Je partage souvent des coups de coeur avec des amis, mais jamais sur mon blogue. Je ne sais pas trop pourquoi... donc aujourd'hui, J'INNOVE!!
Voici mon coup de coeur de la semaine, cette chanson joue en boucle chez moi (mes enfants n'en peuvent plus!!)
Un groupe de Montréal. Une voix envoûtante. Une atmosphère un peu mystérieuse. J'espère que vous apprécierez cette chanson (la vidéo est très moyenne, fermez vos yeux pour mieux apprécier!)
http://www.youtube.com/watch?v=azV0Y7v6wsg
dimanche 3 juin 2012
vendredi 18 mai 2012
L'indépendance
Petit Monsieur a maintenant 10 ans. Entre nous, c'est encore mon poussin. Il est encore gentil, doux et généreux. Vif d'esprit, il a un sens fou du timing pour insérer une remarque loufoque dans la conversation. Il pense toujours aux autres et a même trop d'empathie. Il est INCAPABLE d'écouter Drôles de vidéo et de voir des gens tomber et se faire mal. C'est comme si c'était lui qui se blessait.
De plus en plus, il devient un jeune homme épatant qui va voir de plus en plus loin. Il marche pour aller chez presque tous ses amis. Il organise des activités avec eux. Il a une panoplie d'amis qui l'entourent. C'est un petit gars de gang. Il est sociable et aime être avec d'autres personnes.
En fin de semaine, il est invité au chalet d'un de ses amis au Mont-Tremblant. Il m'appelle au bureau, presqu'essouflé, pour me parler de cette invitation. Et surtout, pour me demander ma permission, car il a un cours de natation dimanche, et malgré qu'il veuille aller chez son ami, ça l'embête un peu de manquer un cours. Il est comme ça, Petit Monsieur. Il respecte ses engagements.
Il part demain matin, et revient dimanche soir. Il est fou de joie. Toutes les fois que sa soeur était invitée pour dormir chez une amie, il maugréait que lui ne dormait jamais (ou presque) chez ses amis. C'est son tour.
Je prépare sa valise et lui rappelle les consignes d'usage : sois poli, obéis aux parents, mange ce qu'on te sert, sois prudent, etc.
Oui maman. Oui maman. Oui maman.
Je ne peux m'empêcher de faire une projection, de l'imaginer dans quelques années, adolescent, entouré de ses potes, ne venant à la maison que pour vider le frigo, faire laver ses vêtements et dormir, l'éternelle auberge dont de nombreux parents parlent.
Je le perds déjà, petit poussin de mon coeur. Mais il sait que je l'attendrai toujours au poulailler.
De plus en plus, il devient un jeune homme épatant qui va voir de plus en plus loin. Il marche pour aller chez presque tous ses amis. Il organise des activités avec eux. Il a une panoplie d'amis qui l'entourent. C'est un petit gars de gang. Il est sociable et aime être avec d'autres personnes.
En fin de semaine, il est invité au chalet d'un de ses amis au Mont-Tremblant. Il m'appelle au bureau, presqu'essouflé, pour me parler de cette invitation. Et surtout, pour me demander ma permission, car il a un cours de natation dimanche, et malgré qu'il veuille aller chez son ami, ça l'embête un peu de manquer un cours. Il est comme ça, Petit Monsieur. Il respecte ses engagements.
Il part demain matin, et revient dimanche soir. Il est fou de joie. Toutes les fois que sa soeur était invitée pour dormir chez une amie, il maugréait que lui ne dormait jamais (ou presque) chez ses amis. C'est son tour.
Je prépare sa valise et lui rappelle les consignes d'usage : sois poli, obéis aux parents, mange ce qu'on te sert, sois prudent, etc.
Oui maman. Oui maman. Oui maman.
Je ne peux m'empêcher de faire une projection, de l'imaginer dans quelques années, adolescent, entouré de ses potes, ne venant à la maison que pour vider le frigo, faire laver ses vêtements et dormir, l'éternelle auberge dont de nombreux parents parlent.
Je le perds déjà, petit poussin de mon coeur. Mais il sait que je l'attendrai toujours au poulailler.
mardi 17 avril 2012
Un mauvais sort
Rien ne va plus pour Petit Monsieur. Depuis plusieurs mois, son moral n’est pas très bon. Il a cessé les deux activités dans lesquelles il excellait : le plongeon et le piano. Il a les bleus.
