Petit Monsieur aime essayer de susciter des débats. Dans sa classe, il tente toujours de montrer à ses amis à ne pas gober tout ce qu’on leur dit. Il réussit toujours à avoir des adeptes de ses théories. Un vrai politicien (ah non!!)
Madame A., enseignante de Petit Monsieur : Tous les humains sont des enfants de Dieu.
Petit Monsieur : Si tous les humains sont des enfants de Dieu, qui est sa femme??
Madame A. : Dieu n’a pas de femme.
Petit Monsieur : Donc Dieu a eu des enfants comment?
D., un autre élève : Est-ce que dans l’ancien temps les hommes pouvaient avoir des bébés?
Madame A. : Non. C’est une façon de parler.
Petit Monsieur : Qui a été le premier premier premier humain sur la terre?
Madame A. : Adam et Ève.
Petit Monsieur : Et ils ont eu des enfants?
Madame A., contente de pouvoir répondre à cette question : Oui!! Deux garçons : Caïn et Abel.
Petit Monsieur : Deux gars! Comment il y a eu d’autres personnes après eux?
T., un autre élève : Ouache! Ils étaient gais!!!
Et toute la classe de s’esclaffer.
Madame A., tentant de changer un peu de sujet : Caïn a tué son frère et est allé rejoindre un autre clan.
Petit Monsieur, vite sur la gachette : Un autre clan? Donc il y avait déjà d’autres personnes sur la terre?
Madame A. : Ben oui…
Petit Monsieur : Est-ce qu’Adam et Ève avaient la peau blanche?
Madame A. : Sur les images saintes, ils ont la peau blanche.
Petit Monsieur : Alors comment les personnes à la peau brune et les Asiatiques sont nés?
Madame A., mélangeant les théories : Ça s’appelle l’évolution.
M., une autre élève : Dieu les a inventés les noirs et les Asiatiques.
Petit Monsieur : Ah oui? Pour le fun?? C’était qui leurs parents?
M., un peu gênée : Ben Dieu…
Petit Monsieur : C’est n’importe quoi. Adam et Ève ont eu deux gars, un a tué l’autre, et aujourd’hui on est 5 milliards.
Madame A., riant : Il s’en est passé des choses depuis les premiers humains!
Petit Monsieur : Oui, pis on comprend pas encore quoi.
Et vlan.
Esprit critique : A+
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vendredi 14 septembre 2012
vendredi 23 avril 2010
L'école, c'est casse-pieds
Constat no 4 : Avoir des enfants à l'école gâche la vie des parents.
Quand les enfants sont bébés, on se sacrifie beaucoup. On sacrifie notre sommeil surtout. Notre vie de couple. Notre vie sociale. Tout tourne autour de l'horaire du petit. Quand il boit, quand il doit faire sa sieste. On accepte cette existence, car on s'y attendait. C'était prévu. Et surtout, c'est temporaire.
Quand les enfants sont bébés, nos sorties en famille sont courtes et pas trop loin. Elles nécessitent une remorque pleine à craquer des choses du bébé. Aller deux heures au parc et tous en revenir vivants constitue une réussite totale.
Quand les enfants grandissent, on se dit enfin! On sort plus loin, plus longtemps, on leur fait découvrir d'autres endroits. Quand ils ne font plus de sieste, c'est le bonheur total, on peut partir tout l'après-midi, même toute la journée!! Wow.
Mais quand ils commencent l'école... ouch.
Les enfants à l'école ont des responsabilités (qui nous incombent, aussi bien l'avouer). Les devoirs. Les travaux d'équipe. Les présentations. Ils doivent se coucher tôt parce qu'il y a de l'école demain. Ils ne font pas de vélo après souper parce que les devoirs ne sont pas finis. La fin de semaine, c'est les cours de natation. Les recherches à la bibliothèque. Bref, avec le début de l'école, les enfants deviennent des êtres à part avec leurs propres occupations.
Et surtout, surtout! Maman ne peut plus rien faire.
Non.
Ça y est. C'est l'heure du bitchage.
La première semaine de mai, l'Homme retourne à Paris (et oui, j'ai bien hâte de partager ses anecdotes parisiennes avec vous!!!)
Mais moi, y vais-je????
Non. Et pourquoi pas? me demandez-vous, les yeux pleins de sollicitude.
Parce que. La première semaine de mai, c'est l'anniversaire de Petit Monsieur ET cette même semaine, les enfants ont DEUX concerts de chorale.
Quand même. Pouvais-je VRAIMENT m'absenter??? Il y a des limites à l'indignité des mères, non??
Bof, ça sera pour une autre fois, non? Ben oui. J'essayais de m'en convaincre moi aussi. Jusqu'à aujourd'hui.
À la fin du mois de mai, l'Homme a une conférence à New York. En plein le lendemain d'un congé férié en plus. Hourra! ai-je pensé. Les enfants ont congé le vendredi et le lundi, ça nous ferait 4 belles journées à New York en famille! Et voilà, tout simplement, un long weekend à New York avait été prévu.
Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.
Après avoir passé l'après-midi au téléphone et avoir tenté par tous les moyens de nous dégoter des billets d'avion, j'ai dû me rendre à l'évidence (que 4 personnes avaient vainement essayé de me faire comprendre) : il n'y avait plus de places disponibles sur l'avion le vendredi. N'importe quel avion, n'importe quel aéroport de NY.
Bon. On pouvait partir le samedi midi (arrivée vers 15h30) et revenir le lundi matin (départ 6h am!!!!). Je trouvais que ça nous laissait très peu de temps là-bas. Il n'y avait plus de places pour les départs plus tard dans la journée. Comme je ne voulais pas passer une journée et demi à NY, je me suis dit bon, ben on part le jeudi ou on revient le mardi, au pire, les enfants manqueront une journée d'école, ils ne mourront pas.
Non. Ils ne mourront pas. Parce qu'ils ne PEUVENT pas manquer.
Car voyez-vous, le mois de mai, surtout la fin du mois de mai, c'est les examens du Ministère.
Les examens du Ministère de l'éducation. Question de voir si les enfants sont complètement dans le champ ou bien s'il y a de l'espoir pour eux. Ces examens, préparés par le gouvernement, sont donnés à chaque fin de cycle scolaire. Et coudonc, mes DEUX enfants sont en fin de cycle.
Soupir.
Alors si vous croyez que quand vos enfants iront à l'école, vous serez libres, j'ai des petites nouvelles pour vous.
Vous ne l'aurez jamais été si peu.
Quand les enfants sont bébés, on se sacrifie beaucoup. On sacrifie notre sommeil surtout. Notre vie de couple. Notre vie sociale. Tout tourne autour de l'horaire du petit. Quand il boit, quand il doit faire sa sieste. On accepte cette existence, car on s'y attendait. C'était prévu. Et surtout, c'est temporaire.
Quand les enfants sont bébés, nos sorties en famille sont courtes et pas trop loin. Elles nécessitent une remorque pleine à craquer des choses du bébé. Aller deux heures au parc et tous en revenir vivants constitue une réussite totale.
Quand les enfants grandissent, on se dit enfin! On sort plus loin, plus longtemps, on leur fait découvrir d'autres endroits. Quand ils ne font plus de sieste, c'est le bonheur total, on peut partir tout l'après-midi, même toute la journée!! Wow.
Mais quand ils commencent l'école... ouch.
Les enfants à l'école ont des responsabilités (qui nous incombent, aussi bien l'avouer). Les devoirs. Les travaux d'équipe. Les présentations. Ils doivent se coucher tôt parce qu'il y a de l'école demain. Ils ne font pas de vélo après souper parce que les devoirs ne sont pas finis. La fin de semaine, c'est les cours de natation. Les recherches à la bibliothèque. Bref, avec le début de l'école, les enfants deviennent des êtres à part avec leurs propres occupations.
Et surtout, surtout! Maman ne peut plus rien faire.
Non.
Ça y est. C'est l'heure du bitchage.
La première semaine de mai, l'Homme retourne à Paris (et oui, j'ai bien hâte de partager ses anecdotes parisiennes avec vous!!!)
Mais moi, y vais-je????
Non. Et pourquoi pas? me demandez-vous, les yeux pleins de sollicitude.
Parce que. La première semaine de mai, c'est l'anniversaire de Petit Monsieur ET cette même semaine, les enfants ont DEUX concerts de chorale.
Quand même. Pouvais-je VRAIMENT m'absenter??? Il y a des limites à l'indignité des mères, non??
Bof, ça sera pour une autre fois, non? Ben oui. J'essayais de m'en convaincre moi aussi. Jusqu'à aujourd'hui.
À la fin du mois de mai, l'Homme a une conférence à New York. En plein le lendemain d'un congé férié en plus. Hourra! ai-je pensé. Les enfants ont congé le vendredi et le lundi, ça nous ferait 4 belles journées à New York en famille! Et voilà, tout simplement, un long weekend à New York avait été prévu.
Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.
Après avoir passé l'après-midi au téléphone et avoir tenté par tous les moyens de nous dégoter des billets d'avion, j'ai dû me rendre à l'évidence (que 4 personnes avaient vainement essayé de me faire comprendre) : il n'y avait plus de places disponibles sur l'avion le vendredi. N'importe quel avion, n'importe quel aéroport de NY.
Bon. On pouvait partir le samedi midi (arrivée vers 15h30) et revenir le lundi matin (départ 6h am!!!!). Je trouvais que ça nous laissait très peu de temps là-bas. Il n'y avait plus de places pour les départs plus tard dans la journée. Comme je ne voulais pas passer une journée et demi à NY, je me suis dit bon, ben on part le jeudi ou on revient le mardi, au pire, les enfants manqueront une journée d'école, ils ne mourront pas.
Non. Ils ne mourront pas. Parce qu'ils ne PEUVENT pas manquer.
Car voyez-vous, le mois de mai, surtout la fin du mois de mai, c'est les examens du Ministère.
Les examens du Ministère de l'éducation. Question de voir si les enfants sont complètement dans le champ ou bien s'il y a de l'espoir pour eux. Ces examens, préparés par le gouvernement, sont donnés à chaque fin de cycle scolaire. Et coudonc, mes DEUX enfants sont en fin de cycle.
Soupir.
Alors si vous croyez que quand vos enfants iront à l'école, vous serez libres, j'ai des petites nouvelles pour vous.
Vous ne l'aurez jamais été si peu.
vendredi 18 septembre 2009
Notre futur à tous
C'est avec peine et déception que j'ai appris quelque chose hier soir.
Je soupais tranquillement avec une amie, nous parlions de l'année scolaire, etc. C'est alors qu'elle me dit :
Amie : Tu as entendu parler du nouveau Bescherelle?
Maman pieuvre, aussitôt inquiète : Non...
Amie : Ah.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas le Bescherelle, c'est la BIBLE de la conjugaison.
Amie : Le troisième groupe n'existe plus.
Maman pieuvre : ... je ne comprends pas...
Amie : Ben oui, il y a maintenant seulement des verbes du 1er et du 2e groupes!
Maman pieuvre, qui commence à s'énerver : Mais... ils sont où les verbes du 3e groupe??? Ils ont été assimilés au 2e groupe???
Amie : J'en sais rien.
Silence.
Maman pieuvre : De toute façon, les enfants n'apprennent plus comme ça, avec les groupes. C'était trop simple.
Amie : Attends, c'est pas tout.
Maman pieuvre : Oh oh.
Amie : Il y a un temps qui n'existe plus.
Maman pieuvre : Quoi? Quel temps?
Amie : Je suis pas trop certaine, un passé je crois, ils l'ont enlevé parce qu'il était seulement utilisé en littérature.
Maman pieuvre : Le plus-que-parfait?
Amie : Je ne suis pas certaine.
Comment un temps ne peut-il plus exister?? Je ne suis même pas certaine que ça soit permis, biffer des centenaires d'utilisation de ce temps de nos vies modernes. Qui se souviendra de ce temps? Où s'en va-t-on? La langue française perd peu à peu de sa beauté complexe. Et puis, qu'est-ce que ça fait qu'on n'utilise plus ce temps? On peut quand même le laisser dans le Bescherelle! Reconnaître qu'il existe!
Amie : Il y a autre chose.
Maman pieuvre, complètement découragée : Quoi?
Amie : Il y a un nouveau temps.
Maman pieuvre, indignée : Alors là, impossible. Comment on peut inventer un nouveau temps de verbes?
Amie : Il s'appelle le futur rapproché.
??????????????????????????????
Amie : Comme par exemple, je vais aller.
Maman pieuvre : ...
Amie : Oui oui.
Maman pieuvre : C'est du français parlé!
Amie : Oui, ça se dit même pas.
Maman pieuvre : C'est quoi l'affaire, si on écrit j'irai, c'est pas assez rapproché comme futur???
Amie : Ça n'a pas l'air.
Alors je ne dis plus rien.
Je ne peux m'empêcher de penser que c'est du nivellement par le bas. Le français est trop compliqué, les enfants ne réussissent pas, ne savent pas écrire, alors hop! On enlève quelques difficultés par-ci et par-là. Il faut les encourager ces pauvres petits!!! Bientôt, on va sûrement retrouver dans le Bescherelle des conjugaisons comme ils jousent, ils sontaient, il va t'être. Ben oui! Pourquoi pas! Y'a tellement de gens qui parlent comme ça!!!
L'avenir de notre société passe par nos enfants. Dans quelle sorte de société vivrons-nous lorsqu'elle sera dirigée par ces êtres presque illettrés, individualistes, sans aucune culture, qui ont évolué pendant tout ce temps sans faire trop d'efforts, qui ont appris qu'en temps difficiles, on évite les défis?
Et je vous dis : malheureusement, c'est ça, le futur rapproché.
Je soupais tranquillement avec une amie, nous parlions de l'année scolaire, etc. C'est alors qu'elle me dit :
Amie : Tu as entendu parler du nouveau Bescherelle?
Maman pieuvre, aussitôt inquiète : Non...
Amie : Ah.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas le Bescherelle, c'est la BIBLE de la conjugaison.
Amie : Le troisième groupe n'existe plus.
Maman pieuvre : ... je ne comprends pas...
Amie : Ben oui, il y a maintenant seulement des verbes du 1er et du 2e groupes!
Maman pieuvre, qui commence à s'énerver : Mais... ils sont où les verbes du 3e groupe??? Ils ont été assimilés au 2e groupe???
Amie : J'en sais rien.
Silence.
Maman pieuvre : De toute façon, les enfants n'apprennent plus comme ça, avec les groupes. C'était trop simple.
Amie : Attends, c'est pas tout.
Maman pieuvre : Oh oh.
Amie : Il y a un temps qui n'existe plus.
Maman pieuvre : Quoi? Quel temps?
Amie : Je suis pas trop certaine, un passé je crois, ils l'ont enlevé parce qu'il était seulement utilisé en littérature.
Maman pieuvre : Le plus-que-parfait?
Amie : Je ne suis pas certaine.
Comment un temps ne peut-il plus exister?? Je ne suis même pas certaine que ça soit permis, biffer des centenaires d'utilisation de ce temps de nos vies modernes. Qui se souviendra de ce temps? Où s'en va-t-on? La langue française perd peu à peu de sa beauté complexe. Et puis, qu'est-ce que ça fait qu'on n'utilise plus ce temps? On peut quand même le laisser dans le Bescherelle! Reconnaître qu'il existe!
Amie : Il y a autre chose.
Maman pieuvre, complètement découragée : Quoi?
Amie : Il y a un nouveau temps.
Maman pieuvre, indignée : Alors là, impossible. Comment on peut inventer un nouveau temps de verbes?
Amie : Il s'appelle le futur rapproché.
??????????????????????????????
Amie : Comme par exemple, je vais aller.
Maman pieuvre : ...
Amie : Oui oui.
Maman pieuvre : C'est du français parlé!
Amie : Oui, ça se dit même pas.
Maman pieuvre : C'est quoi l'affaire, si on écrit j'irai, c'est pas assez rapproché comme futur???
Amie : Ça n'a pas l'air.
Alors je ne dis plus rien.
Je ne peux m'empêcher de penser que c'est du nivellement par le bas. Le français est trop compliqué, les enfants ne réussissent pas, ne savent pas écrire, alors hop! On enlève quelques difficultés par-ci et par-là. Il faut les encourager ces pauvres petits!!! Bientôt, on va sûrement retrouver dans le Bescherelle des conjugaisons comme ils jousent, ils sontaient, il va t'être. Ben oui! Pourquoi pas! Y'a tellement de gens qui parlent comme ça!!!
L'avenir de notre société passe par nos enfants. Dans quelle sorte de société vivrons-nous lorsqu'elle sera dirigée par ces êtres presque illettrés, individualistes, sans aucune culture, qui ont évolué pendant tout ce temps sans faire trop d'efforts, qui ont appris qu'en temps difficiles, on évite les défis?
Et je vous dis : malheureusement, c'est ça, le futur rapproché.
jeudi 10 septembre 2009
Un bon début
Ce soir, c'était une rencontre avec le professeur de Petit Monsieur et les parents. Pour les besoins de la cause, je tiens à vous rappeler que Petit Monsieur a hérité du professeur que Fillette avait l'an dernier. Mme S. Et comme Fillette a aussi un professeur dont le prénom commence par S, je vais établir ici la norme pour les 10 prochains mois. Mme S4 pour Fillette qui est en 4e année, et Mme S2 pour Petit Monsieur qui est en 2e.
