Pendant que j’étais en voyage, j’ai reçu un courriel d’une collègue qui m’annonçait une grande nouvelle : l’Étrange M. avait enfin changé d’identité. Vous pouvez vous rafraîchir la mémoire ici.
Affublée d’un nom hyper québécois, elle a décidé de le changer pour un nom composé-sans-trait-d’union-à-connotation-italo-allemande. Les deux prénoms ne vont pas du tout ensemble.
Elle a même changé son nom de famille.
Elle a envoyé un courriel à tout le groupe en leur annonçant que dorénavant, on devait l’appeler par son nouveau nom et que si on voulait connaître les raisons de ce choix, on n’avait qu’à lui
demander (je suis certaine qu’elle sera très ouverte et à l’aise…)
Donc, pour les besoins de la cause, je me vois dans l’obligation de la rebaptiser La plus-qu’étrange. Voyez la subtile utilisation du nom composé pour nous ramener à sa nouvelle identité !
Quand j’ai reçu le courriel de G., j’ai tout de suite trouvé le nom affreux.
Dès ma première journée de retour au bureau, elle m’aperçoit et vient me voir.
La plus-qu’étrange, comme pour se débarrasser d’une tâche ingrate : Allô. J’ai changé de nom, je m’appelle maintenant…
Maman pieuvre : Oui, j’ai lu ton courriel. Euh… félicitations ! Pourquoi ces noms exactement ?
La plus-qu’étrange : XXX vient d’un roman de Marguerite Yourcenar. Je trouvais le nom trop long donc j’ai choisi un genre de dérivé du nom. YYY vient d’une de mes enseignantes que j’ai beaucoup aimée et le nom de famille, ben, je veux pas en parler. Je ne veux pas tout dévoi ler !
(Ben c’est parce que tu nous a dit que si on voulait savoir, on pouvait te le demander, mais bon).
Maman pieuvre : Et ta fille ? Elle a dit quoi quand tu lui as annoncé ?
La plus-qu’étrange : Elle a dit OOOOOOHHHHHHH ! Et c’est tout.
(La pomme ne tombe pas loin du pommier si vous voulez mon avis…)
Maman pieuvre : Donc tu voulais repartir à neuf, laisser le passé derrière et regarder vers l’avant. Un clean slate comme on dit ?
La plus-qu’étrange, tout bas : Pas complètement clean, mais bon.
Maman pieuvre : Alors tu te sens comment maintenant que tu as ta nouvelle identité, ta nouvelle vie ?
La plus-qu’étrange : Je me sens exactement comme avant.
Maman pieuvre : Ben ça n’a pas marché ton idée !
Pas besoin de vous dire que depuis ce temps, quand je lui parle, j’évite d’utiliser son nom, je ne m’adresse qu’à elle que lorsqu’elle me regarde. On m’a dit qu’elle se fâchait après les personnes qui l’appelaient encore M. Elle n’a aucune tolérance et ne nous donne aucune chance !
lundi 13 février 2012
lundi 6 février 2012
Petite leçon d'histoire
Je fais souvent des muffins maison. Même pas 2 jours et ils sont dévorés. La plupart du temps.
La semaine dernière, quelques pauvres fraises un peu flétries jonchaient le fond d’une barquette. Comme j’avais aussi 2 bananes qui avaient fait la guerre, je décide de concocter des muffins fraises et bananes. Je les ai trouvés délicieux.
Verdict des enfants : moyen.
Un soir, Fillette avait besoin d’une collation avant d’aller au lit. Comme il restait deux petits muffins esseulés qui attendaient d’être libérés de leur supplice, je lui dis :
Maman pieuvre : Mange donc un muffin comme collation qu’on les finisse.
Fillette : (soupir). Pourquoi tu ne les as pas faits seulement aux bananes comme d’habitude ?
Maman pieuvre, qui a SOUVENT eu la même conversation avec ses enfants, donc s’impatientant tout-de-go : Mais vous êtes donc bien conservateurs! Je n’en peux plus! C’est fatiguant!
Fillette : Qu’est-ce que ça veut dire?
Maman pieuvre : Ça veut dire qu’il faut toujours que tout soit pareil, aucun changement, que tout reste comme avant.
Fillette, d’un ton catégorique : Ben c’est ça. Moi je suis comme Maurice Duplessis.
J’éclate de rire. Au moins, elle écoute à l'école...