La semaine dernière, il avait de la difficulté à marcher tant il avait mal à la cheville droite. Comme ça arrive régulièrement et qu’il a mal au réveil et après être resté assis longtemps, je l’ai amené chez le pédiatre. Elle a recommandé des prises de sang, car elle soupçonne de l’arthrite juvénile.
Pédiatre, faisant l’examen et déclarant tout bonnement : Surtout qu’on connaît l’histoire de la cocotte.
Maman pieuvre, perdue : Comment ça, la cocotte?
Pédiatre : Ben, elle est diabétique, non?
Maman pieuvre : Oui, mais c’est quoi le rapport?
Pédiatre : L’arthrite juvénile est aussi une maladie auto-immune.
Et vlan. Encore.
Les tests sanguins sont faits, on attend les résultats.
Il allait beaucoup mieux en fin de semaine. La crise a duré 6 jours.
Par contre…
Dimanche…
Il jouait sur le gazon, chez nous, avec sa sœur. Pieds nus.
Il revient en pleurant.
Pour faire une longue histoire courte, il s’est cassé le gros orteil. En béquilles pendant 4 semaines. Interdits le soccer, le trampoline, l’éducation physique, les récrés dehors. Il est au désespoir de ne pouvoir rien faire. Un petit garçon si actif. Il a tellement mal, il ne peut pas mettre son pied par terre.
La guigne s’acharne sur lui, on dirait.
C’est bientôt son anniversaire, je ne sais pas s’il sera suffisamment remis pour être en mesure de faire l’activité prévue avec ses amis.
Ça se pourrait que ça soit le mois le plus long de sa vie (et de la mienne…)
La semaine dernière, il avait de la difficulté à marcher tant il avait mal à la cheville droite. Comme ça arrive régulièrement et qu’il a mal au réveil et après être resté assis longtemps, je l’ai amené chez le pédiatre. Elle a recommandé des prises de sang, car elle soupçonne de l’arthrite juvénile.
Pédiatre, faisant l’examen et déclarant tout bonnement : Surtout qu’on connaît l’histoire de la cocotte.
Maman pieuvre, perdue : Comment ça, la cocotte?
Pédiatre : Ben, elle est diabétique, non?
Maman pieuvre : Oui, mais c’est quoi le rapport?
Pédiatre : L’arthrite juvénile est aussi une maladie auto-immune.
Et vlan. Encore.
Les tests sanguins sont faits, on attend les résultats.
Il allait beaucoup mieux en fin de semaine. La crise a duré 6 jours.
Par contre…
Dimanche…
Il jouait sur le gazon, chez nous, avec sa sœur. Pieds nus.
Il revient en pleurant.
Pour faire une longue histoire courte, il s’est cassé le gros orteil. En béquilles pendant 4 semaines. Interdits le soccer, le trampoline, l’éducation physique, les récrés dehors. Il est au désespoir de ne pouvoir rien faire. Un petit garçon si actif. Il a tellement mal, il ne peut pas mettre son pied par terre.
La guigne s’acharne sur lui, on dirait.
C’est bientôt son anniversaire, je ne sais pas s’il sera suffisamment remis pour être en mesure de faire l’activité prévue avec ses amis.
Ça se pourrait que ça soit le mois le plus long de sa vie (et de la mienne…)
mercredi 4 avril 2012
Gentilé
Hier soir, au souper.
Petit Monsieur : Nous on est au Canada, on est Canadiens. En Grèce, eux, est-ce qu'ils sont des Graisseux?
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Petit Monsieur : Nous on est au Canada, on est Canadiens. En Grèce, eux, est-ce qu'ils sont des Graisseux?
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
lundi 13 février 2012
Une Étrange bonnefemme
Pendant que j’étais en voyage, j’ai reçu un courriel d’une collègue qui m’annonçait une grande nouvelle : l’Étrange M. avait enfin changé d’identité. Vous pouvez vous rafraîchir la mémoire ici.
Affublée d’un nom hyper québécois, elle a décidé de le changer pour un nom composé-sans-trait-d’union-à-connotation-italo-allemande. Les deux prénoms ne vont pas du tout ensemble.