J'avais un orteil dans la classe.
Mme S2, se précipitant vers moi : On se connaîîîîîîît je pense!!!!!!!!!
Maman pieuvre, arborant un sourire figé : Ça fait pas longtemps qu'on s'est vues!
Mme S2 m'empoigne la main avec les deux siennes et comme elle osait penser rêver me faire la bise, je retire ma main et me recule un peu, jugeant que les élans affectifs avaient assez duré.
Mme S2 : Je suis TELLEMENT contente d'avoir Petit Monsieur dans ma classe!!
Maman pieuvre : Ah oui?
Mme S2 : Il est TELLEMENT gentil! Toujours poli, respectueux, un peu réservé, mais il participe bien. C'est une vraie soie.
(Un peu réservé? Ah bon.)
Maman pieuvre : Ben tant mieux s'il fait bien ça.
Mme S2 : Un vrai charme.
Maman pieuvre, tentant de s'arranger pour que Mme S2 parle à un autre parent : Bon ben, je vais aller m'asseoir...
Alors Mme S2 nous explique le déroulement de la classe, en insérant çà et là quelques fautes de français. Comme l'année dernière. De toute évidence, cette femme ne connaît pas l'existence du pronom relatif dont.
Faisant un effort pour être de bonne foi, je fouille dans le pupitre de Petit Monsieur à la recherche de son cahier dans lequel il écrit les frasques de sa fin de semaine.
Je trouve le fameux cahier. Petit Monsieur avait écrit :
Je suis allé à la ferme faire de l'équitation.
Ma soeur a goûté des souchi aux wasabi.
La fameuse Mme S2 a biffé le mot souchi. Elle l'a remplacé par suchi.
...
Soupir.
Au moins, je sais à quoi m'attendre...
J'avais un orteil dans la classe.
Mme S2, se précipitant vers moi : On se connaîîîîîîît je pense!!!!!!!!!
Maman pieuvre, arborant un sourire figé : Ça fait pas longtemps qu'on s'est vues!
Mme S2 m'empoigne la main avec les deux siennes et comme elle osait penser rêver me faire la bise, je retire ma main et me recule un peu, jugeant que les élans affectifs avaient assez duré.
Mme S2 : Je suis TELLEMENT contente d'avoir Petit Monsieur dans ma classe!!
Maman pieuvre : Ah oui?
Mme S2 : Il est TELLEMENT gentil! Toujours poli, respectueux, un peu réservé, mais il participe bien. C'est une vraie soie.
(Un peu réservé? Ah bon.)
Maman pieuvre : Ben tant mieux s'il fait bien ça.
Mme S2 : Un vrai charme.
Maman pieuvre, tentant de s'arranger pour que Mme S2 parle à un autre parent : Bon ben, je vais aller m'asseoir...
Alors Mme S2 nous explique le déroulement de la classe, en insérant çà et là quelques fautes de français. Comme l'année dernière. De toute évidence, cette femme ne connaît pas l'existence du pronom relatif dont.
Faisant un effort pour être de bonne foi, je fouille dans le pupitre de Petit Monsieur à la recherche de son cahier dans lequel il écrit les frasques de sa fin de semaine.
Je trouve le fameux cahier. Petit Monsieur avait écrit :
Je suis allé à la ferme faire de l'équitation.
Ma soeur a goûté des souchi aux wasabi.
La fameuse Mme S2 a biffé le mot souchi. Elle l'a remplacé par suchi.
...
Soupir.
Au moins, je sais à quoi m'attendre...
lundi 31 août 2009
Les années se suivent... et se ressemblent!
C'était la rentrée aujourd'hui. Petit Monsieur avait hâte. Sa soeur, moins. Même si elle sait depuis longtemps quelle enseignante elle aurait, et qu'elle est vraiment super et adorée par tous ses élèves.
Pour Petit Monsieur, ça a été plus compliqué. En juin, on recevait une lettre nous avisant qu'il serait dans une classe-cycle (composée d'élèves de 1re et de 2e années) avec Mme L.
La semaine dernière, on recevait un appel de l'école (oui oui, une semaine avant la rentrée) pour nous aviser qu'il n'y aurait plus de classe-cycle, qu'il serait donc dans une classe de 2e année seulement. J'ai cru qu'il serait quand même avec Mme L. Pourquoi chambarder toute la liste quand tout pourrait être si simple!!
Il arrive de l'école tout à l'heure et aussitôt un pied dans la maison, il m'annonce : J'ai Mme S.!!
J'écarquille les yeux, retiens mon souffle... Mme S. est l'enseignante que Fillette a eue l'an dernier, l'alarmiste, qui raconte des histoires exagérées qui stressent les enfants. Elle enseigne la 2e année cette fois-ci et a dû choisir Petit Monsieur parce qu'il était le frère de l'élève la plus attentive et à son affaire de sa classe l'an dernier.
Elle ne sait pas ce qui l'attend...
Petit Monsieur réussit bien, mais il adore les nuages!
Maman pieuvre : Es-tu content?
Petit Monsieur : Oui. Elle va nous raconter des histoires stressantes. Ça va être drôle.
Maman pieuvre : Est-ce que tes amis sont dans ta classe?
Petit Monsieur : Non.
Grrrrrrrrrrrrrrrrrr. Quand on a eu la lettre, on avait fait le tour des amis et ses meilleurs potes étaient avec lui. Cette Mme S a tout gâché par sa soif d'enfants tranquilles!!!!
Et moi! Que dire de moi! C'est moi qui aurai à endurer cette Mme S. une autre année complète! Et tout à coup elle retournait en 3e l'an prochain et remettait ses griffes sur Petit Monsieur??? Je ne sais pas si j'aurai la force mentale d'endurer ses sornettes...
Bon. Un peu de positif. Elle ne crie pas au meurtre après les enfants (comme certaines). Fillette a passé une belle année l'an dernier malgré le compte rendu quotidien sur l'état de la grippe H1N1 dans le monde.
Comme les alcooliques anonymes, on prendra ça un jour à la fois. Ce qui compte, c'est que Petit Monsieur soit content. Mais avec les nouvelles mesures contre la fameuse grippe, on n'a pas fini d'en entendre parler!
Pour Petit Monsieur, ça a été plus compliqué. En juin, on recevait une lettre nous avisant qu'il serait dans une classe-cycle (composée d'élèves de 1re et de 2e années) avec Mme L.
La semaine dernière, on recevait un appel de l'école (oui oui, une semaine avant la rentrée) pour nous aviser qu'il n'y aurait plus de classe-cycle, qu'il serait donc dans une classe de 2e année seulement. J'ai cru qu'il serait quand même avec Mme L. Pourquoi chambarder toute la liste quand tout pourrait être si simple!!
Il arrive de l'école tout à l'heure et aussitôt un pied dans la maison, il m'annonce : J'ai Mme S.!!
J'écarquille les yeux, retiens mon souffle... Mme S. est l'enseignante que Fillette a eue l'an dernier, l'alarmiste, qui raconte des histoires exagérées qui stressent les enfants. Elle enseigne la 2e année cette fois-ci et a dû choisir Petit Monsieur parce qu'il était le frère de l'élève la plus attentive et à son affaire de sa classe l'an dernier.
Elle ne sait pas ce qui l'attend...
Petit Monsieur réussit bien, mais il adore les nuages!
Maman pieuvre : Es-tu content?
Petit Monsieur : Oui. Elle va nous raconter des histoires stressantes. Ça va être drôle.
Maman pieuvre : Est-ce que tes amis sont dans ta classe?
Petit Monsieur : Non.
Grrrrrrrrrrrrrrrrrr. Quand on a eu la lettre, on avait fait le tour des amis et ses meilleurs potes étaient avec lui. Cette Mme S a tout gâché par sa soif d'enfants tranquilles!!!!
Et moi! Que dire de moi! C'est moi qui aurai à endurer cette Mme S. une autre année complète! Et tout à coup elle retournait en 3e l'an prochain et remettait ses griffes sur Petit Monsieur??? Je ne sais pas si j'aurai la force mentale d'endurer ses sornettes...
Bon. Un peu de positif. Elle ne crie pas au meurtre après les enfants (comme certaines). Fillette a passé une belle année l'an dernier malgré le compte rendu quotidien sur l'état de la grippe H1N1 dans le monde.
Comme les alcooliques anonymes, on prendra ça un jour à la fois. Ce qui compte, c'est que Petit Monsieur soit content. Mais avec les nouvelles mesures contre la fameuse grippe, on n'a pas fini d'en entendre parler!
mercredi 4 février 2009
Le Paravent
Je ne sais pas si ça se passe comme ça dans toutes les écoles. Je ne sais même pas si ça se passe comme ça dans toute NOTRE école. Mais dans la classe de Petit Monsieur, il y a un paravent.
