Je m'ennuie. Je suis au boulot et je sais que les enfant profitent de la piscine. Je suis moyennement occupée donc j'ai le temps de m'ennuyer. Ça me fait du bien de travailler à l'extérieur de chez moi, mais j'ai l'impression de manquer plein d'événements. C'est parce qu'ils ne sont pas à l'école, probablement.
Quand l'école recommencera, personne ne pourra créer d'événements que je vais rater. Je suis déçue de ne pas être là avec eux. Pour eux. Est-ce ça une superwoman? De vouloir être partout en même temps? Je ne l'ai jamais été. Je ne souhaite pas non plus la vie de fous qui est celle de plusieurs. Mais ils me manquent. Eux. Pas les tâches, la vaisselle, les courses, etc. Juste ces deux petites personnes qui profitent de leur été.
*************************************
Pour en revenir à la Gestapo, Goering est fidèle à elle-même. Je finis mes journées à 16 h. Vendredi, elle débarque tout bonnement dans mon bureau à 15 h 59 (je vous le jure), armée d'une assiette de petits biscuits chocolatés « une petite douceur, juste avant que tu partes ».
Ouais. Vous voulez plutôt voir si je reste bel et bien jusqu'à 16 h!! Je ne suis pas dupe... surtout que hier elle est passée devant mon bureau et y a jeté un coup d'oeil à exactement 15h 57. Quel hasard.
Au lieu de venir voir si je suis bien assise sur mon steak 37,5 heures par semaine, donnez-moi plus de boulot!
*************************************
Pour ce qui est de l'Étrange M., le mystère s'épaissit.
Il y a quelques jours, elle entre dans la salle de bains derrière moi. Elle tente de se faufiler sans que je la voie. Je me lavais les mains. Je me retourne brusquement, et lui lâche un tonitruant « bonjour! »
Elle se retourne lentement, enjoint son cerveau de faire sourire sa bouche, et elle me fait un laaaaaaarge sourire tellement artificiel, que j'ai reculé d'un pas, regrettant de l'avoir acculée au pied du mur.
Je l'ai revue un peu plus tard, arpentant les couloirs avec une petite boîte de sardines ouverte.
Trop gênée? Antisociale? Névrosée? Psychopathe? SPM???
Faites vos mises, les paris sont ouverts.
mardi 10 août 2010
mercredi 4 août 2010
L'étrange M.
C’est une collègue assez grande, assez mince, assez quelconque.
Nul ne sait vraiment son âge. Son visage pâle et sans maquillage paraît jeune derrière ses lunettes noires, mais ses cheveux courts, à la garçonne, sont striés de gris.
Elle porte toujours les deux mêmes ensembles. Un noir et taupe, l’autre, noir et jaune pâle. Toujours propres et bien repassés.
Parfois, pendant le dîner, pas un mot ne traverse ses lèvres. Elle écoute. Elle observe. C’est tout.
Elle marche sans faire de bruit, le dos un peu recourbé. Sa longue jupe noire traîne presque par terre. Souvent, si je sens des yeux sur moi, je me retourne et c’est elle. Elle s’est approchée en silence. Avant, je sursautais. Maintenant, je souris.
Elle passe devant mon bureau tellement silencieusement que c’est comme si elle ne touchait pas le sol. Comme un personnage dans Harry Potter.
Je m’amuse à imaginer comment elle est dans sa vie privée. Vit-elle seule ? Entourée de chats ? Dans le silence complet ? Ou encore se défoule-t-elle de sa journée de sœur cloîtrée en mettant du AC/DC à tue-tête une fois arrivée à la maison ?
Et si elle avait deux personnalités, une morne pour le boulot et une pétillante pour le reste du temps ? Une sorte de double vie ?
Hmm, elle titille ma curiosité. Une chose est sûre, je vais mettre un homme là-dessus !
Nul ne sait vraiment son âge. Son visage pâle et sans maquillage paraît jeune derrière ses lunettes noires, mais ses cheveux courts, à la garçonne, sont striés de gris.
Elle porte toujours les deux mêmes ensembles. Un noir et taupe, l’autre, noir et jaune pâle. Toujours propres et bien repassés.