Elle a même changé son nom de famille.
Elle a envoyé un courriel à tout le groupe en leur annonçant que dorénavant, on devait l’appeler par son nouveau nom et que si on voulait connaître les raisons de ce choix, on n’avait qu’à lui
demander (je suis certaine qu’elle sera très ouverte et à l’aise…)
Donc, pour les besoins de la cause, je me vois dans l’obligation de la rebaptiser La plus-qu’étrange. Voyez la subtile utilisation du nom composé pour nous ramener à sa nouvelle identité !
Quand j’ai reçu le courriel de G., j’ai tout de suite trouvé le nom affreux.
Dès ma première journée de retour au bureau, elle m’aperçoit et vient me voir.
La plus-qu’étrange, comme pour se débarrasser d’une tâche ingrate : Allô. J’ai changé de nom, je m’appelle maintenant…
Maman pieuvre : Oui, j’ai lu ton courriel. Euh… félicitations ! Pourquoi ces noms exactement ?
La plus-qu’étrange : XXX vient d’un roman de Marguerite Yourcenar. Je trouvais le nom trop long donc j’ai choisi un genre de dérivé du nom. YYY vient d’une de mes enseignantes que j’ai beaucoup aimée et le nom de famille, ben, je veux pas en parler. Je ne veux pas tout dévoi ler !
(Ben c’est parce que tu nous a dit que si on voulait savoir, on pouvait te le demander, mais bon).
Maman pieuvre : Et ta fille ? Elle a dit quoi quand tu lui as annoncé ?
La plus-qu’étrange : Elle a dit OOOOOOHHHHHHH ! Et c’est tout.
(La pomme ne tombe pas loin du pommier si vous voulez mon avis…)
Maman pieuvre : Donc tu voulais repartir à neuf, laisser le passé derrière et regarder vers l’avant. Un clean slate comme on dit ?
La plus-qu’étrange, tout bas : Pas complètement clean, mais bon.
Maman pieuvre : Alors tu te sens comment maintenant que tu as ta nouvelle identité, ta nouvelle vie ?
La plus-qu’étrange : Je me sens exactement comme avant.
Maman pieuvre : Ben ça n’a pas marché ton idée !
Pas besoin de vous dire que depuis ce temps, quand je lui parle, j’évite d’utiliser son nom, je ne m’adresse qu’à elle que lorsqu’elle me regarde. On m’a dit qu’elle se fâchait après les personnes qui l’appelaient encore M. Elle n’a aucune tolérance et ne nous donne aucune chance !
Affublée d’un nom hyper québécois, elle a décidé de le changer pour un nom composé-sans-trait-d’union-à-connotation-italo-allemande. Les deux prénoms ne vont pas du tout ensemble.
Elle a même changé son nom de famille.
Elle a envoyé un courriel à tout le groupe en leur annonçant que dorénavant, on devait l’appeler par son nouveau nom et que si on voulait connaître les raisons de ce choix, on n’avait qu’à lui
demander (je suis certaine qu’elle sera très ouverte et à l’aise…)
Donc, pour les besoins de la cause, je me vois dans l’obligation de la rebaptiser La plus-qu’étrange. Voyez la subtile utilisation du nom composé pour nous ramener à sa nouvelle identité !
Quand j’ai reçu le courriel de G., j’ai tout de suite trouvé le nom affreux.
Dès ma première journée de retour au bureau, elle m’aperçoit et vient me voir.
La plus-qu’étrange, comme pour se débarrasser d’une tâche ingrate : Allô. J’ai changé de nom, je m’appelle maintenant…
Maman pieuvre : Oui, j’ai lu ton courriel. Euh… félicitations ! Pourquoi ces noms exactement ?
La plus-qu’étrange : XXX vient d’un roman de Marguerite Yourcenar. Je trouvais le nom trop long donc j’ai choisi un genre de dérivé du nom. YYY vient d’une de mes enseignantes que j’ai beaucoup aimée et le nom de famille, ben, je veux pas en parler. Je ne veux pas tout dévoi ler !
(Ben c’est parce que tu nous a dit que si on voulait savoir, on pouvait te le demander, mais bon).
Maman pieuvre : Et ta fille ? Elle a dit quoi quand tu lui as annoncé ?