Objet décoratif? demanderez-vous. Ou encore, séparation visuelle entre le coin lecture et la classe peut-être?
Non.
Le paravent, c'est pour isoler les "cas". Ceux qui bougent trop, ceux qui n'écoutent pas, ceux qui ont de la difficulté à se concentrer, ceux qui se font toujours crier après, ceux qui dérangent.
Lundi, après l'école, Petit Monsieur avait un air désemparé. Il entre, il s'assoit dans l'entrée et ne bougeait pas. Il n'a pas pris la peine de retirer son habit de neige tellement il était découragé. Il restait là, assis, pendant que je parlais à sa soeur. Au bout de 5 minutes, il n'avait pas encore bougé. Je vais le voir pour lui demander ce qui se passe.
Petit Monsieur : J'ai pas eu une bonne journée.
Maman pieuvre : Qu'est-ce qui s'est passé?
Petit Monsieur : Ben j'écoute pas.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Maman pieuvre : Ben écoute!
Petit Monsieur, les yeux pleins d'eau : Mme G. m'a crié après! Pour la première fois! Elle a dit ta tête est pas dans la classe! Tu vas retourner en maternelle vu que tu écoutes pas bien!
Maman pieuvre : Elle a dit ça? Pour vrai?
Petit Monsieur, outré : Oui!
Maman pieuvre : Tu étais dans la lune, c'est ça?
Petit Monsieur : Oui. Elle m'a envoyé derrière le paravent où les tannants vont tout le temps.
Ouf. L'insulte suprême. Petit Monsieur est loin d'être tannant. Il se plaint d'ailleurs des amis qui font des conneries. Il réussit bien, il ne dérange pas les autres, il comprend vite, son problème, comme je l'ai expliqué au début de l'année dans ce blogue, c'est qu'il n'est pas assez occupé. Il termine vite, comprend vite et il décolle. Où va-t-il pendant ce temps? Que se passe-t-il dans sa tête? Je ne saurais le dire.
Mais il me semble que 2 et 2 font 4. Un enfant qui a presque toujours 100%, qui ne cause pas de problème et qui est dans la lune, si j'étais prof, il me semble que je verrais qu'il s'ennuie!
Bon.
Hier, mardi, il revient de l'école aussi piteux. Il était encore allé derrière le paravent. On dirait que même physiquement, il s'en ressent. Il a le dos un peu courbé, n'est pas fier de lui. Il est déçu. Il était même inquiet de partir ce matin, tout à coup il allait encore derrière le paravent!
En tous cas, à date, la méthode du paravent n'est pas très efficace. S'il est dans la lune, qu'est-ce que le fait d'être derrière le paravent va changer? Ça va être pire! Il voit rien. En plus, il est allé hier parce que Mme G. a dû lui répéter de faire son sac.
J'ai hâte qu'il vienne manger ce midi. Je lui ai dit tu vas voir, tu vas revenir et tu vas être content de me dire que tu as écouté! Que tu n'es pas allé derrière le paravent!
Il m'a crue. Quelle pression!
Objet décoratif? demanderez-vous. Ou encore, séparation visuelle entre le coin lecture et la classe peut-être?
Non.
Le paravent, c'est pour isoler les "cas". Ceux qui bougent trop, ceux qui n'écoutent pas, ceux qui ont de la difficulté à se concentrer, ceux qui se font toujours crier après, ceux qui dérangent.
Lundi, après l'école, Petit Monsieur avait un air désemparé. Il entre, il s'assoit dans l'entrée et ne bougeait pas. Il n'a pas pris la peine de retirer son habit de neige tellement il était découragé. Il restait là, assis, pendant que je parlais à sa soeur. Au bout de 5 minutes, il n'avait pas encore bougé. Je vais le voir pour lui demander ce qui se passe.
Petit Monsieur : J'ai pas eu une bonne journée.
Maman pieuvre : Qu'est-ce qui s'est passé?
Petit Monsieur : Ben j'écoute pas.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Maman pieuvre : Ben écoute!
Petit Monsieur, les yeux pleins d'eau : Mme G. m'a crié après! Pour la première fois! Elle a dit ta tête est pas dans la classe! Tu vas retourner en maternelle vu que tu écoutes pas bien!
Maman pieuvre : Elle a dit ça? Pour vrai?
Petit Monsieur, outré : Oui!
Maman pieuvre : Tu étais dans la lune, c'est ça?
Petit Monsieur : Oui. Elle m'a envoyé derrière le paravent où les tannants vont tout le temps.
Ouf. L'insulte suprême. Petit Monsieur est loin d'être tannant. Il se plaint d'ailleurs des amis qui font des conneries. Il réussit bien, il ne dérange pas les autres, il comprend vite, son problème, comme je l'ai expliqué au début de l'année dans ce blogue, c'est qu'il n'est pas assez occupé. Il termine vite, comprend vite et il décolle. Où va-t-il pendant ce temps? Que se passe-t-il dans sa tête? Je ne saurais le dire.
Mais il me semble que 2 et 2 font 4. Un enfant qui a presque toujours 100%, qui ne cause pas de problème et qui est dans la lune, si j'étais prof, il me semble que je verrais qu'il s'ennuie!
Bon.
Hier, mardi, il revient de l'école aussi piteux. Il était encore allé derrière le paravent. On dirait que même physiquement, il s'en ressent. Il a le dos un peu courbé, n'est pas fier de lui. Il est déçu. Il était même inquiet de partir ce matin, tout à coup il allait encore derrière le paravent!
En tous cas, à date, la méthode du paravent n'est pas très efficace. S'il est dans la lune, qu'est-ce que le fait d'être derrière le paravent va changer? Ça va être pire! Il voit rien. En plus, il est allé hier parce que Mme G. a dû lui répéter de faire son sac.
J'ai hâte qu'il vienne manger ce midi. Je lui ai dit tu vas voir, tu vas revenir et tu vas être content de me dire que tu as écouté! Que tu n'es pas allé derrière le paravent!
Il m'a crue. Quelle pression!
mercredi 21 janvier 2009
Boys will be boys
Petit Monsieur arrive pour dîner, l'air piteux.
Maman pieuvre : Allô!
Petit Monsieur, levant la tête : J'ai peur que tu me chicanes.
Maman pieuvre : Pourquoi?
Petit Monsieur, le coeur gros : Parce que j'ai eu une fiche!
Pour ceux qui ne connaissent pas le système scolaire primaire, une fiche est un compte-rendu d'un mauvais comportement de l'enfant qui doit être signée par le parent et rapportée à l'école le lendemain. C'est pour s'assurer que le parent sache ce qui s'est passé. Je n'ai aucune idée de quoi a l'air une fiche, je n'en ai jamais vue. Je la verrai ce soir.
Maman pieuvre, étonnée : Qu'est-ce qui s'est passé?
Petit Monsieur : Ben à la récré, Dominic a dit je veux me battre avec toi. J'ai dit jamais de la vie et je suis parti. Il a couru derrière moi, m'a sauté dans le dos et m'a poussé par terre. J'avais pas le choix, je me suis retourné et je l'ai poussé. Là mes 2 amis sont arrivés et tout le monde se chamaillait et on a eu des fiches.
Maman pieuvre, un peu bouche bée : T'es pas allé voir une surveillante au lieu de faire ça?
Petit Monsieur : Je m'en allais et il m'a poussé dans le dos! Les surveillantes étaient en train de parler à l'autre bout de la cour. Là elles ont vu ce qui se passait et sont arrivées et ont donné des fiches.
Bon. Dilemne. J'étais secrètement fière que mon fils se défende, qu'il se laisse pas faire. Mais il sait aussi qu'on ne doit pas avoir recours à la violence. Il a plein d'amis, réussit facilement à l'école, est doux, a un tempérament calme. Il me parle toujours avec découragement de ceux qui ne font que se battre (le fameux Dominic en est un...).
Maman pieuvre : Bon. On va en reparler ce soir quand tu apporteras ta fiche. Tu sais que je veux pas de comportements comme ça. S'il est encore après toi tu feras quoi?
Petit Monsieur : Je vais chercher une surveillante. Il a gâché ma journée! Tout allait bien, j'avais eu 100 dans mon travail de maths, j'avais eu de l'édu après et il voulait se battre pour rien.
Le téléphone sonne. C'est l'Homme. Je me cache dans une autre pièce et lui raconte ce qui s'est passé. Je dois vous dire que l'Homme avait la réputation de chef de la cour d'école quand il était jeune. Je m'attendais donc à ce qu'il brandisse haut et fort la continuation du règne de la cour d'école. Ce qu'il a dit m'a surprise :
L'Homme : Ah ben, fallait s'y attendre.
Maman pieuvre : Quoi?
L'Homme : Ben oui, il est populaire, il est bon à l'école, il est bon en sports, il va se faire écoeurer.