Parfois, pendant le dîner, pas un mot ne traverse ses lèvres. Elle écoute. Elle observe. C’est tout.
Elle marche sans faire de bruit, le dos un peu recourbé. Sa longue jupe noire traîne presque par terre. Souvent, si je sens des yeux sur moi, je me retourne et c’est elle. Elle s’est approchée en silence. Avant, je sursautais. Maintenant, je souris.
Elle passe devant mon bureau tellement silencieusement que c’est comme si elle ne touchait pas le sol. Comme un personnage dans Harry Potter.
Je m’amuse à imaginer comment elle est dans sa vie privée. Vit-elle seule ? Entourée de chats ? Dans le silence complet ? Ou encore se défoule-t-elle de sa journée de sœur cloîtrée en mettant du AC/DC à tue-tête une fois arrivée à la maison ?
Et si elle avait deux personnalités, une morne pour le boulot et une pétillante pour le reste du temps ? Une sorte de double vie ?
Hmm, elle titille ma curiosité. Une chose est sûre, je vais mettre un homme là-dessus !
mardi 27 juillet 2010
Collègues de travail
Qu'est-ce que je ne ferais pas pour mes lecteurs! Je prends une chance inouie ici, car je vous écris directement des bureaux de la Gestapo.
Quand on commence un nouveau boulot, on fait des nouvelles rencontres. Certaines sont agréables, d'autres... bizarres.
Dans les toilettes (!!!) une parfaite inconnue me racontait qu'elle avait installé chez elle un dispositif pour son mari. À toutes les fois où il allait à la salle de bains sans baisser le siège par la suite, une alarme retentissait. Si, par hasard, il baisse son siège après s'être soulagé, on entend des applaudissements. Elle m'a même donné le nom de la boutique où elle a fait cette découverte.
Je racontais cette anecdote à 2 ou 3 de mes nouveaux collègues, dehors, sous la pluie, en attendant que les pompiers nous disent qu'on pouvait regagner nos bureaux.
Chef d'équipe : Non. C'est pas vrai!
Maman pieuvre : Oui oui, j'ai même le nom de la boutique!
Collègue étrange (qui, soit dit en passant, est une femme) : Mais, comment le dispositif fait pour savoir si c'est un homme ou une femme?
Maman pieuvre, se demandant si c'est une blague : Euh, je sais pas comment ça se passe chez vous, mais moi, quand je vais à la toilette, je ne lève pas le siège...
Elle réfléchit quelques secondes et rit, embarrassée.
Collègue barbu : Ah ben nous on n'a pas ce problème-là à la maison, je fais pipi assis!
Silence.
Chef d'équipe, hésitante : Es-tu sérieux ou tu blagues??
Collègue barbu : Je suis sérieux.
Okéééééééé. Too much information.
Et ça fait une semaine que je les connais.
Quand on commence un nouveau boulot, on fait des nouvelles rencontres. Certaines sont agréables, d'autres... bizarres.
Dans les toilettes (!!!) une parfaite inconnue me racontait qu'elle avait installé chez elle un dispositif pour son mari. À toutes les fois où il allait à la salle de bains sans baisser le siège par la suite, une alarme retentissait. Si, par hasard, il baisse son siège après s'être soulagé, on entend des applaudissements. Elle m'a même donné le nom de la boutique où elle a fait cette découverte.
Je racontais cette anecdote à 2 ou 3 de mes nouveaux collègues, dehors, sous la pluie, en attendant que les pompiers nous disent qu'on pouvait regagner nos bureaux.
Chef d'équipe : Non. C'est pas vrai!
Maman pieuvre : Oui oui, j'ai même le nom de la boutique!
Collègue étrange (qui, soit dit en passant, est une femme) : Mais, comment le dispositif fait pour savoir si c'est un homme ou une femme?
Maman pieuvre, se demandant si c'est une blague : Euh, je sais pas comment ça se passe chez vous, mais moi, quand je vais à la toilette, je ne lève pas le siège...
Elle réfléchit quelques secondes et rit, embarrassée.
Collègue barbu : Ah ben nous on n'a pas ce problème-là à la maison, je fais pipi assis!
Silence.
Chef d'équipe, hésitante : Es-tu sérieux ou tu blagues??