La plus-qu’étrange : Elle a dit OOOOOOHHHHHHH ! Et c’est tout.
(La pomme ne tombe pas loin du pommier si vous voulez mon avis…)
Maman pieuvre : Donc tu voulais repartir à neuf, laisser le passé derrière et regarder vers l’avant. Un clean slate comme on dit ?
La plus-qu’étrange, tout bas : Pas complètement clean, mais bon.
Maman pieuvre : Alors tu te sens comment maintenant que tu as ta nouvelle identité, ta nouvelle vie ?
La plus-qu’étrange : Je me sens exactement comme avant.
Maman pieuvre : Ben ça n’a pas marché ton idée !
Pas besoin de vous dire que depuis ce temps, quand je lui parle, j’évite d’utiliser son nom, je ne m’adresse qu’à elle que lorsqu’elle me regarde. On m’a dit qu’elle se fâchait après les personnes qui l’appelaient encore M. Elle n’a aucune tolérance et ne nous donne aucune chance !
lundi 6 février 2012
Petite leçon d'histoire
Je fais souvent des muffins maison. Même pas 2 jours et ils sont dévorés. La plupart du temps.
La semaine dernière, quelques pauvres fraises un peu flétries jonchaient le fond d’une barquette. Comme j’avais aussi 2 bananes qui avaient fait la guerre, je décide de concocter des muffins fraises et bananes. Je les ai trouvés délicieux.
Verdict des enfants : moyen.
Un soir, Fillette avait besoin d’une collation avant d’aller au lit. Comme il restait deux petits muffins esseulés qui attendaient d’être libérés de leur supplice, je lui dis :
Maman pieuvre : Mange donc un muffin comme collation qu’on les finisse.
Fillette : (soupir). Pourquoi tu ne les as pas faits seulement aux bananes comme d’habitude ?
Maman pieuvre, qui a SOUVENT eu la même conversation avec ses enfants, donc s’impatientant tout-de-go : Mais vous êtes donc bien conservateurs! Je n’en peux plus! C’est fatiguant!
Fillette : Qu’est-ce que ça veut dire?
Maman pieuvre : Ça veut dire qu’il faut toujours que tout soit pareil, aucun changement, que tout reste comme avant.
Fillette, d’un ton catégorique : Ben c’est ça. Moi je suis comme Maurice Duplessis.
J’éclate de rire. Au moins, elle écoute à l'école...
Je l’ai bien avertie que je l’appellerais Momo si elle avait d’autres récriminations du genre!
Pour mes lecteurs européens, Maurice Duplessis a été premier ministre du Québec dans les années 40 et 50 (la Grande Noirceur) où la population était sous le joug du clergé. Son manque d’ouverture et son refus du changement ont fait en sorte que la population ne l’a pas réélu après un long règne.
La semaine dernière, quelques pauvres fraises un peu flétries jonchaient le fond d’une barquette. Comme j’avais aussi 2 bananes qui avaient fait la guerre, je décide de concocter des muffins fraises et bananes. Je les ai trouvés délicieux.
Verdict des enfants : moyen.
Un soir, Fillette avait besoin d’une collation avant d’aller au lit. Comme il restait deux petits muffins esseulés qui attendaient d’être libérés de leur supplice, je lui dis :
Maman pieuvre : Mange donc un muffin comme collation qu’on les finisse.
Fillette : (soupir). Pourquoi tu ne les as pas faits seulement aux bananes comme d’habitude ?
Maman pieuvre, qui a SOUVENT eu la même conversation avec ses enfants, donc s’impatientant tout-de-go : Mais vous êtes donc bien conservateurs! Je n’en peux plus! C’est fatiguant!
Fillette : Qu’est-ce que ça veut dire?
Maman pieuvre : Ça veut dire qu’il faut toujours que tout soit pareil, aucun changement, que tout reste comme avant.
Fillette, d’un ton catégorique : Ben c’est ça. Moi je suis comme Maurice Duplessis.
J’éclate de rire. Au moins, elle écoute à l'école...
Je l’ai bien avertie que je l’appellerais Momo si elle avait d’autres récriminations du genre!