Maman pieuvre : Je comprends pas, il cherche pas du tout la bataille.
L'Homme : Ben c'est ça les gars.
Maman pieuvre : Je pensais que c'était les rejets et les nuls qui se faisaient écoeurer.
L'Homme : Eux aussi.
Maman pieuvre : Finalement, tout le monde se fait écoeurer!
L'Homme : Oui! Les gars montrent leur frustration comme ça.
Maman pieuvre : Mais y'a pas de fin à ça!
L'Homme : Ben jusqu'à temps qu'ils se mettent à 2 ou 3 pour lui faire mal.
Ah ben là, je suis vraiment stressée. Mon petit garçon aux grands yeux doux. Je ne peux pas me l'imaginer en train de se faire bûcher dessus. Bon, l'altercation de ce matin, c'était 4-5 jeunes de 1ere année en habits de neige en train de se pousser, mais la prochaine fois? Et si c'étaient des plus vieux?
Il fera son chemin, comme tout le monde. Mais c'est dur d'être maman...
Maman pieuvre : Allô!
Petit Monsieur, levant la tête : J'ai peur que tu me chicanes.
Maman pieuvre : Pourquoi?
Petit Monsieur, le coeur gros : Parce que j'ai eu une fiche!
Pour ceux qui ne connaissent pas le système scolaire primaire, une fiche est un compte-rendu d'un mauvais comportement de l'enfant qui doit être signée par le parent et rapportée à l'école le lendemain. C'est pour s'assurer que le parent sache ce qui s'est passé. Je n'ai aucune idée de quoi a l'air une fiche, je n'en ai jamais vue. Je la verrai ce soir.
Maman pieuvre, étonnée : Qu'est-ce qui s'est passé?
Petit Monsieur : Ben à la récré, Dominic a dit je veux me battre avec toi. J'ai dit jamais de la vie et je suis parti. Il a couru derrière moi, m'a sauté dans le dos et m'a poussé par terre. J'avais pas le choix, je me suis retourné et je l'ai poussé. Là mes 2 amis sont arrivés et tout le monde se chamaillait et on a eu des fiches.
Maman pieuvre, un peu bouche bée : T'es pas allé voir une surveillante au lieu de faire ça?
Petit Monsieur : Je m'en allais et il m'a poussé dans le dos! Les surveillantes étaient en train de parler à l'autre bout de la cour. Là elles ont vu ce qui se passait et sont arrivées et ont donné des fiches.
Bon. Dilemne. J'étais secrètement fière que mon fils se défende, qu'il se laisse pas faire. Mais il sait aussi qu'on ne doit pas avoir recours à la violence. Il a plein d'amis, réussit facilement à l'école, est doux, a un tempérament calme. Il me parle toujours avec découragement de ceux qui ne font que se battre (le fameux Dominic en est un...).
Maman pieuvre : Bon. On va en reparler ce soir quand tu apporteras ta fiche. Tu sais que je veux pas de comportements comme ça. S'il est encore après toi tu feras quoi?
Petit Monsieur : Je vais chercher une surveillante. Il a gâché ma journée! Tout allait bien, j'avais eu 100 dans mon travail de maths, j'avais eu de l'édu après et il voulait se battre pour rien.
Le téléphone sonne. C'est l'Homme. Je me cache dans une autre pièce et lui raconte ce qui s'est passé. Je dois vous dire que l'Homme avait la réputation de chef de la cour d'école quand il était jeune. Je m'attendais donc à ce qu'il brandisse haut et fort la continuation du règne de la cour d'école. Ce qu'il a dit m'a surprise :
L'Homme : Ah ben, fallait s'y attendre.
Maman pieuvre : Quoi?
L'Homme : Ben oui, il est populaire, il est bon à l'école, il est bon en sports, il va se faire écoeurer.
Maman pieuvre : Je comprends pas, il cherche pas du tout la bataille.
L'Homme : Ben c'est ça les gars.
Maman pieuvre : Je pensais que c'était les rejets et les nuls qui se faisaient écoeurer.
L'Homme : Eux aussi.
Maman pieuvre : Finalement, tout le monde se fait écoeurer!
L'Homme : Oui! Les gars montrent leur frustration comme ça.
Maman pieuvre : Mais y'a pas de fin à ça!
L'Homme : Ben jusqu'à temps qu'ils se mettent à 2 ou 3 pour lui faire mal.
Ah ben là, je suis vraiment stressée. Mon petit garçon aux grands yeux doux. Je ne peux pas me l'imaginer en train de se faire bûcher dessus. Bon, l'altercation de ce matin, c'était 4-5 jeunes de 1ere année en habits de neige en train de se pousser, mais la prochaine fois? Et si c'étaient des plus vieux?
Il fera son chemin, comme tout le monde. Mais c'est dur d'être maman...
mardi 13 janvier 2009
Code rouge, code blanc
Fillette était inquiète ce soir. M'enquérant de la source de cet état d'esprit, elle hésitait à se confier. Fidèle à son habitude, elle tournait autour du pot. Finalement, comme le dit si bien l'Homme : "le chat sort le sac."
Fillette : C'est juste que je suis stressée de quelque chose que Mme S. a dit aujourd'hui.
Maman pieuvre : Qu'est-ce qu'elle a dit (la maudite fatiguante qui stresse ma fille pour rien)?
Fillette : Ben elle a dit qu'il pouvait se passer des choses.
Maman pieuvre : Des choses.....
Fillette : Des choses graves.
Maman pieuvre : Comme...
Fillette : Ben un code rouge.
Maman pieuvre : ...
Fillette me regardait avec l'air de quelqu'un qui espérait ne pas avoir à m'expliquer ce qu'était le fameux code. À son grand désespoir, j'ai été obligée de lui demander :
Maman pieuvre : C'est quoi un code rouge?
Fillette : Ben c'est s'il arrive quelque chose de grave dans la classe, comme par exemple si le professeur fait une crise cardiaque, on doit fermer la porte et regarder de l'autre côté.
Maman pieuvre : !!!!!!!!!!!!!! C'est ça la procédure?
Fillette : Oui, et quand les ambulanciers arrivent, on ne doit pas regarder ce qu'ils font, on doit regarder par la fenêtre. Mme S. nous a aussi dit qu'il y a deux ans, un de ses élèves a fait une grosse crise, il lançait des bureaux et défonçait les murs. Si ça arrivait, il faudrait rester calmes et ne pas bouger. Mais tout à coup je ne suis pas capable de rester calme?
Maman pieuvre : Tu les connais les amis de ta classe, est-ce qu'il y en a qui feraient ça?
Fillette : Non.
Maman pieuvre : Bon alors c'est juste par précaution qu'elle a dit ça.
Fillette : Oui mais si le professeur est mort par terre...
Maman pieuvre : Ça n'arrivera pas ça.
Fillette : Oui mais tout à coup ça arrive, qui va s'occuper de nous?
Maman pieuvre : Inquiète-toi pas avec ça, c'est certain que tu aurais un autre professeur. Elle vous a expliqué des procédures. C'est comme le 911. Tu sais que s'il y a une urgence à la maison, tu signales le 911. Elle vous a dit quoi faire s'il y avait une urgence à l'école.
Fillette : C'est pas tout!
Maman pieuvre : Quoi d'autre?
Fillette : On va aussi pratiquer le code blanc.
Maman pieuvre : Bon c'est quoi ça?
Fillette : Ben si des gens arrivent avec des fusils et veulent rentrer dans les classes pour nous faire mal. Mme S. a dit que ça arrivait des fois.
Maman pieuvre, commençant à bouillir : C'est arrivé quelques fois, mais c'est très rare. Ça n'arrivera pas ici. C'est encore une procédure de sécurité, ils sont obligés de vous les montrer. Qu'est-ce qu'il faut faire quand c'est un code blanc?
Fillette : Il faut fermer la porte de la classe et se cacher sous notre bureau. Même que si on est à la salle de bains quand ça arrive, on doit se dépêcher de retourner dans notre classe. Si on est dans le local d'arts, on doit y rester et fermer la porte.
(Pas certaine de l'efficacité de la procédure, ça serait pas mieux de sacrer son camp au plus vite??)
Maman pieuvre : Bon, ça c'est des pratiques, comme les alarmes de feu.
Fillette : J'aimerais pas ça que ça arrive.
Maman pieuvre : Il ne faut pas que tu t'en fasses avec ça.
Fillette : Oui mais ça pourrait arriver!
Ouf! Je ne sais pas à qui j'en veux le plus : à Mme S. qui leur remplit la tête de scénarios violents ou à moi-même qui n'ai pu protéger ma fille de la laideur de la vie. Elle sait. Maintenant, elle sait qu'il y a des fous, des malades, des dérangés. Elle sait que tout peut arriver, même à 8 ans.