Collègue barbu : Je suis sérieux.
Okéééééééé. Too much information.
Et ça fait une semaine que je les connais.
vendredi 23 juillet 2010
La Gestapo
J'ai un nouveau contrat. Je travaille maintenant pour la Gestapo.
Oui oui.
Je viens tout juste de commencer et je devrais (si je survis) être là pour un an.
J'avais besoin d'un changement. Ça fait 10 ans que je travaille de la maison, et je n'en pouvais plus d'être entre mes 4 murs du matin au soir.
Sauf que.
Ça fait longtemps que je n'ai pas eu de patron (dans mon cas patronne) sur mon dos à tous les jours. Je ne suis plus habituée.
Un peu plus et j'avais une carte comme les ouvriers dans le temps qui '' punchaient '' le matin en arrivant et le soir en quittant.
Lors de ma première journée, on m'a répété à plusieurs reprises que si je devais m'absenter pour un rendez-vous, je devais reprendre mon temps ailleurs pendant la semaine. Tout à fait normal, me direz-vous. Eh bien, non. En tant que consultante, je suis payée à l'heure, et les heures où je ne travaille pas, tant pis pour moi.
Lundi prochain j'ai un rendez-vous que j'ai pris il y a plusieurs mois. En plein après-midi. Je dois donc quitter le boulot vers 13 h. Eh bien ce matin-là, je devrai arriver au bureau à 7 h 30, ne pas dîner et pour le reste de la semaine, je devrai finir plus tard. Je vois les seules petites mini heures qui me resteront avec les enfants s'envoler sous mes yeux.
Je ne fais que penser aux rendez-vous à l'hôpital pour enfants et j'angoisse. C'est pas vraiment à côté du boulot. Avec une seule voiture, ça demande beaucoup de planification.
Ce n'est pas tout.
Je commence à 8 h 30. Soyez assurés que Goering (je suis méchante!!!) doit comme par hasard passer près de mon bureau vers 8 h 32, tout à coup j'aurais 2 minutes de retard à reprendre à la fin de la journée.
Même chose pour l'heure du départ et pour mon gros 30 minutes de lunch.
L'Homme n'en revient pas qu'à mon âge, je sois stressée de ne pas arriver en retard.
Mais tout ça, c'est normal! me direz-vous. L'employeur veut s'assurer d'en avoir pour son argent car c'est cher les consultants!
Peut-être. Mais ce qui n'est pas normal, c'est que durant des journées entières, je n'avais rien à faire. Je devais être fidèle au rendez-vous, pour ne rien faire. Je devais me rapporter à mon commandant, pour regarder le temps passer.
Y a-t-il plus longue journée que celle où on attend qu'elle finisse?
Mortel ennui.
Heureusement, cette semaine, je suis plus occupée. Enfin.
Le fait demeure que je dois vous quitter, sinon je devrai reprendre mon temps à la fin de la journée.
Oui oui.
Je viens tout juste de commencer et je devrais (si je survis) être là pour un an.
J'avais besoin d'un changement. Ça fait 10 ans que je travaille de la maison, et je n'en pouvais plus d'être entre mes 4 murs du matin au soir.
Sauf que.
Ça fait longtemps que je n'ai pas eu de patron (dans mon cas patronne) sur mon dos à tous les jours. Je ne suis plus habituée.
Un peu plus et j'avais une carte comme les ouvriers dans le temps qui '' punchaient '' le matin en arrivant et le soir en quittant.
Lors de ma première journée, on m'a répété à plusieurs reprises que si je devais m'absenter pour un rendez-vous, je devais reprendre mon temps ailleurs pendant la semaine. Tout à fait normal, me direz-vous. Eh bien, non. En tant que consultante, je suis payée à l'heure, et les heures où je ne travaille pas, tant pis pour moi.
Lundi prochain j'ai un rendez-vous que j'ai pris il y a plusieurs mois. En plein après-midi. Je dois donc quitter le boulot vers 13 h. Eh bien ce matin-là, je devrai arriver au bureau à 7 h 30, ne pas dîner et pour le reste de la semaine, je devrai finir plus tard. Je vois les seules petites mini heures qui me resteront avec les enfants s'envoler sous mes yeux.
