, et doit faire un saut périlleux arrière carpé. Il est donc dos à l'eau mais face aux autres enfants qui ont fini de plonger et aux 10 ados qui plongent tout de suite après et qui font la queue au tremplin de Petit Monsieur. Je me demande s'il pourra se concentrer aussi bien dans ce brouhaha.

Il fait ça de main de maître. Je suis étonnée de son degré de concentration. Il exécute son plongeon. On l'applaudit. Il faut maintenant attendre les résultats.

Les responsables commencent en nommant les résultats de l'enfant qui occupe la dernière position. Les résultats sont lus, certains vont chercher leur ruban en bougonnant. Le temps passe, Petit Monsieur n'est toujours pas nommé. On arrive à la médaille de bronze. Ce n'est pas Petit Monsieur. Fillette nous regarde, les yeux ronds. On trépigne d'impatience. L'enfant qui remporte la médaille d'argent a obtenu 78 points et ce n'est pas Petit Monsieur. Il ne reste que lui. On sait maintenant qu'il a gagné l'or.

On entend au micro : Et le grand champion, avec 94,5 points : Petit Monsieur!

Voir son enfant sur la première marche du podium, le sourire fendu jusqu'aux oreilles, se faire mettre la médaille autour du cou, ça ne s'explique pas.

Et dire qu'il ne voulait pas y aller.

Et nous non plus.

Les vacances ont commencé quand Petit Monsieur est monté sur le podium. Et elles commencent très bien.

dimanche 13 décembre 2009

Les Visiteurs

Samedi matin, on sonne à la porte. Me demandant qui allait nous solliciter en ces jours de fêtes, j'ouvre la porte.

Deux petites dames, tout sourire, me tendent une brochure en me répétant qu'il fait tellement froid, que leurs mains ont peine à tenir leurs brochures.

Un coup d'oeil rapide sur cette fameuse brochure, et illico, je leur annonce que je ne suis pas intéressée (poliment quand même).

Tout de suite après avoir refermé la porte derrière les dames, Fillette monte en trombe du sous-sol où elle jouait avec son frère.

Fillette, toujours aussi curieuse : C'était qui à la porte?
Maman pieuvre : C'était deux madames.
Fillette : Elles voulaient quoi? Des sous?
L'Homme, de loin : Elles venaient nous annoncer la bonne nouvelle!
Fillette, me regardant : C'était quoi la bonne nouvelle?
Maman pieuvre : Euh... ben c'était deux madames qui sont dans les Témoins de Jehovah et qui voulaient qu'on entre dans leur secte.
Fillette : C'est quoi une secte?
Maman pieuvre : Ben c'est un groupe de gens qui prêche une religion différente de la nôtre et qui ont des valeurs différentes et des coutumes différentes et qui croient qu'ils ont la vérité absolue et qui recrutent des gens pour qu'ils pensent comme eux.
Fillette, retournant au sous-sol en marmonnant : Ben c'est pas une bonne nouvelle ça...