Sans avoir voulu lui créer une vie capitonée, protégée de tout et de tous, j'aurais voulu garder la vérité crue pour plus tard. J'aurais voulu qu'elle ne sache pas tout de suite les différentes possibilités de violence, de folie. Tant de détails étaient-ils vraiment nécessaires?
Maintenant, le mal est fait. Et commence à s'effriter son nuage ouaté.
Fillette : C'est juste que je suis stressée de quelque chose que Mme S. a dit aujourd'hui.
Maman pieuvre : Qu'est-ce qu'elle a dit (la maudite fatiguante qui stresse ma fille pour rien)?
Fillette : Ben elle a dit qu'il pouvait se passer des choses.
Maman pieuvre : Des choses.....
Fillette : Des choses graves.
Maman pieuvre : Comme...
Fillette : Ben un code rouge.
Maman pieuvre : ...
Fillette me regardait avec l'air de quelqu'un qui espérait ne pas avoir à m'expliquer ce qu'était le fameux code. À son grand désespoir, j'ai été obligée de lui demander :
Maman pieuvre : C'est quoi un code rouge?
Fillette : Ben c'est s'il arrive quelque chose de grave dans la classe, comme par exemple si le professeur fait une crise cardiaque, on doit fermer la porte et regarder de l'autre côté.
Maman pieuvre : !!!!!!!!!!!!!! C'est ça la procédure?
Fillette : Oui, et quand les ambulanciers arrivent, on ne doit pas regarder ce qu'ils font, on doit regarder par la fenêtre. Mme S. nous a aussi dit qu'il y a deux ans, un de ses élèves a fait une grosse crise, il lançait des bureaux et défonçait les murs. Si ça arrivait, il faudrait rester calmes et ne pas bouger. Mais tout à coup je ne suis pas capable de rester calme?
Maman pieuvre : Tu les connais les amis de ta classe, est-ce qu'il y en a qui feraient ça?
Fillette : Non.
Maman pieuvre : Bon alors c'est juste par précaution qu'elle a dit ça.
Fillette : Oui mais si le professeur est mort par terre...
Maman pieuvre : Ça n'arrivera pas ça.
Fillette : Oui mais tout à coup ça arrive, qui va s'occuper de nous?
Maman pieuvre : Inquiète-toi pas avec ça, c'est certain que tu aurais un autre professeur. Elle vous a expliqué des procédures. C'est comme le 911. Tu sais que s'il y a une urgence à la maison, tu signales le 911. Elle vous a dit quoi faire s'il y avait une urgence à l'école.
Fillette : C'est pas tout!
Maman pieuvre : Quoi d'autre?
Fillette : On va aussi pratiquer le code blanc.
Maman pieuvre : Bon c'est quoi ça?
Fillette : Ben si des gens arrivent avec des fusils et veulent rentrer dans les classes pour nous faire mal. Mme S. a dit que ça arrivait des fois.
Maman pieuvre, commençant à bouillir : C'est arrivé quelques fois, mais c'est très rare. Ça n'arrivera pas ici. C'est encore une procédure de sécurité, ils sont obligés de vous les montrer. Qu'est-ce qu'il faut faire quand c'est un code blanc?
Fillette : Il faut fermer la porte de la classe et se cacher sous notre bureau. Même que si on est à la salle de bains quand ça arrive, on doit se dépêcher de retourner dans notre classe. Si on est dans le local d'arts, on doit y rester et fermer la porte.
(Pas certaine de l'efficacité de la procédure, ça serait pas mieux de sacrer son camp au plus vite??)
Maman pieuvre : Bon, ça c'est des pratiques, comme les alarmes de feu.
Fillette : J'aimerais pas ça que ça arrive.
Maman pieuvre : Il ne faut pas que tu t'en fasses avec ça.
Fillette : Oui mais ça pourrait arriver!
Ouf! Je ne sais pas à qui j'en veux le plus : à Mme S. qui leur remplit la tête de scénarios violents ou à moi-même qui n'ai pu protéger ma fille de la laideur de la vie. Elle sait. Maintenant, elle sait qu'il y a des fous, des malades, des dérangés. Elle sait que tout peut arriver, même à 8 ans.
Sans avoir voulu lui créer une vie capitonée, protégée de tout et de tous, j'aurais voulu garder la vérité crue pour plus tard. J'aurais voulu qu'elle ne sache pas tout de suite les différentes possibilités de violence, de folie. Tant de détails étaient-ils vraiment nécessaires?
Maintenant, le mal est fait. Et commence à s'effriter son nuage ouaté.
jeudi 4 décembre 2008
Rencontres de bulletins
Ce soir, c'était LA soirée, la seule fois dans l'année où je bénéficiais d'un gros 10 minutes (pas une de plus, c'est indiqué partout) pour discuter avec les professeurs des enfants. Dix minutes pour savoir comment est notre enfant dans la classe, c'est pas long. Dix minutes pour passer à travers le bulletin avec le prof, c'est pas long. Dix minutes pour savoir comment nos enfants se comportent loin des yeux de maman et papa (car on pourrait avoir des surprises!), c'est pas long. Dix minutes pour discuter des problèmes (s'il y en a) et tenter de trouver des solutions (s'il y en a), c'est pas long.
Alors imaginez-vous donc que mes rencontres n'ont même pas duré les 10 minutes réglementaires...
Mme G : Bonsoir.
Maman pieuvre : Bonsoir! Alors comment ça va avec Petit Monsieur?
Mme G : Bien, ça va bien, comment il va à la maison?
Maman pieuvre : Mieux, franchement, ça s'est un peu placé, il est plus occupé en classe et il est plus enjoué.
Mme G : Ben tant mieux.
Maman pieuvre : ....
Mme G : ....
Maman pieuvre, intéressée : Bon, ben comment ça va avec les autres? Est-ce qu'il participe? Est-il attentif? Concentré?
Mme G : Oui, tout va bien.
Maman pieuvre : ....
Mme G : ....
Maman pieuvre, tentant de trouver un sujet de conversation pertinent : Alors il est assis où dans la classe?
Mme G : Là-bas dans le fond. Il a l'air d'aimer sa place.
Maman pieuvre, enjouée : Bon ben tant mieux!
Mme G : ....
Maman pieuvre, voulant à tout prix entendre parler de son fils : Avez-vous besoin de me dire autre chose?
Mme G : Non pas vraiment.
Maman pieuvre, stupéfaite : Bon ben merci pour votre temps!
Et de un. Maintenant, au tour du prof de Fillette.
Mme S : Bonsoir!
Maman pieuvre : Bonsoir. Alors comment ça va avec ma tannante? (petite blague subtile parce que Fillette est une élève modèle)
Mme S : Ah ben j'aimerais ça que tous mes élèves soient tannants comme elle! Elle parle pas beaucoup votre fille, j'aimerais qu'elle parle plus souvent lors de discussions.
Maman pieuvre, qui a entendu ce commentaire 1000 fois : Oui, on travaille très fort sur ça.
Mme S : Elle est assise entre deux garçons, je pense que je vais la changer de place.
Maman pieuvre, ne comprenant pas le rapport : Ah oui?
Mme S : Oui, elle mérite bien ça.
Maman pieuvre : Ah bon.
Mme S : ....
Maman pieuvre, cherchant quelque chose à dire : Et puis, comment ça se passe pendant les travaux d'équipe, les présentations, etc.?
Mme S, regardant l'heure : Bien, elle travaille bien en équipe, mais elle ne parle pas beaucoup.
(Vraiment? Je suis estomaquée)
Maman pieuvre : Oui, c'est notre défi continuel, on fait des gros efforts.
Mme S, se levant : Je pense que je vais la changer de place. Depuis le début de l'année qu'elle est entre 2 garçons. je vais faire ça demain.
Maman pieuvre, à la porte : Bon, si vous pensez que ça serait mieux...
Mme S : Merci d'être venue! Au plaisir!
Alors imaginez-vous donc que mes rencontres n'ont même pas duré les 10 minutes réglementaires...
Mme G : Bonsoir.
Maman pieuvre : Bonsoir! Alors comment ça va avec Petit Monsieur?
Mme G : Bien, ça va bien, comment il va à la maison?
Maman pieuvre : Mieux, franchement, ça s'est un peu placé, il est plus occupé en classe et il est plus enjoué.
Mme G : Ben tant mieux.
Maman pieuvre : ....
Mme G : ....
Maman pieuvre, intéressée : Bon, ben comment ça va avec les autres? Est-ce qu'il participe? Est-il attentif? Concentré?
Mme G : Oui, tout va bien.
Maman pieuvre : ....
Mme G : ....
Maman pieuvre, tentant de trouver un sujet de conversation pertinent : Alors il est assis où dans la classe?
Mme G : Là-bas dans le fond. Il a l'air d'aimer sa place.
