Chers lecteurs,
Dans 2 jours, ma petite famille et moi-même nous envolerons vers la jungle verdoyante du Costa Rica. Pour deux semaines!!! Je ne me peux plus, on voyage souvent, mais on dirait que je n'ai jamais eu aussi hâte. Peut-être parce que j'ai passé l'année à travailler à temps plein, ce que je n'avais pas fait depuis 10 ans. Peut-être parce que j'ai eu un automne de c.., ma santé n'a pas été super, j'ai fait beaucoup d'insomnie, etc. Peut-être parce que pour la première fois nous partons 2 semaines. Peut-être parce que nous avons loué une superbe maison et que nous ne serons pas entassés dans une chambre d'hôtel.
Peu importe.
J'ai tellement hâte. J'en ai vraiment besoin. Nous en avons tous besoin.
Au programme :
Tyrolienne dans la jungle et parmi les singes
Cours de surf pour Petit Monsieur
Pêche en haute mer pour Fillette
Baignade dans un lagon d'eau phosporescente avec chute d'eau spectaculaire
Visite d'un volcan
Relaxation
Relaxation
Relaxation
Je tenais à vous souhaiter une superbe année 2012, en santé, en amour, en abondance, avec vos proches. Tout ce que vous désirez, et même plus.
Pour ma part, je souhaite retrouver mon énergie et mon sommeil d'antan, et je souhaite passer à travers mon année à la Gestapo.
Je prendrai un petit drink à votre santé (même si je ne bois à peu près pas, je vais me forcer pour vous!!)
Je vous reviens plus tard en janvier avec un compte rendu de nos anecdotes.
Merci pour votre fidélité!
samedi 31 décembre 2011
samedi 17 décembre 2011
The Dark Side
Voilà, c'est fait.
J'ai signé.
Pour un an.
Avec la Gestapo.
Au secours.
J'ai vraiment l'impression d'avoir vendu mon âme au Diable. Moi, qui recherche depuis toujours la liberté, qui ai tout fait pour rester sans attaches. Moi, qui ai horreur de la routine, qui milite en faveur des consultants.
Mais qu'est-ce qui m'a pris?
J'ai comme deux ou trois boulets autour du cou. C'est psychologique, je sais, mais je me sens prise à la gorge.
C'est juste un an. Si je réussis à y rester un an...
Je ne sais pas ce que j'ai, mes collègues sont super contents que je reste, je ne me tue pas à la tâche, j'ai un bel horaire, je suis à la maison à 16 h.
C'est juste que j'ai pris une décision qui va contre mes principes. Je suis en train de m'enraciner. Et je n'aime pas ça.
Pourquoi l'ai-je fait, me demandez-vous?
Le salaire est très bon, les collègues sont super, la paresse aussi peut-être? Je suis très fatiguée depuis quelques mois, et le travail n'est pas stressant ni trop demandant. C'est parfait jusqu'à ce que je me remette complètement sur pieds.
J'ai vendu mon âme à la Gestapo.
Quand j'ai signé, j'ai remercié Goering pour l'opportunité. Elle a répondu :
Nous somme regagnants.
On verra bien!
J'ai signé.
Pour un an.
Avec la Gestapo.
Au secours.
J'ai vraiment l'impression d'avoir vendu mon âme au Diable. Moi, qui recherche depuis toujours la liberté, qui ai tout fait pour rester sans attaches. Moi, qui ai horreur de la routine, qui milite en faveur des consultants.
Mais qu'est-ce qui m'a pris?
J'ai comme deux ou trois boulets autour du cou. C'est psychologique, je sais, mais je me sens prise à la gorge.
C'est juste un an. Si je réussis à y rester un an...
Je ne sais pas ce que j'ai, mes collègues sont super contents que je reste, je ne me tue pas à la tâche, j'ai un bel horaire, je suis à la maison à 16 h.
C'est juste que j'ai pris une décision qui va contre mes principes. Je suis en train de m'enraciner. Et je n'aime pas ça.
Pourquoi l'ai-je fait, me demandez-vous?
Le salaire est très bon, les collègues sont super, la paresse aussi peut-être? Je suis très fatiguée depuis quelques mois, et le travail n'est pas stressant ni trop demandant. C'est parfait jusqu'à ce que je me remette complètement sur pieds.
J'ai vendu mon âme à la Gestapo.
Quand j'ai signé, j'ai remercié Goering pour l'opportunité. Elle a répondu :
Nous somme regagnants.
On verra bien!
mardi 15 novembre 2011
L'Élite
Fillette est en 6e année. Au Québec, c'est la denière année du primaire. L'an prochain, elle commencera son secondaire (5 ans).
Dans notre région, il y a un immense choix d'écoles secondaires. Des écoles privées coûteuses, des programmes spécialisés peu coûteux, et le secondaire régulier. Il y a des programmes pour tous : les férus d'informatique, les acteurs en herbe, les athlètes, les matheux, les amateurs de plein-air et de cirque, bref, pour tous les goûts.