Je l’ai bien avertie que je l’appellerais Momo si elle avait d’autres récriminations du genre!
Pour mes lecteurs européens, Maurice Duplessis a été premier ministre du Québec dans les années 40 et 50 (la Grande Noirceur) où la population était sous le joug du clergé. Son manque d’ouverture et son refus du changement ont fait en sorte que la population ne l’a pas réélu après un long règne.
La semaine dernière, quelques pauvres fraises un peu flétries jonchaient le fond d’une barquette. Comme j’avais aussi 2 bananes qui avaient fait la guerre, je décide de concocter des muffins fraises et bananes. Je les ai trouvés délicieux.
Verdict des enfants : moyen.
Un soir, Fillette avait besoin d’une collation avant d’aller au lit. Comme il restait deux petits muffins esseulés qui attendaient d’être libérés de leur supplice, je lui dis :
Maman pieuvre : Mange donc un muffin comme collation qu’on les finisse.
Fillette : (soupir). Pourquoi tu ne les as pas faits seulement aux bananes comme d’habitude ?
Maman pieuvre, qui a SOUVENT eu la même conversation avec ses enfants, donc s’impatientant tout-de-go : Mais vous êtes donc bien conservateurs! Je n’en peux plus! C’est fatiguant!
Fillette : Qu’est-ce que ça veut dire?
Maman pieuvre : Ça veut dire qu’il faut toujours que tout soit pareil, aucun changement, que tout reste comme avant.
Fillette, d’un ton catégorique : Ben c’est ça. Moi je suis comme Maurice Duplessis.
J’éclate de rire. Au moins, elle écoute à l'école...
Je l’ai bien avertie que je l’appellerais Momo si elle avait d’autres récriminations du genre!
Pour mes lecteurs européens, Maurice Duplessis a été premier ministre du Québec dans les années 40 et 50 (la Grande Noirceur) où la population était sous le joug du clergé. Son manque d’ouverture et son refus du changement ont fait en sorte que la population ne l’a pas réélu après un long règne.
vendredi 20 janvier 2012
Aventures et mésaventures
De retour.
Malheureusement.
La routine. Les devoirs. Le boulot. Mais surtout, le froid. Brrrr. On dirait que c'est pire quand on revient des pays chauds. Je suis tellement frileuse cette semaine. Il faut dire qu’il fait particulièrement froid.
Quel beau voyage. Comme dans les films.
Les papillons bleus, les oiseaux orangés, les haies d’oiseaux du paradis ou d’hibiscus, les singes, les geckos. Les plages de sable noir, les plages de sable blanc, les plages de coquillages. Les étoiles de mer, les poissons multicolores, les dauphins et les raies. Les arbres fruitiers.
On s’est dit qu’on y retournerait un jour. C’est certain.
On s’était loué une maison et une voiture. Beaucoup de flexibilité. Une formule que j’aime beaucoup. On n’aime pas être cordés dans une chambre d’hôtel, surtout pendant 2 semaines! La maison (plus grande que la nôtre !!) nous a superbement accommodés avec sa piscine et sa chute d’eau, ses grandes chambres et salles de bains, son BBQ, son intimité, son calme. Quelle belle maison.
Avis aux intéressés : il n’y a aucun nom de rue au Costa Rica. Sur les cartes routières, dans le GPS, dans la ville, aucun nom de rue. Défi de taille pour les touristes. Et parlant des rues, il faudrait arrêter de se plaindre des conditions des routes du Québec parce que c’est pire ailleurs… des gros trous, des roches pointues et assez grosses, des vaches en plein milieu, aucune ligne médiane, le bordel quoi. Et les habitants conduisent vite. Et mal.
Dès la 3e journée, nous sommes allés dans un parc national, Rincon de la vieja. Selon notre concierge, il faudrait une heure pour y arriver. La première moitié du trajet s’est passée dans heurts. La seconde moitié… ouf… on devait rouler à 25 km/h à cause de la condition des routes, ça brassait tellement, les trous partout, le pavé de pierres, on n’en pouvait plus. Bref, on arrive dans le parc et on s’informe du sentier qu’on doit emprunter pour se rendre à la chute d’eau phosphorescente (la Catarata de la Cangreja). Le guide nous dit qu’il s’agit d’un sentier de 5 km. On a notre pique-nique, on est prêts.