Pour mes lecteurs européens, Maurice Duplessis a été premier ministre du Québec dans les années 40 et 50 (la Grande Noirceur) où la population était sous le joug du clergé. Son manque d’ouverture et son refus du changement ont fait en sorte que la population ne l’a pas réélu après un long règne.
vendredi 20 janvier 2012
Aventures et mésaventures
De retour.
Malheureusement.
La routine. Les devoirs. Le boulot. Mais surtout, le froid. Brrrr. On dirait que c'est pire quand on revient des pays chauds. Je suis tellement frileuse cette semaine. Il faut dire qu’il fait particulièrement froid.
Quel beau voyage. Comme dans les films.
Les papillons bleus, les oiseaux orangés, les haies d’oiseaux du paradis ou d’hibiscus, les singes, les geckos. Les plages de sable noir, les plages de sable blanc, les plages de coquillages. Les étoiles de mer, les poissons multicolores, les dauphins et les raies. Les arbres fruitiers.
On s’est dit qu’on y retournerait un jour. C’est certain.
On s’était loué une maison et une voiture. Beaucoup de flexibilité. Une formule que j’aime beaucoup. On n’aime pas être cordés dans une chambre d’hôtel, surtout pendant 2 semaines! La maison (plus grande que la nôtre !!) nous a superbement accommodés avec sa piscine et sa chute d’eau, ses grandes chambres et salles de bains, son BBQ, son intimité, son calme. Quelle belle maison.
Avis aux intéressés : il n’y a aucun nom de rue au Costa Rica. Sur les cartes routières, dans le GPS, dans la ville, aucun nom de rue. Défi de taille pour les touristes. Et parlant des rues, il faudrait arrêter de se plaindre des conditions des routes du Québec parce que c’est pire ailleurs… des gros trous, des roches pointues et assez grosses, des vaches en plein milieu, aucune ligne médiane, le bordel quoi. Et les habitants conduisent vite. Et mal.
Dès la 3e journée, nous sommes allés dans un parc national, Rincon de la vieja. Selon notre concierge, il faudrait une heure pour y arriver. La première moitié du trajet s’est passée dans heurts. La seconde moitié… ouf… on devait rouler à 25 km/h à cause de la condition des routes, ça brassait tellement, les trous partout, le pavé de pierres, on n’en pouvait plus. Bref, on arrive dans le parc et on s’informe du sentier qu’on doit emprunter pour se rendre à la chute d’eau phosphorescente (la Catarata de la Cangreja). Le guide nous dit qu’il s’agit d’un sentier de 5 km. On a notre pique-nique, on est prêts.
Pas tout à fait. Le sentier est très escarpé, parfois glissant, en pente montante ou descendante, il faut souvent s’agripper aux arbres ou aux roches, j’ai dû me mettre à 4 pattes à quelques reprises pour pouvoir avancer. Deux fois nous sommes arrivés devant un cours d’eau qu’il fallait traverser. Et on se déchausse et on marche sur des roches glissantes. Des vrais Indiana Jones. On ne pensait jamais arriver. Marcher 5 km sur un terrain plat doit prendre environ 1 h 15 ? Il nous a fallu plus que 2 h 30 pour arriver à la satanée chute. Mais quelle chute.
35 mètres de hauteur, eau bleu cobalt en raison du calcium contenu dans les rochers. Très rafraîchissante. Nous avons détendu nos muscles endoloris dans l’eau fraîche. Nous avons englouti à une vitesse record notre lunch. Nous ne pouvions pas rester trop longtemps, car le parc fermait à 3 h 30 et il fallait refaire tout le trajet inverse! Je me demandais vraiment comment nous allions faire.
Finalement, on a réussi. Sales, en sueur, endoloris, les jambes molles, on retourne à l’auto. Comme c’est moi qui avais conduit à l’aller, l’Homme m’offre de conduire au retour. Environ 30 minutes plus tard, dans la section de la route pleine de trous et de roches, une voiture nous dépasse et nous fait signe. On se range sur le côté. Méga crevaison. Nous avons une grosse voiture, un 4 roues motrices de 7 places. Tout le monde débarque de la voiture, on commence à sortir le pneu de secours. Les boulons sont vissés très serré. Les enfants commencent à s’impatienter. L’Homme et Papi sont couchés par terre dans la roche en train d’essayer de monter la voiture. Nous sommes seuls au monde, il n’y a personne autour, aucun signal sur le cellulaire. Le soleil se couche tôt dans ce pays. Le temps passe. Je marche un peu pour voir s’il y a quelqu’un. Personne. La panique me prend un peu, je me demande si nous pourrons sortir de là, je pense toujours à Fillette qui peut se sentir faible et qui doit manger, etc. Après 3 tentatives, finalement, l’Homme réussit à monter la voiture et à enlever le pneu. On avait juste besoin de ça après avoir marché 10,2 km!