Je ne fais que penser aux rendez-vous à l'hôpital pour enfants et j'angoisse. C'est pas vraiment à côté du boulot. Avec une seule voiture, ça demande beaucoup de planification.
Ce n'est pas tout.
Je commence à 8 h 30. Soyez assurés que Goering (je suis méchante!!!) doit comme par hasard passer près de mon bureau vers 8 h 32, tout à coup j'aurais 2 minutes de retard à reprendre à la fin de la journée.
Même chose pour l'heure du départ et pour mon gros 30 minutes de lunch.
L'Homme n'en revient pas qu'à mon âge, je sois stressée de ne pas arriver en retard.
Mais tout ça, c'est normal! me direz-vous. L'employeur veut s'assurer d'en avoir pour son argent car c'est cher les consultants!
Peut-être. Mais ce qui n'est pas normal, c'est que durant des journées entières, je n'avais rien à faire. Je devais être fidèle au rendez-vous, pour ne rien faire. Je devais me rapporter à mon commandant, pour regarder le temps passer.
Y a-t-il plus longue journée que celle où on attend qu'elle finisse?
Mortel ennui.
Heureusement, cette semaine, je suis plus occupée. Enfin.
Le fait demeure que je dois vous quitter, sinon je devrai reprendre mon temps à la fin de la journée.
samedi 17 juillet 2010
Mise au point
Fillette : Maman, c'est quoi une crise d'adolescence?
Et moi de lui expliquer en gros comment se passeront nos prochaines années.
Fillette : C'est con. Moi j'aurai pas ça une crise d'adolescence.
Maman pieuvre : Ah non?
Fillette : Ben non, c'est de la chicane pour rien. C'est inutile.
Maman pieuvre : Eh bien c'est bizarre parce que tu as déjà des comportements de crise d'adolescence.
Fillette, surprise : Quoi?????
Maman pieuvre : Tu te souviens, il y a 2 semaines, tu as fait ton sac à dos et tu étais prête à t'en aller.
Fillette, riant : Oui mais j'en pouvais pus de toi!!!
Maman pieuvre : Ben c'est ça! C'est exactement ce que je viens de t'expliquer!
Fillette, prise en flagrant délit : Oui mais tu m'énervais, je voulais plus être avec toi!!!
Maman pieuvre, fière que sa propre Fillette s'enlise de plus en plus : Et voilà!
Fillette trouvait ça très drôle de s'être fait mettre sur le nez quelque chose qu'elle venait tout juste de renier.
Je n'ai rien dit, mais j'ai pensé : ouais, vaut mieux en rire maintenant...
Et moi de lui expliquer en gros comment se passeront nos prochaines années.
Fillette : C'est con. Moi j'aurai pas ça une crise d'adolescence.
Maman pieuvre : Ah non?
Fillette : Ben non, c'est de la chicane pour rien. C'est inutile.
Maman pieuvre : Eh bien c'est bizarre parce que tu as déjà des comportements de crise d'adolescence.
Fillette, surprise : Quoi?????
Maman pieuvre : Tu te souviens, il y a 2 semaines, tu as fait ton sac à dos et tu étais prête à t'en aller.
Fillette, riant : Oui mais j'en pouvais pus de toi!!!
Maman pieuvre : Ben c'est ça! C'est exactement ce que je viens de t'expliquer!
Fillette, prise en flagrant délit : Oui mais tu m'énervais, je voulais plus être avec toi!!!
Maman pieuvre, fière que sa propre Fillette s'enlise de plus en plus : Et voilà!
Fillette trouvait ça très drôle de s'être fait mettre sur le nez quelque chose qu'elle venait tout juste de renier.
Je n'ai rien dit, mais j'ai pensé : ouais, vaut mieux en rire maintenant...
dimanche 11 juillet 2010
Modérons nos transports
L'Homme prend l'autobus pour aller au boulot. Il le prend au coin de la rue et débarque à la porte de son travail. Ça nous permet de n'avoir qu'un seul véhicule.
Ce n'est pas parce que ça nous arrange qu'il aime nécessairement ce mode de transport. Au contraire, il trouve qu'il y a plusieurs lacunes dans le système et il ne se gêne pas pour en aviser les intéressés.