Pas tout à fait. Le sentier est très escarpé, parfois glissant, en pente montante ou descendante, il faut souvent s’agripper aux arbres ou aux roches, j’ai dû me mettre à 4 pattes à quelques reprises pour pouvoir avancer. Deux fois nous sommes arrivés devant un cours d’eau qu’il fallait traverser. Et on se déchausse et on marche sur des roches glissantes. Des vrais Indiana Jones. On ne pensait jamais arriver. Marcher 5 km sur un terrain plat doit prendre environ 1 h 15 ? Il nous a fallu plus que 2 h 30 pour arriver à la satanée chute. Mais quelle chute.
35 mètres de hauteur, eau bleu cobalt en raison du calcium contenu dans les rochers. Très rafraîchissante. Nous avons détendu nos muscles endoloris dans l’eau fraîche. Nous avons englouti à une vitesse record notre lunch. Nous ne pouvions pas rester trop longtemps, car le parc fermait à 3 h 30 et il fallait refaire tout le trajet inverse! Je me demandais vraiment comment nous allions faire.
Finalement, on a réussi. Sales, en sueur, endoloris, les jambes molles, on retourne à l’auto. Comme c’est moi qui avais conduit à l’aller, l’Homme m’offre de conduire au retour. Environ 30 minutes plus tard, dans la section de la route pleine de trous et de roches, une voiture nous dépasse et nous fait signe. On se range sur le côté. Méga crevaison. Nous avons une grosse voiture, un 4 roues motrices de 7 places. Tout le monde débarque de la voiture, on commence à sortir le pneu de secours. Les boulons sont vissés très serré. Les enfants commencent à s’impatienter. L’Homme et Papi sont couchés par terre dans la roche en train d’essayer de monter la voiture. Nous sommes seuls au monde, il n’y a personne autour, aucun signal sur le cellulaire. Le soleil se couche tôt dans ce pays. Le temps passe. Je marche un peu pour voir s’il y a quelqu’un. Personne. La panique me prend un peu, je me demande si nous pourrons sortir de là, je pense toujours à Fillette qui peut se sentir faible et qui doit manger, etc. Après 3 tentatives, finalement, l’Homme réussit à monter la voiture et à enlever le pneu. On avait juste besoin de ça après avoir marché 10,2 km!
Une autre journée, l’Homme part avec les enfants faire de la tyrolienne dans la jungle parmi les singes. À la fin du circuit, ils vont jouer avec les singes, les singes montent sur leurs épaules, etc. Pour ce faire, il fallait qu’ils vident leurs poches et que ma fille enlève des boucles d’oreilles et son bracelet Médialert, car les singes pouvaient les prendre et se pousser avec les objets personnels.
L’Homme dépose le tout ds son sac à dos. Le lendemain, en préparant le sac pour la journée, Fillette voulait remettre son bracelet et ses boucles d’oreilles. L’Homme fouille dans son sac, il ne trouve qu’une seule boucle d’oreille. C’est tout. En utilisant le sac pour le reste de la journée, il a perdu le bracelet Médicalert de Fillette. Je n’étais pas de bonne humeur. On doit en commander un autre et ce n’est pas donné.
En faisant de la plongée en apnée, l’Homme (encore lui) a mis sa main sur un oursin et a eu plusieurs épines dans les doigts. Assez profondes en plus. Après quelques recherches sur Internet, on apprend que tremper la main dans du jus de lime devrait aider à ce que les épines se désagrègent. Comme nous avions des limes à la maison, il a aussitôt fait d’en couper quelques-unes et de les frotter sur sa main. Le lendemain, il allait beaucoup mieux. Il n’y a aucune trace d’épines maintenant.
Heureusement, il n’est pas arrivé que des mésaventures. Que dire du bain de boue volcanique et de la relaxation dans les eaux thermales naturelles? Des plages aux vagues immenses et des animaux partout? Quelle belle expérience.
Les habitants sont gentils, le pays est sécuritaire, la bouffe est bonne. Comme le disent les Costaricains : Pura vida!
Malheureusement.
La routine. Les devoirs. Le boulot. Mais surtout, le froid. Brrrr. On dirait que c'est pire quand on revient des pays chauds. Je suis tellement frileuse cette semaine. Il faut dire qu’il fait particulièrement froid.
Quel beau voyage. Comme dans les films.