Une autre journée, l’Homme part avec les enfants faire de la tyrolienne dans la jungle parmi les singes. À la fin du circuit, ils vont jouer avec les singes, les singes montent sur leurs épaules, etc. Pour ce faire, il fallait qu’ils vident leurs poches et que ma fille enlève des boucles d’oreilles et son bracelet Médialert, car les singes pouvaient les prendre et se pousser avec les objets personnels.
L’Homme dépose le tout ds son sac à dos. Le lendemain, en préparant le sac pour la journée, Fillette voulait remettre son bracelet et ses boucles d’oreilles. L’Homme fouille dans son sac, il ne trouve qu’une seule boucle d’oreille. C’est tout. En utilisant le sac pour le reste de la journée, il a perdu le bracelet Médicalert de Fillette. Je n’étais pas de bonne humeur. On doit en commander un autre et ce n’est pas donné.
En faisant de la plongée en apnée, l’Homme (encore lui) a mis sa main sur un oursin et a eu plusieurs épines dans les doigts. Assez profondes en plus. Après quelques recherches sur Internet, on apprend que tremper la main dans du jus de lime devrait aider à ce que les épines se désagrègent. Comme nous avions des limes à la maison, il a aussitôt fait d’en couper quelques-unes et de les frotter sur sa main. Le lendemain, il allait beaucoup mieux. Il n’y a aucune trace d’épines maintenant.
Heureusement, il n’est pas arrivé que des mésaventures. Que dire du bain de boue volcanique et de la relaxation dans les eaux thermales naturelles? Des plages aux vagues immenses et des animaux partout? Quelle belle expérience.
Les habitants sont gentils, le pays est sécuritaire, la bouffe est bonne. Comme le disent les Costaricains : Pura vida!
Malheureusement.
La routine. Les devoirs. Le boulot. Mais surtout, le froid. Brrrr. On dirait que c'est pire quand on revient des pays chauds. Je suis tellement frileuse cette semaine. Il faut dire qu’il fait particulièrement froid.
Quel beau voyage. Comme dans les films.
Les papillons bleus, les oiseaux orangés, les haies d’oiseaux du paradis ou d’hibiscus, les singes, les geckos. Les plages de sable noir, les plages de sable blanc, les plages de coquillages. Les étoiles de mer, les poissons multicolores, les dauphins et les raies. Les arbres fruitiers.
On s’est dit qu’on y retournerait un jour. C’est certain.
On s’était loué une maison et une voiture. Beaucoup de flexibilité. Une formule que j’aime beaucoup. On n’aime pas être cordés dans une chambre d’hôtel, surtout pendant 2 semaines! La maison (plus grande que la nôtre !!) nous a superbement accommodés avec sa piscine et sa chute d’eau, ses grandes chambres et salles de bains, son BBQ, son intimité, son calme. Quelle belle maison.
Avis aux intéressés : il n’y a aucun nom de rue au Costa Rica. Sur les cartes routières, dans le GPS, dans la ville, aucun nom de rue. Défi de taille pour les touristes. Et parlant des rues, il faudrait arrêter de se plaindre des conditions des routes du Québec parce que c’est pire ailleurs… des gros trous, des roches pointues et assez grosses, des vaches en plein milieu, aucune ligne médiane, le bordel quoi. Et les habitants conduisent vite. Et mal.
Dès la 3e journée, nous sommes allés dans un parc national, Rincon de la vieja. Selon notre concierge, il faudrait une heure pour y arriver. La première moitié du trajet s’est passée dans heurts. La seconde moitié… ouf… on devait rouler à 25 km/h à cause de la condition des routes, ça brassait tellement, les trous partout, le pavé de pierres, on n’en pouvait plus. Bref, on arrive dans le parc et on s’informe du sentier qu’on doit emprunter pour se rendre à la chute d’eau phosphorescente (la Catarata de la Cangreja). Le guide nous dit qu’il s’agit d’un sentier de 5 km. On a notre pique-nique, on est prêts.