La semaine dernière, par exemple, c'était une semaine où plusieurs records de chaleur ont été battus. Imaginez un peu l'ambiance dans l'autobus bondé. Un soir, l'Homme revient du boulot, la chemise détrempée.
L'Homme, pompé : Ça y est, ça fait longtemps que je n'ai pas appelé la Société de transports, c'est ce soir que ça se passe!
Maman pieuvre : Qu'est-ce qui s'est passé?
L'Homme : Il fait 45 degrés dans l'autobus et le chauffeur ne met pas l'air climatisé! On sue comme des gros cochons! On arrive au bureau et il faudrait prendre une douche! Ça commence bien la journée!
Je m'installe bien confortablement, car c'est toujours entertaining d'écouter l'Homme sauter une coche au téléphone. Surtout avec la Société de transports.
Après quelques minutes d'attente, je l'entends :
L'Homme : Oui, bonjour. Ça fait tellement longtemps que j'attends en ligne pour parler à quelqu'un que je ne me souviens plus pourquoi je vous ai appelé.
Préposée blasée : Est-ce que je peux vous aider?
L'Homme : Je me demandais si les chauffeurs d'autobus prenaient plaisir à faire souffrir les passagers?
Préposée blasée : Je comprends pas...
L'Homme : Ben, il fait 45 pendant toute la semaine, et le chauffeur ne met pas l'air climatisé, est-ce que vous coupez dans les dépenses ou bien c'est parce qu'il se fout de notre gueule?
Préposée blasée : Monsieur, il y a certains autobus qui n'ont pas l'air climatisé mais ceux-là restent au garage. Ceux qui sont sur les routes l'ont tous.
L'Homme : Ah! Heureusement! Je me demandais si vous aviez une politique concernant l'usage de l'air climatisé, parce qu'on dirait que c'est interdit.
Préposée blasée : Ben non, il faut demander au chauffeur de le mettre c'est tout.
L'Homme, très sarcastique : Ah, je pourrais essayer ça!
Préposée blasée : ...
L'Homme : J'ai autre chose à vous demander, j'ai lu dans le journal qu'il y aurait une consultation publique en juillet sur le transport en commun interprovincial, pourriez-vous me dire c'est quelle date et où? J'aimerais y aller.
Préposée blasée : Je ne suis pas au courant Monsieur.
L'Homme : Euh, ben c'était écrit dans le journal... vous travaillez pour la Société de transports, vous devriez être au courant non???
Préposée blasée : Non je vous dis que j'en sais rien. Si vous l'avez lu dans le journal, vous devriez connaître les détails, non? Ça devait être écrit dans le journal?
L'Homme, n'en croyant pas ses oreilles : J'ai vu ça rapidement, je ne me souviens pas des détails, je pensais qu'en appelant directement à la Société de transports, je pourrais être informé!
Préposée blasée : Bon attendez je vais essayer de m'informer. Je vais vous mettre en attente et...
L'Homme : Non! La dernière fois que je vous ai appelé, j'ai été mis en attente et c'était TELLEMENT long, j'ai raccroché sans avoir mon information. Je vais rester en ligne pendant que vous cherchez.
Préposée blasée : soupir.
Quelques minutes plus tard :
Préposée blasée : Bon j'ai l'information Monsieur. C'est ce soir.
L'Homme : Parfait! Je vous rappelle bientôt!
Comme par hasard, le lendemain dans le journal, il y avait un article concernant TOUS les gens qui ont appelé la Société de transports pour se plaindre qu'il faisait trop chaud dans les autobus. La situation s'est un peu améliorée. Pour tous les gens qui ne manifestent jamais leur mécontentement parce qu'ils pensent que ça ne changera rien, ce n'est pas vrai!
Usagers du transport en commun, levez-vous!
Ce n'est pas parce que ça nous arrange qu'il aime nécessairement ce mode de transport. Au contraire, il trouve qu'il y a plusieurs lacunes dans le système et il ne se gêne pas pour en aviser les intéressés.