Les papillons bleus, les oiseaux orangés, les haies d’oiseaux du paradis ou d’hibiscus, les singes, les geckos. Les plages de sable noir, les plages de sable blanc, les plages de coquillages. Les étoiles de mer, les poissons multicolores, les dauphins et les raies. Les arbres fruitiers.
On s’est dit qu’on y retournerait un jour. C’est certain.
On s’était loué une maison et une voiture. Beaucoup de flexibilité. Une formule que j’aime beaucoup. On n’aime pas être cordés dans une chambre d’hôtel, surtout pendant 2 semaines! La maison (plus grande que la nôtre !!) nous a superbement accommodés avec sa piscine et sa chute d’eau, ses grandes chambres et salles de bains, son BBQ, son intimité, son calme. Quelle belle maison.
Avis aux intéressés : il n’y a aucun nom de rue au Costa Rica. Sur les cartes routières, dans le GPS, dans la ville, aucun nom de rue. Défi de taille pour les touristes. Et parlant des rues, il faudrait arrêter de se plaindre des conditions des routes du Québec parce que c’est pire ailleurs… des gros trous, des roches pointues et assez grosses, des vaches en plein milieu, aucune ligne médiane, le bordel quoi. Et les habitants conduisent vite. Et mal.
Dès la 3e journée, nous sommes allés dans un parc national, Rincon de la vieja. Selon notre concierge, il faudrait une heure pour y arriver. La première moitié du trajet s’est passée dans heurts. La seconde moitié… ouf… on devait rouler à 25 km/h à cause de la condition des routes, ça brassait tellement, les trous partout, le pavé de pierres, on n’en pouvait plus. Bref, on arrive dans le parc et on s’informe du sentier qu’on doit emprunter pour se rendre à la chute d’eau phosphorescente (la Catarata de la Cangreja). Le guide nous dit qu’il s’agit d’un sentier de 5 km. On a notre pique-nique, on est prêts.
Pas tout à fait. Le sentier est très escarpé, parfois glissant, en pente montante ou descendante, il faut souvent s’agripper aux arbres ou aux roches, j’ai dû me mettre à 4 pattes à quelques reprises pour pouvoir avancer. Deux fois nous sommes arrivés devant un cours d’eau qu’il fallait traverser. Et on se déchausse et on marche sur des roches glissantes. Des vrais Indiana Jones. On ne pensait jamais arriver. Marcher 5 km sur un terrain plat doit prendre environ 1 h 15 ? Il nous a fallu plus que 2 h 30 pour arriver à la satanée chute. Mais quelle chute.
35 mètres de hauteur, eau bleu cobalt en raison du calcium contenu dans les rochers. Très rafraîchissante. Nous avons détendu nos muscles endoloris dans l’eau fraîche. Nous avons englouti à une vitesse record notre lunch. Nous ne pouvions pas rester trop longtemps, car le parc fermait à 3 h 30 et il fallait refaire tout le trajet inverse! Je me demandais vraiment comment nous allions faire.
Finalement, on a réussi. Sales, en sueur, endoloris, les jambes molles, on retourne à l’auto. Comme c’est moi qui avais conduit à l’aller, l’Homme m’offre de conduire au retour. Environ 30 minutes plus tard, dans la section de la route pleine de trous et de roches, une voiture nous dépasse et nous fait signe. On se range sur le côté. Méga crevaison. Nous avons une grosse voiture, un 4 roues motrices de 7 places. Tout le monde débarque de la voiture, on commence à sortir le pneu de secours. Les boulons sont vissés très serré. Les enfants commencent à s’impatienter. L’Homme et Papi sont couchés par terre dans la roche en train d’essayer de monter la voiture. Nous sommes seuls au monde, il n’y a personne autour, aucun signal sur le cellulaire. Le soleil se couche tôt dans ce pays. Le temps passe. Je marche un peu pour voir s’il y a quelqu’un. Personne. La panique me prend un peu, je me demande si nous pourrons sortir de là, je pense toujours à Fillette qui peut se sentir faible et qui doit manger, etc. Après 3 tentatives, finalement, l’Homme réussit à monter la voiture et à enlever le pneu. On avait juste besoin de ça après avoir marché 10,2 km!
Une autre journée, l’Homme part avec les enfants faire de la tyrolienne dans la jungle parmi les singes. À la fin du circuit, ils vont jouer avec les singes, les singes montent sur leurs épaules, etc. Pour ce faire, il fallait qu’ils vident leurs poches et que ma fille enlève des boucles d’oreilles et son bracelet Médialert, car les singes pouvaient les prendre et se pousser avec les objets personnels.