Maman pieuvre, enjouée : Bon ben tant mieux!
Mme G : ....
Maman pieuvre, voulant à tout prix entendre parler de son fils : Avez-vous besoin de me dire autre chose?
Mme G : Non pas vraiment.
Maman pieuvre, stupéfaite : Bon ben merci pour votre temps!
Et de un. Maintenant, au tour du prof de Fillette.
Mme S : Bonsoir!
Maman pieuvre : Bonsoir. Alors comment ça va avec ma tannante? (petite blague subtile parce que Fillette est une élève modèle)
Mme S : Ah ben j'aimerais ça que tous mes élèves soient tannants comme elle! Elle parle pas beaucoup votre fille, j'aimerais qu'elle parle plus souvent lors de discussions.
Maman pieuvre, qui a entendu ce commentaire 1000 fois : Oui, on travaille très fort sur ça.
Mme S : Elle est assise entre deux garçons, je pense que je vais la changer de place.
Maman pieuvre, ne comprenant pas le rapport : Ah oui?
Mme S : Oui, elle mérite bien ça.
Maman pieuvre : Ah bon.
Mme S : ....
Maman pieuvre, cherchant quelque chose à dire : Et puis, comment ça se passe pendant les travaux d'équipe, les présentations, etc.?
Mme S, regardant l'heure : Bien, elle travaille bien en équipe, mais elle ne parle pas beaucoup.
(Vraiment? Je suis estomaquée)
Maman pieuvre : Oui, c'est notre défi continuel, on fait des gros efforts.
Mme S, se levant : Je pense que je vais la changer de place. Depuis le début de l'année qu'elle est entre 2 garçons. je vais faire ça demain.
Maman pieuvre, à la porte : Bon, si vous pensez que ça serait mieux...
Mme S : Merci d'être venue! Au plaisir!
lundi 17 novembre 2008
J'ai vu mon nom, donc je suis!
Fin de la journée d'école.
Maman pieuvre à Petit Monsieur : Et puis, as-tu passé une belle journée?
Petit Monsieur, plein d'enthousiasme : Oh ouiiiii! J'ai passé la meilleure journée!
Maman pieuvre, enjouée : Ah oui! Comment ça?
Petit Monsieur : J'ai eu mon nom au tableau maman!
Maman pieuvre : Wow! Je suis contente pour toi! Qu'est-ce que tu as fait pour que Mme G. écrive ton nom au tableau?
Petit Monsieur, souriant : Ben c'est parce que j'avais pas fait quelque chose.
Maman pieuvre, réfléchissant : ...........................
Maman pieuvre, ayant perdu son sourire : Ok donc c'est pas une bonne chose quand ton nom est au tableau si je comprends bien.
Petit Monsieur : Ben c'est parce que j'avais pas vidé mon sac d'école. Mais mon nom était écrit au tableau devant tout le monde!
Maman pieuvre, soupirant : Bon ben arrange-toi pour pas le voir trop souvent ton nom...
Maman pieuvre à Petit Monsieur : Et puis, as-tu passé une belle journée?
Petit Monsieur, plein d'enthousiasme : Oh ouiiiii! J'ai passé la meilleure journée!
Maman pieuvre, enjouée : Ah oui! Comment ça?
Petit Monsieur : J'ai eu mon nom au tableau maman!
Maman pieuvre : Wow! Je suis contente pour toi! Qu'est-ce que tu as fait pour que Mme G. écrive ton nom au tableau?
Petit Monsieur, souriant : Ben c'est parce que j'avais pas fait quelque chose.
Maman pieuvre, réfléchissant : ...........................
Maman pieuvre, ayant perdu son sourire : Ok donc c'est pas une bonne chose quand ton nom est au tableau si je comprends bien.
Petit Monsieur : Ben c'est parce que j'avais pas vidé mon sac d'école. Mais mon nom était écrit au tableau devant tout le monde!
Maman pieuvre, soupirant : Bon ben arrange-toi pour pas le voir trop souvent ton nom...
jeudi 30 octobre 2008
Suite de ma courte incursion dans le monde scolaire
Ce matin, vers 9h, le téléphone sonne.
Maman pieuvre : Allô?
Voix au bout du fil : Oui Mme X?
Maman pieuvre : Oui!
Voix au bout du fil : C'est Mme G., l'enseignante de Petit Monsieur.
Maman pieuvre (le coeur battant à tout rompre) : Oui bonjour, est-ce que tout va bien?
Mme G. : Oui oui, je voulais simplement savoir comment allait Petit Monsieur, suite à notre rencontre de l'autre jour, est-ce qu'il est moins découragé?
Maman pieuvre : oui, ça va un peu mieux, il m'a dit qu'il avait le droit de faire du travail dans les cahiers d'activités que je lui fournis pendant que les autres lisent leurs mots.
Mme G. : oui oui, c'est bien ça. En classe nous avons fini de voir l'alphabet et de tracer les lettres, on va pouvoir enfin passer à des petits textes, il devrait trouver le temps moins long.
Maman pieuvre : Les devoirs se font toujours en 20 secondes, mais il se plaint moins de ne rien apprendre.
Mme G. : J'ai parlé avec Mme R. (la directrice) et on a jugé qu'il serait mieux de faire toute sa 1ère année pour avoir la bonne base de l'écriture et l'an prochain on verra.
Maman pieuvre : Donc il ne sera même pas évalué?
Mme G. : Comme on est déjà en novembre et que ça peut prendre encore un certain temps avant que l'ortho le voie, on a jugé préférable qu'il fasse toute son année dans ma classe. De toute façon, ça va le motiver, il va être mon meilleur élève!
Maman pieuvre : ...
Mme G. : Les enfants aiment ça être les meilleurs.
Maman pieuvre : Je veux seulement qu'il ne s'ennuie pas et qu'il ne soit pas démotivé. Quand je vous ai rencontrée l'autre semaine, mon intention n'était pas de le changer de niveau, je voulais simplement qu'on trouve une solution pour qu'il ne me dise plus à tous les soirs qu'il trouve que l'école c'est ennuyant et qu'il soit un peu moins démotivé.
Mme G. : Je pense que ça va aller bien maintenant, c'est beaucoup plus actif dans la classe.
Maman pieuvre : Merci d'avoir pris de ses nouvelles et si on a d'autres problèmes, je vous tiendrai au courant.
Question de la tenir un peu aux aguets! Qu'elle se le tienne pour dit...
Maman pieuvre : Allô?
Voix au bout du fil : Oui Mme X?
Maman pieuvre : Oui!
Voix au bout du fil : C'est Mme G., l'enseignante de Petit Monsieur.
Maman pieuvre (le coeur battant à tout rompre) : Oui bonjour, est-ce que tout va bien?
Mme G. : Oui oui, je voulais simplement savoir comment allait Petit Monsieur, suite à notre rencontre de l'autre jour, est-ce qu'il est moins découragé?
Maman pieuvre : oui, ça va un peu mieux, il m'a dit qu'il avait le droit de faire du travail dans les cahiers d'activités que je lui fournis pendant que les autres lisent leurs mots.
Mme G. : oui oui, c'est bien ça. En classe nous avons fini de voir l'alphabet et de tracer les lettres, on va pouvoir enfin passer à des petits textes, il devrait trouver le temps moins long.
Maman pieuvre : Les devoirs se font toujours en 20 secondes, mais il se plaint moins de ne rien apprendre.
Mme G. : J'ai parlé avec Mme R. (la directrice) et on a jugé qu'il serait mieux de faire toute sa 1ère année pour avoir la bonne base de l'écriture et l'an prochain on verra.
Maman pieuvre : Donc il ne sera même pas évalué?
Mme G. : Comme on est déjà en novembre et que ça peut prendre encore un certain temps avant que l'ortho le voie, on a jugé préférable qu'il fasse toute son année dans ma classe. De toute façon, ça va le motiver, il va être mon meilleur élève!
Maman pieuvre : ...
Mme G. : Les enfants aiment ça être les meilleurs.
Maman pieuvre : Je veux seulement qu'il ne s'ennuie pas et qu'il ne soit pas démotivé. Quand je vous ai rencontrée l'autre semaine, mon intention n'était pas de le changer de niveau, je voulais simplement qu'on trouve une solution pour qu'il ne me dise plus à tous les soirs qu'il trouve que l'école c'est ennuyant et qu'il soit un peu moins démotivé.
Mme G. : Je pense que ça va aller bien maintenant, c'est beaucoup plus actif dans la classe.
Maman pieuvre : Merci d'avoir pris de ses nouvelles et si on a d'autres problèmes, je vous tiendrai au courant.
Question de la tenir un peu aux aguets! Qu'elle se le tienne pour dit...
mercredi 8 octobre 2008
Courte incursion dans le monde scolaire
Petit Monsieur est en première année. Ça fait tellement longtemps qu'il attend de faire enfin du "vrai travail". Depuis que Fillette va à l'école justement. SAUF QUE. Il (s'emmerdre royalement) s'ennuie pour mourir.