Pas tout à fait. Le sentier est très escarpé, parfois glissant, en pente montante ou descendante, il faut souvent s’agripper aux arbres ou aux roches, j’ai dû me mettre à 4 pattes à quelques reprises pour pouvoir avancer. Deux fois nous sommes arrivés devant un cours d’eau qu’il fallait traverser. Et on se déchausse et on marche sur des roches glissantes. Des vrais Indiana Jones. On ne pensait jamais arriver. Marcher 5 km sur un terrain plat doit prendre environ 1 h 15 ? Il nous a fallu plus que 2 h 30 pour arriver à la satanée chute. Mais quelle chute.
35 mètres de hauteur, eau bleu cobalt en raison du calcium contenu dans les rochers. Très rafraîchissante. Nous avons détendu nos muscles endoloris dans l’eau fraîche. Nous avons englouti à une vitesse record notre lunch. Nous ne pouvions pas rester trop longtemps, car le parc fermait à 3 h 30 et il fallait refaire tout le trajet inverse! Je me demandais vraiment comment nous allions faire.
Finalement, on a réussi. Sales, en sueur, endoloris, les jambes molles, on retourne à l’auto. Comme c’est moi qui avais conduit à l’aller, l’Homme m’offre de conduire au retour. Environ 30 minutes plus tard, dans la section de la route pleine de trous et de roches, une voiture nous dépasse et nous fait signe. On se range sur le côté. Méga crevaison. Nous avons une grosse voiture, un 4 roues motrices de 7 places. Tout le monde débarque de la voiture, on commence à sortir le pneu de secours. Les boulons sont vissés très serré. Les enfants commencent à s’impatienter. L’Homme et Papi sont couchés par terre dans la roche en train d’essayer de monter la voiture. Nous sommes seuls au monde, il n’y a personne autour, aucun signal sur le cellulaire. Le soleil se couche tôt dans ce pays. Le temps passe. Je marche un peu pour voir s’il y a quelqu’un. Personne. La panique me prend un peu, je me demande si nous pourrons sortir de là, je pense toujours à Fillette qui peut se sentir faible et qui doit manger, etc. Après 3 tentatives, finalement, l’Homme réussit à monter la voiture et à enlever le pneu. On avait juste besoin de ça après avoir marché 10,2 km!
Une autre journée, l’Homme part avec les enfants faire de la tyrolienne dans la jungle parmi les singes. À la fin du circuit, ils vont jouer avec les singes, les singes montent sur leurs épaules, etc. Pour ce faire, il fallait qu’ils vident leurs poches et que ma fille enlève des boucles d’oreilles et son bracelet Médialert, car les singes pouvaient les prendre et se pousser avec les objets personnels.
L’Homme dépose le tout ds son sac à dos. Le lendemain, en préparant le sac pour la journée, Fillette voulait remettre son bracelet et ses boucles d’oreilles. L’Homme fouille dans son sac, il ne trouve qu’une seule boucle d’oreille. C’est tout. En utilisant le sac pour le reste de la journée, il a perdu le bracelet Médicalert de Fillette. Je n’étais pas de bonne humeur. On doit en commander un autre et ce n’est pas donné.
En faisant de la plongée en apnée, l’Homme (encore lui) a mis sa main sur un oursin et a eu plusieurs épines dans les doigts. Assez profondes en plus. Après quelques recherches sur Internet, on apprend que tremper la main dans du jus de lime devrait aider à ce que les épines se désagrègent. Comme nous avions des limes à la maison, il a aussitôt fait d’en couper quelques-unes et de les frotter sur sa main. Le lendemain, il allait beaucoup mieux. Il n’y a aucune trace d’épines maintenant.
Heureusement, il n’est pas arrivé que des mésaventures. Que dire du bain de boue volcanique et de la relaxation dans les eaux thermales naturelles? Des plages aux vagues immenses et des animaux partout? Quelle belle expérience.
Les habitants sont gentils, le pays est sécuritaire, la bouffe est bonne. Comme le disent les Costaricains : Pura vida!
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