L’Homme dépose le tout ds son sac à dos. Le lendemain, en préparant le sac pour la journée, Fillette voulait remettre son bracelet et ses boucles d’oreilles. L’Homme fouille dans son sac, il ne trouve qu’une seule boucle d’oreille. C’est tout. En utilisant le sac pour le reste de la journée, il a perdu le bracelet Médicalert de Fillette. Je n’étais pas de bonne humeur. On doit en commander un autre et ce n’est pas donné.
En faisant de la plongée en apnée, l’Homme (encore lui) a mis sa main sur un oursin et a eu plusieurs épines dans les doigts. Assez profondes en plus. Après quelques recherches sur Internet, on apprend que tremper la main dans du jus de lime devrait aider à ce que les épines se désagrègent. Comme nous avions des limes à la maison, il a aussitôt fait d’en couper quelques-unes et de les frotter sur sa main. Le lendemain, il allait beaucoup mieux. Il n’y a aucune trace d’épines maintenant.
Heureusement, il n’est pas arrivé que des mésaventures. Que dire du bain de boue volcanique et de la relaxation dans les eaux thermales naturelles? Des plages aux vagues immenses et des animaux partout? Quelle belle expérience.
Les habitants sont gentils, le pays est sécuritaire, la bouffe est bonne. Comme le disent les Costaricains : Pura vida!
samedi 31 décembre 2011
Bonne année!!
Chers lecteurs,
Dans 2 jours, ma petite famille et moi-même nous envolerons vers la jungle verdoyante du Costa Rica. Pour deux semaines!!! Je ne me peux plus, on voyage souvent, mais on dirait que je n'ai jamais eu aussi hâte. Peut-être parce que j'ai passé l'année à travailler à temps plein, ce que je n'avais pas fait depuis 10 ans. Peut-être parce que j'ai eu un automne de c.., ma santé n'a pas été super, j'ai fait beaucoup d'insomnie, etc. Peut-être parce que pour la première fois nous partons 2 semaines. Peut-être parce que nous avons loué une superbe maison et que nous ne serons pas entassés dans une chambre d'hôtel.
Peu importe.
J'ai tellement hâte. J'en ai vraiment besoin. Nous en avons tous besoin.
Au programme :
Tyrolienne dans la jungle et parmi les singes
Cours de surf pour Petit Monsieur
Pêche en haute mer pour Fillette
Baignade dans un lagon d'eau phosporescente avec chute d'eau spectaculaire
Visite d'un volcan
Relaxation
Relaxation
Relaxation
Je tenais à vous souhaiter une superbe année 2012, en santé, en amour, en abondance, avec vos proches. Tout ce que vous désirez, et même plus.
Pour ma part, je souhaite retrouver mon énergie et mon sommeil d'antan, et je souhaite passer à travers mon année à la Gestapo.
Je prendrai un petit drink à votre santé (même si je ne bois à peu près pas, je vais me forcer pour vous!!)
Je vous reviens plus tard en janvier avec un compte rendu de nos anecdotes.
Merci pour votre fidélité!
Dans 2 jours, ma petite famille et moi-même nous envolerons vers la jungle verdoyante du Costa Rica. Pour deux semaines!!! Je ne me peux plus, on voyage souvent, mais on dirait que je n'ai jamais eu aussi hâte. Peut-être parce que j'ai passé l'année à travailler à temps plein, ce que je n'avais pas fait depuis 10 ans. Peut-être parce que j'ai eu un automne de c.., ma santé n'a pas été super, j'ai fait beaucoup d'insomnie, etc. Peut-être parce que pour la première fois nous partons 2 semaines. Peut-être parce que nous avons loué une superbe maison et que nous ne serons pas entassés dans une chambre d'hôtel.
Peu importe.
J'ai tellement hâte. J'en ai vraiment besoin. Nous en avons tous besoin.
Au programme :
Tyrolienne dans la jungle et parmi les singes
Cours de surf pour Petit Monsieur
Pêche en haute mer pour Fillette
Baignade dans un lagon d'eau phosporescente avec chute d'eau spectaculaire
Visite d'un volcan
Relaxation
Relaxation
Relaxation
Je tenais à vous souhaiter une superbe année 2012, en santé, en amour, en abondance, avec vos proches. Tout ce que vous désirez, et même plus.