Comme il pleure presqu'à tous les soirs en clamant qu'il n'apprend rien, qu'il trouve ça trop facile, qu'il veut aller à l'université (rien de moins) et apprendre des choses nouvelles et difficiles, j'ai donc jugé bon d'avoir une petite discussion avec son prof, question de savoir si il n'y avait pas moyen de le tenir plus occupé ou de profiter du fait qu'il sait lire depuis longtemps pour qu'il en fasse un peu plus que les autres.
Maman pieuvre : Comment ça se passe avec Petit Monsieur dans la classe?
Mme G. : Ça se passe bien, il fonctionne bien, j'avoue qu'en lecture il a l'air de plus s'ennuyer mais à part ça il s'adapte bien.
Je commence donc à lui dire ce qui se passait le soir à la maison et qu'il est complètement démotivé (en 1ere année, ça commence bien).
Mme. G. : Vous devez comprendre que j'ai une classe très jeune, ils sont tous nés entre mai et août (comme Petit Monsieur d'ailleurs) et je dois aller très lentement. Je suis d'ailleurs déjà en retard dans mon programme et des fois je m'arracherais les cheveux.
Maman pieuvre : Je comprends très bien, il y en a qui ne connaissent pas leurs lettres encore, mais Petit Monsieur sait lire depuis longtemps, je lui donne des dictées le soir et je lui épelle des mots parce que les devoirs ça prend 15 secondes et qu'il veut travailler et apprendre. Est-ce que ça serait possible pendant que les autres apprennent leurs lettres que lui lise des textes ou des livres?
Mme G. : Bon vous devez comprendre que si je commence à donner du travail différent à Petit Monsieur que les autres vont se demander pourquoi lui et pas eux et...
Maman pieuvre : Ben ils ne savent pas lire! C'est ça la raison! Quand ils sauront lire, ils liront des textes!
Mme G. : Bon peut-être que je pourrais l'asseoir tout seul derrière l'étagère pendant la lecture comme ça les autres ne verraient pas qu'il fait du travail différent...
Maman pieuvre : Il me semble que ça attirerait encore plus l'attention sur lui de le mettre à part, non?
Mme G. : Ben non, il serait caché derrière le meuble.
Maman pieuvre : ...
Mme G. : ...
Maman pieuvre : Alors vous allez l'isoler des autres?
Mme G. : Ça serait la solution pour qu'il puisse lire des livres. Avec votre permission, je pourrais le faire évaluer.
Maman pieuvre : Évaluer???
Mme G. : Par l'orthopédagogue. Je vous promets rien là. C'est un long processus et je dois passer par la direction. L'orthopédagogue est débordée, je ne sais même pas si elle pourrait l'évaluer. Mais avec votre accord, je pourrais faire la demande.
Maman pieuvre : Et l'évaluation dira quoi?
Mme G. : Comme je vous dis, je vous promets rien. Je sais pas si elle pourra le voir mais elle évaluera il est rendu où au niveau académique. Elle va peut-être juger qu'il est prêt pour la 2ème ou qu'il lui manque juste quelques petites notions mais qu'il serait mieux en 2ème.
Maman pieuvre : Et après?
Mme G. : Si elle l'évalue (et je vous répète encore que je peux rien vous promettre, elle pourra peut-être même pas le voir) et qu'elle juge qu'il serait mieux en 2ème, ça sera à vous de décider si vous voulez qu'il change de niveau. Mais peut-être qu'il y a même pas de place en 2ème, peut-être que même s'il doit y aller il pourra pas. Comme je vous dis, je promets rien.
Maman pieuvre : ... si y'a pas de place en 2ème, ça sert à quoi de faire tout le processus?
Mme G. : Ben ché pas, c'est votre décision.
Maman pieuvre : Admettons que je décide de le faire évaluer et admettons que l'ortho puisse le voir, on saura quand?
Mme G. : Si jamais l'orthopédagogue peut l'évaluer (et je vous dis je ne suis pas certaine), c'est plusieurs rencontres, ensuite elle rédige un rapport, elle envoie ça à la direction et après...
Maman pieuvre : Finalement vous êtes en train de me dire que c'est long et laborieux?
Mme G. : J'aime mieux vous dire ça comme ça parce que je voudrais pas créer d'attentes...
Loin de moi l'idée d'avoir des attentes pour mon fils... vraiment pour qui elle me prend!!!
Comme il pleure presqu'à tous les soirs en clamant qu'il n'apprend rien, qu'il trouve ça trop facile, qu'il veut aller à l'université (rien de moins) et apprendre des choses nouvelles et difficiles, j'ai donc jugé bon d'avoir une petite discussion avec son prof, question de savoir si il n'y avait pas moyen de le tenir plus occupé ou de profiter du fait qu'il sait lire depuis longtemps pour qu'il en fasse un peu plus que les autres.
Maman pieuvre : Comment ça se passe avec Petit Monsieur dans la classe?
Mme G. : Ça se passe bien, il fonctionne bien, j'avoue qu'en lecture il a l'air de plus s'ennuyer mais à part ça il s'adapte bien.
Je commence donc à lui dire ce qui se passait le soir à la maison et qu'il est complètement démotivé (en 1ere année, ça commence bien).
Mme. G. : Vous devez comprendre que j'ai une classe très jeune, ils sont tous nés entre mai et août (comme Petit Monsieur d'ailleurs) et je dois aller très lentement. Je suis d'ailleurs déjà en retard dans mon programme et des fois je m'arracherais les cheveux.
Maman pieuvre : Je comprends très bien, il y en a qui ne connaissent pas leurs lettres encore, mais Petit Monsieur sait lire depuis longtemps, je lui donne des dictées le soir et je lui épelle des mots parce que les devoirs ça prend 15 secondes et qu'il veut travailler et apprendre. Est-ce que ça serait possible pendant que les autres apprennent leurs lettres que lui lise des textes ou des livres?
Mme G. : Bon vous devez comprendre que si je commence à donner du travail différent à Petit Monsieur que les autres vont se demander pourquoi lui et pas eux et...
Maman pieuvre : Ben ils ne savent pas lire! C'est ça la raison! Quand ils sauront lire, ils liront des textes!
Mme G. : Bon peut-être que je pourrais l'asseoir tout seul derrière l'étagère pendant la lecture comme ça les autres ne verraient pas qu'il fait du travail différent...
Maman pieuvre : Il me semble que ça attirerait encore plus l'attention sur lui de le mettre à part, non?
Mme G. : Ben non, il serait caché derrière le meuble.
Maman pieuvre : ...
Mme G. : ...
Maman pieuvre : Alors vous allez l'isoler des autres?
Mme G. : Ça serait la solution pour qu'il puisse lire des livres. Avec votre permission, je pourrais le faire évaluer.
Maman pieuvre : Évaluer???
Mme G. : Par l'orthopédagogue. Je vous promets rien là. C'est un long processus et je dois passer par la direction. L'orthopédagogue est débordée, je ne sais même pas si elle pourrait l'évaluer. Mais avec votre accord, je pourrais faire la demande.
Maman pieuvre : Et l'évaluation dira quoi?
Mme G. : Comme je vous dis, je vous promets rien. Je sais pas si elle pourra le voir mais elle évaluera il est rendu où au niveau académique. Elle va peut-être juger qu'il est prêt pour la 2ème ou qu'il lui manque juste quelques petites notions mais qu'il serait mieux en 2ème.
Maman pieuvre : Et après?
Mme G. : Si elle l'évalue (et je vous répète encore que je peux rien vous promettre, elle pourra peut-être même pas le voir) et qu'elle juge qu'il serait mieux en 2ème, ça sera à vous de décider si vous voulez qu'il change de niveau. Mais peut-être qu'il y a même pas de place en 2ème, peut-être que même s'il doit y aller il pourra pas. Comme je vous dis, je promets rien.
Maman pieuvre : ... si y'a pas de place en 2ème, ça sert à quoi de faire tout le processus?
Mme G. : Ben ché pas, c'est votre décision.
Maman pieuvre : Admettons que je décide de le faire évaluer et admettons que l'ortho puisse le voir, on saura quand?
Mme G. : Si jamais l'orthopédagogue peut l'évaluer (et je vous dis je ne suis pas certaine), c'est plusieurs rencontres, ensuite elle rédige un rapport, elle envoie ça à la direction et après...
Maman pieuvre : Finalement vous êtes en train de me dire que c'est long et laborieux?
Mme G. : J'aime mieux vous dire ça comme ça parce que je voudrais pas créer d'attentes...
Loin de moi l'idée d'avoir des attentes pour mon fils... vraiment pour qui elle me prend!!!
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