La semaine dernière, par exemple, c'était une semaine où plusieurs records de chaleur ont été battus. Imaginez un peu l'ambiance dans l'autobus bondé. Un soir, l'Homme revient du boulot, la chemise détrempée.
L'Homme, pompé : Ça y est, ça fait longtemps que je n'ai pas appelé la Société de transports, c'est ce soir que ça se passe!
Maman pieuvre : Qu'est-ce qui s'est passé?
L'Homme : Il fait 45 degrés dans l'autobus et le chauffeur ne met pas l'air climatisé! On sue comme des gros cochons! On arrive au bureau et il faudrait prendre une douche! Ça commence bien la journée!
Je m'installe bien confortablement, car c'est toujours entertaining d'écouter l'Homme sauter une coche au téléphone. Surtout avec la Société de transports.
Après quelques minutes d'attente, je l'entends :
L'Homme : Oui, bonjour. Ça fait tellement longtemps que j'attends en ligne pour parler à quelqu'un que je ne me souviens plus pourquoi je vous ai appelé.
Préposée blasée : Est-ce que je peux vous aider?
L'Homme : Je me demandais si les chauffeurs d'autobus prenaient plaisir à faire souffrir les passagers?
Préposée blasée : Je comprends pas...
L'Homme : Ben, il fait 45 pendant toute la semaine, et le chauffeur ne met pas l'air climatisé, est-ce que vous coupez dans les dépenses ou bien c'est parce qu'il se fout de notre gueule?
Préposée blasée : Monsieur, il y a certains autobus qui n'ont pas l'air climatisé mais ceux-là restent au garage. Ceux qui sont sur les routes l'ont tous.
L'Homme : Ah! Heureusement! Je me demandais si vous aviez une politique concernant l'usage de l'air climatisé, parce qu'on dirait que c'est interdit.
Préposée blasée : Ben non, il faut demander au chauffeur de le mettre c'est tout.
L'Homme, très sarcastique : Ah, je pourrais essayer ça!
Préposée blasée : ...
L'Homme : J'ai autre chose à vous demander, j'ai lu dans le journal qu'il y aurait une consultation publique en juillet sur le transport en commun interprovincial, pourriez-vous me dire c'est quelle date et où? J'aimerais y aller.
Préposée blasée : Je ne suis pas au courant Monsieur.
L'Homme : Euh, ben c'était écrit dans le journal... vous travaillez pour la Société de transports, vous devriez être au courant non???
Préposée blasée : Non je vous dis que j'en sais rien. Si vous l'avez lu dans le journal, vous devriez connaître les détails, non? Ça devait être écrit dans le journal?
L'Homme, n'en croyant pas ses oreilles : J'ai vu ça rapidement, je ne me souviens pas des détails, je pensais qu'en appelant directement à la Société de transports, je pourrais être informé!
Préposée blasée : Bon attendez je vais essayer de m'informer. Je vais vous mettre en attente et...
L'Homme : Non! La dernière fois que je vous ai appelé, j'ai été mis en attente et c'était TELLEMENT long, j'ai raccroché sans avoir mon information. Je vais rester en ligne pendant que vous cherchez.
Préposée blasée : soupir.
Quelques minutes plus tard :
Préposée blasée : Bon j'ai l'information Monsieur. C'est ce soir.
L'Homme : Parfait! Je vous rappelle bientôt!
Comme par hasard, le lendemain dans le journal, il y avait un article concernant TOUS les gens qui ont appelé la Société de transports pour se plaindre qu'il faisait trop chaud dans les autobus. La situation s'est un peu améliorée. Pour tous les gens qui ne manifestent jamais leur mécontentement parce qu'ils pensent que ça ne changera rien, ce n'est pas vrai!
Usagers du transport en commun, levez-vous!
samedi 3 juillet 2010
Histoire de poils
Il n'y a pas longtemps, je vous ai dit qu'à Télétoon, ils diffusaient des pubs de produits d'hygiène féminine.
Hier matin, c'était une pub d'un truc qui s'appelle Smooth qqc, je ne sais même plus. Il s'agit d'une surface de plastique recouverte d'une espèce de papier sablé, on se passe ça partout où on veut éliminer nos poils, avec de simples mouvements circulaires, et le tour est joué. Une peau de BÉBÉ.