Pour ma part, je souhaite retrouver mon énergie et mon sommeil d'antan, et je souhaite passer à travers mon année à la Gestapo.
Je prendrai un petit drink à votre santé (même si je ne bois à peu près pas, je vais me forcer pour vous!!)
Je vous reviens plus tard en janvier avec un compte rendu de nos anecdotes.
Merci pour votre fidélité!
samedi 17 décembre 2011
The Dark Side
Voilà, c'est fait.
J'ai signé.
Pour un an.
Avec la Gestapo.
Au secours.
J'ai vraiment l'impression d'avoir vendu mon âme au Diable. Moi, qui recherche depuis toujours la liberté, qui ai tout fait pour rester sans attaches. Moi, qui ai horreur de la routine, qui milite en faveur des consultants.
Mais qu'est-ce qui m'a pris?
J'ai comme deux ou trois boulets autour du cou. C'est psychologique, je sais, mais je me sens prise à la gorge.
C'est juste un an. Si je réussis à y rester un an...
Je ne sais pas ce que j'ai, mes collègues sont super contents que je reste, je ne me tue pas à la tâche, j'ai un bel horaire, je suis à la maison à 16 h.
C'est juste que j'ai pris une décision qui va contre mes principes. Je suis en train de m'enraciner. Et je n'aime pas ça.
Pourquoi l'ai-je fait, me demandez-vous?
Le salaire est très bon, les collègues sont super, la paresse aussi peut-être? Je suis très fatiguée depuis quelques mois, et le travail n'est pas stressant ni trop demandant. C'est parfait jusqu'à ce que je me remette complètement sur pieds.
J'ai vendu mon âme à la Gestapo.
Quand j'ai signé, j'ai remercié Goering pour l'opportunité. Elle a répondu :
Nous somme regagnants.
On verra bien!
J'ai signé.
Pour un an.
Avec la Gestapo.
Au secours.
J'ai vraiment l'impression d'avoir vendu mon âme au Diable. Moi, qui recherche depuis toujours la liberté, qui ai tout fait pour rester sans attaches. Moi, qui ai horreur de la routine, qui milite en faveur des consultants.
Mais qu'est-ce qui m'a pris?
J'ai comme deux ou trois boulets autour du cou. C'est psychologique, je sais, mais je me sens prise à la gorge.
C'est juste un an. Si je réussis à y rester un an...
Je ne sais pas ce que j'ai, mes collègues sont super contents que je reste, je ne me tue pas à la tâche, j'ai un bel horaire, je suis à la maison à 16 h.
C'est juste que j'ai pris une décision qui va contre mes principes. Je suis en train de m'enraciner. Et je n'aime pas ça.
Pourquoi l'ai-je fait, me demandez-vous?
Le salaire est très bon, les collègues sont super, la paresse aussi peut-être? Je suis très fatiguée depuis quelques mois, et le travail n'est pas stressant ni trop demandant. C'est parfait jusqu'à ce que je me remette complètement sur pieds.
J'ai vendu mon âme à la Gestapo.
Quand j'ai signé, j'ai remercié Goering pour l'opportunité. Elle a répondu :
Nous somme regagnants.
On verra bien!
mardi 15 novembre 2011
L'Élite
Fillette est en 6e année. Au Québec, c'est la denière année du primaire. L'an prochain, elle commencera son secondaire (5 ans).
Dans notre région, il y a un immense choix d'écoles secondaires. Des écoles privées coûteuses, des programmes spécialisés peu coûteux, et le secondaire régulier. Il y a des programmes pour tous : les férus d'informatique, les acteurs en herbe, les athlètes, les matheux, les amateurs de plein-air et de cirque, bref, pour tous les goûts.
Hier soir avait lieu la rencontre de parents (le sales pitch) dans un des collèges les plus prisés du Québec (oui oui, de toute la province, pas seulement de notre région).
Fillette veut aller dans une école qui offre le programme spécialisé en arts.
L'Homme ne veut rien savoir. Il veut qu'elle aille où on a eu la rencontre (le sales pitch) hier.
Ça promet.
Ce collège accepte plus de garçons que de filles.
Ce collège n'offre que le programme enrichi.
L'Homme est convaincu que l'éducation y est supérieure.
Ce collège coûte 4 000 $ par année. Bien sûr qu'ils vont nous dire qu'ils en font plus qu'ailleurs. (Je l'espère bien, au prix qu'on va peut-être payer!!)
Je ne suis pas convaincue que ce soit le bon endroit pour Fillette, mais ça, c'est une autre histoire.
Bref, revenons à notre sales pitch.
Ça faisait 5 minutes que le discours de promotion de l'établissement était commencé. La salle était remplie de parents anxieux (à part moi) qui veulent tout faire pour que leur enfant aille à cette école. Je zieutais les sacs à mains surdimensionnés, soupçonnant la présence de quelques enveloppes brunes.
Tout à coup, le responsable de l'établissement dit dans le micro : J'en vois qui sourissent dans la salle.
Ah oui. Nous sourissons, vous sourissez, ils sourissent.
Je me penche vers l'Homme.
Maman pieuvre, les dents serrées : Il a dit sourissent.
L'Homme, feignant de ne pas avoir entendu : Quoi?
Maman pieuvre, écarquillant les yeux : Il a dit sourissent.
L'Homme : Ah...
Maman pieuvre : On va payer 4 000 $ par année pour l'envoyer dans une école où ils savent pas parler??
L'Homme : Ben lui c'est pas un prof...
Maman pieuvre : Euh... on s'en fout! Il représente le collège et c'est la rencontre de parents. C'est la première impression qu'on a de l'établissement. Il pourrait faire un effort!
Vous savez comment je suis avec la langue française. Ce collège se vante de n'accepter que l'élite en ses murs.
Ils devraient commencer par joindre la parole aux gestes et recruter du personnel qualifié.
C'est tout ce que j'ai à dire de cette école. Si Fillette veut y aller, je vais l'appuyer, c'est certain. Mais de prime abord, je ne suis pas impressionnée.
Dans notre région, il y a un immense choix d'écoles secondaires. Des écoles privées coûteuses, des programmes spécialisés peu coûteux, et le secondaire régulier. Il y a des programmes pour tous : les férus d'informatique, les acteurs en herbe, les athlètes, les matheux, les amateurs de plein-air et de cirque, bref, pour tous les goûts.
Hier soir avait lieu la rencontre de parents (le sales pitch) dans un des collèges les plus prisés du Québec (oui oui, de toute la province, pas seulement de notre région).
Fillette veut aller dans une école qui offre le programme spécialisé en arts.
L'Homme ne veut rien savoir. Il veut qu'elle aille où on a eu la rencontre (le sales pitch) hier.
Ça promet.
Ce collège accepte plus de garçons que de filles.
Ce collège n'offre que le programme enrichi.
L'Homme est convaincu que l'éducation y est supérieure.
Ce collège coûte 4 000 $ par année. Bien sûr qu'ils vont nous dire qu'ils en font plus qu'ailleurs. (Je l'espère bien, au prix qu'on va peut-être payer!!)
Je ne suis pas convaincue que ce soit le bon endroit pour Fillette, mais ça, c'est une autre histoire.
Bref, revenons à notre sales pitch.
Ça faisait 5 minutes que le discours de promotion de l'établissement était commencé. La salle était remplie de parents anxieux (à part moi) qui veulent tout faire pour que leur enfant aille à cette école. Je zieutais les sacs à mains surdimensionnés, soupçonnant la présence de quelques enveloppes brunes.
Tout à coup, le responsable de l'établissement dit dans le micro : J'en vois qui sourissent dans la salle.
Ah oui. Nous sourissons, vous sourissez, ils sourissent.
Je me penche vers l'Homme.
Maman pieuvre, les dents serrées : Il a dit sourissent.
L'Homme, feignant de ne pas avoir entendu : Quoi?
Maman pieuvre, écarquillant les yeux : Il a dit sourissent.
L'Homme : Ah...
Maman pieuvre : On va payer 4 000 $ par année pour l'envoyer dans une école où ils savent pas parler??
L'Homme : Ben lui c'est pas un prof...
Maman pieuvre : Euh... on s'en fout! Il représente le collège et c'est la rencontre de parents. C'est la première impression qu'on a de l'établissement. Il pourrait faire un effort!
Vous savez comment je suis avec la langue française. Ce collège se vante de n'accepter que l'élite en ses murs.
Ils devraient commencer par joindre la parole aux gestes et recruter du personnel qualifié.