Petit Monsieur : C'est ça qu'il me faudrait, moi.
Maman pieuvre : Le truc pour enlever les poils???
Petit Monsieur : Oui!
Maman pieuvre, riant : Mais c'est pour les filles! Toi tu es un garçon.
Petit Monsieur : Regarde mes jambes, elles sont poilues!
Maman pieuvre : Ben oui mais c'est normal, les garçons ont des poils sur les jambes, ils ne les enlèvent pas (bon à part les cyclistes, les nageurs, les adeptes de l'électrolyse etc.)
Fillette : Pourquoi les filles on doit les couper?
Ouais, au fait, pourquoi a-t-on ce trouble-là de plus...
Maman pieuvre : Parce que c'est pas joli une fille en jupe avec des jambes d'ours!
Petit Monsieur : C'est pas plus beau un gars en shorts avec des jambes d'ours!
Maman pieuvre : Mais oui c'est beau! En plus tu as seulement quelques poils, tu n'es pas encore un ours!
Fillette : Mais moi aussi j'en ai des poils, je dois les couper???
Maman pieuvre (j'allais écrire Maman ourse!) : Dans quelques années, quand tu seras plus grande. Pas besoin de s'occuper de ça maintenant.
Fillette : Pourquoi pas?
Maman pieuvre, qui en a assez de cette conversation complètement inutile : Parce que les enfants ne se rasent pas les jambes.
Petit Monsieur : En tous cas, Maman, toi tu devrais utiliser ça.
Maman pieuvre, légèrement insultée, remontant sa jambe de pyjama : Comment ça? Elles sont douces mes jambes!
Petit Monsieur, éternel accro aux info-pubs : Mais ça irait beaucoup mieux avec ça! Ils le disent!!
Ai-je besoin de vous dire que l'Homme commence à être un tantinet inquiet à propos de son fils qui voudrait des tampons et des trucs pour s'épiler??
Hier matin, c'était une pub d'un truc qui s'appelle Smooth qqc, je ne sais même plus. Il s'agit d'une surface de plastique recouverte d'une espèce de papier sablé, on se passe ça partout où on veut éliminer nos poils, avec de simples mouvements circulaires, et le tour est joué. Une peau de BÉBÉ.
Petit Monsieur : C'est ça qu'il me faudrait, moi.
Maman pieuvre : Le truc pour enlever les poils???
Petit Monsieur : Oui!
Maman pieuvre, riant : Mais c'est pour les filles! Toi tu es un garçon.
Petit Monsieur : Regarde mes jambes, elles sont poilues!
Maman pieuvre : Ben oui mais c'est normal, les garçons ont des poils sur les jambes, ils ne les enlèvent pas (bon à part les cyclistes, les nageurs, les adeptes de l'électrolyse etc.)
Fillette : Pourquoi les filles on doit les couper?
Ouais, au fait, pourquoi a-t-on ce trouble-là de plus...
Maman pieuvre : Parce que c'est pas joli une fille en jupe avec des jambes d'ours!
Petit Monsieur : C'est pas plus beau un gars en shorts avec des jambes d'ours!
Maman pieuvre : Mais oui c'est beau! En plus tu as seulement quelques poils, tu n'es pas encore un ours!
Fillette : Mais moi aussi j'en ai des poils, je dois les couper???
Maman pieuvre (j'allais écrire Maman ourse!) : Dans quelques années, quand tu seras plus grande. Pas besoin de s'occuper de ça maintenant.
Fillette : Pourquoi pas?
Maman pieuvre, qui en a assez de cette conversation complètement inutile : Parce que les enfants ne se rasent pas les jambes.
Petit Monsieur : En tous cas, Maman, toi tu devrais utiliser ça.
Maman pieuvre, légèrement insultée, remontant sa jambe de pyjama : Comment ça? Elles sont douces mes jambes!
Petit Monsieur, éternel accro aux info-pubs : Mais ça irait beaucoup mieux avec ça! Ils le disent!!
Ai-je besoin de vous dire que l'Homme commence à être un tantinet inquiet à propos de son fils qui voudrait des tampons et des trucs pour s'épiler??
S'abonner à :
Messages (Atom)