C'est tout ce que j'ai à dire de cette école. Si Fillette veut y aller, je vais l'appuyer, c'est certain. Mais de prime abord, je ne suis pas impressionnée.
jeudi 10 novembre 2011
Je suis vivante
Bonjour!!
Désolée de vous avoir négligés, chers lecteurs, mais j'ai de bonnes raisons. Problèmes d'ordi, privée d'ordi pendant plusieurs semaines, j'en ai maintenant un nouveau depuis hier. Alleluia!
Ensuite, physiquement, je vais moyen. Quelques malaises entrecoupent mes bonnes journées. Je suis suivie par contre, on verra ce que ça donne. J'ai un autre rendez-vous la semaine prochaine. Je suis " dans le système ", et au Québec, c'est majeur!!
La semaine dernière, j'ai été convoquée en secret par Georing. M'attendant à ce que le couperet tombe, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que non, il n'y avait plus de budget pour engager du personnel via des agences, mais qu'on m'offrait un contrat d'un an directement avec la Gestapo. Pensez-y. Qui, de son propre gré, voudrait rester avec la Gestapo??
Pourtant, après que ma réaction initiale ait été négative (je suis un esprit libre et j'aime le changement!!), j'ai répondu que j'aimerais y réfléchir une fois une offre concrète entre les mains. Goering m'a dit qu'elle comprenait.
J'attends toujours.
Elle veut que le contrat débute le 2 janvier (le mien se termine le 30 décembre).
Je n'ai toujours pas vu l'ombre d'une feuille de papier.
En attendant, je m'occupe de tout pendant que l'Homme est encore à Paris. Petit Monsieur fait 2 conjonctivites, Fillette doit changer son programme d'insuline et je devrai la réveiller la nuit (et moi aussi, par le fait même!!) pour qu'elle teste sa glycémie à 2 h du matin pour voir si les doses sont adéquates. Pénible.
En fin de semaine, ce sont les portes ouvertes pour les écoles secondaires. On va aller visiter les 2 choix de Fillette pour l'an prochain. La semaine prochaine, rencontres de bulletin pour les deux enfants, rencontres de parents dans les écoles secondaires, et spectacle vendredi soir.
Dans le temps de le dire, on sera au mois de décembre...
Noel approche à grands pas (désolée, je ne trouve pas le tréma sur mon nouveau clavier!!)
Désolée de vous avoir négligés, chers lecteurs, mais j'ai de bonnes raisons. Problèmes d'ordi, privée d'ordi pendant plusieurs semaines, j'en ai maintenant un nouveau depuis hier. Alleluia!
Ensuite, physiquement, je vais moyen. Quelques malaises entrecoupent mes bonnes journées. Je suis suivie par contre, on verra ce que ça donne. J'ai un autre rendez-vous la semaine prochaine. Je suis " dans le système ", et au Québec, c'est majeur!!
La semaine dernière, j'ai été convoquée en secret par Georing. M'attendant à ce que le couperet tombe, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que non, il n'y avait plus de budget pour engager du personnel via des agences, mais qu'on m'offrait un contrat d'un an directement avec la Gestapo. Pensez-y. Qui, de son propre gré, voudrait rester avec la Gestapo??
Pourtant, après que ma réaction initiale ait été négative (je suis un esprit libre et j'aime le changement!!), j'ai répondu que j'aimerais y réfléchir une fois une offre concrète entre les mains. Goering m'a dit qu'elle comprenait.
J'attends toujours.
Elle veut que le contrat débute le 2 janvier (le mien se termine le 30 décembre).
Je n'ai toujours pas vu l'ombre d'une feuille de papier.
En attendant, je m'occupe de tout pendant que l'Homme est encore à Paris. Petit Monsieur fait 2 conjonctivites, Fillette doit changer son programme d'insuline et je devrai la réveiller la nuit (et moi aussi, par le fait même!!) pour qu'elle teste sa glycémie à 2 h du matin pour voir si les doses sont adéquates. Pénible.
En fin de semaine, ce sont les portes ouvertes pour les écoles secondaires. On va aller visiter les 2 choix de Fillette pour l'an prochain. La semaine prochaine, rencontres de bulletin pour les deux enfants, rencontres de parents dans les écoles secondaires, et spectacle vendredi soir.
Dans le temps de le dire, on sera au mois de décembre...
Noel approche à grands pas (désolée, je ne trouve pas le tréma sur mon nouveau clavier!!)
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