Hier soir avait lieu la rencontre de parents (le sales pitch) dans un des collèges les plus prisés du Québec (oui oui, de toute la province, pas seulement de notre région).
Fillette veut aller dans une école qui offre le programme spécialisé en arts.
L'Homme ne veut rien savoir. Il veut qu'elle aille où on a eu la rencontre (le sales pitch) hier.
Ça promet.
Ce collège accepte plus de garçons que de filles.
Ce collège n'offre que le programme enrichi.
L'Homme est convaincu que l'éducation y est supérieure.
Ce collège coûte 4 000 $ par année. Bien sûr qu'ils vont nous dire qu'ils en font plus qu'ailleurs. (Je l'espère bien, au prix qu'on va peut-être payer!!)
Je ne suis pas convaincue que ce soit le bon endroit pour Fillette, mais ça, c'est une autre histoire.
Bref, revenons à notre sales pitch.
Ça faisait 5 minutes que le discours de promotion de l'établissement était commencé. La salle était remplie de parents anxieux (à part moi) qui veulent tout faire pour que leur enfant aille à cette école. Je zieutais les sacs à mains surdimensionnés, soupçonnant la présence de quelques enveloppes brunes.
Tout à coup, le responsable de l'établissement dit dans le micro : J'en vois qui sourissent dans la salle.
Ah oui. Nous sourissons, vous sourissez, ils sourissent.
Je me penche vers l'Homme.
Maman pieuvre, les dents serrées : Il a dit sourissent.
L'Homme, feignant de ne pas avoir entendu : Quoi?
Maman pieuvre, écarquillant les yeux : Il a dit sourissent.
L'Homme : Ah...
Maman pieuvre : On va payer 4 000 $ par année pour l'envoyer dans une école où ils savent pas parler??
L'Homme : Ben lui c'est pas un prof...
Maman pieuvre : Euh... on s'en fout! Il représente le collège et c'est la rencontre de parents. C'est la première impression qu'on a de l'établissement. Il pourrait faire un effort!
Vous savez comment je suis avec la langue française. Ce collège se vante de n'accepter que l'élite en ses murs.
Ils devraient commencer par joindre la parole aux gestes et recruter du personnel qualifié.
C'est tout ce que j'ai à dire de cette école. Si Fillette veut y aller, je vais l'appuyer, c'est certain. Mais de prime abord, je ne suis pas impressionnée.
Dans notre région, il y a un immense choix d'écoles secondaires. Des écoles privées coûteuses, des programmes spécialisés peu coûteux, et le secondaire régulier. Il y a des programmes pour tous : les férus d'informatique, les acteurs en herbe, les athlètes, les matheux, les amateurs de plein-air et de cirque, bref, pour tous les goûts.
Hier soir avait lieu la rencontre de parents (le sales pitch) dans un des collèges les plus prisés du Québec (oui oui, de toute la province, pas seulement de notre région).
Fillette veut aller dans une école qui offre le programme spécialisé en arts.
L'Homme ne veut rien savoir. Il veut qu'elle aille où on a eu la rencontre (le sales pitch) hier.
Ça promet.
Ce collège accepte plus de garçons que de filles.
Ce collège n'offre que le programme enrichi.
L'Homme est convaincu que l'éducation y est supérieure.
Ce collège coûte 4 000 $ par année. Bien sûr qu'ils vont nous dire qu'ils en font plus qu'ailleurs. (Je l'espère bien, au prix qu'on va peut-être payer!!)
Je ne suis pas convaincue que ce soit le bon endroit pour Fillette, mais ça, c'est une autre histoire.
Bref, revenons à notre sales pitch.
Ça faisait 5 minutes que le discours de promotion de l'établissement était commencé. La salle était remplie de parents anxieux (à part moi) qui veulent tout faire pour que leur enfant aille à cette école. Je zieutais les sacs à mains surdimensionnés, soupçonnant la présence de quelques enveloppes brunes.
Tout à coup, le responsable de l'établissement dit dans le micro : J'en vois qui sourissent dans la salle.
Ah oui. Nous sourissons, vous sourissez, ils sourissent.
Je me penche vers l'Homme.
Maman pieuvre, les dents serrées : Il a dit sourissent.
L'Homme, feignant de ne pas avoir entendu : Quoi?
Maman pieuvre, écarquillant les yeux : Il a dit sourissent.
L'Homme : Ah...
Maman pieuvre : On va payer 4 000 $ par année pour l'envoyer dans une école où ils savent pas parler??
L'Homme : Ben lui c'est pas un prof...
Maman pieuvre : Euh... on s'en fout! Il représente le collège et c'est la rencontre de parents. C'est la première impression qu'on a de l'établissement. Il pourrait faire un effort!
Vous savez comment je suis avec la langue française. Ce collège se vante de n'accepter que l'élite en ses murs.
Ils devraient commencer par joindre la parole aux gestes et recruter du personnel qualifié.
C'est tout ce que j'ai à dire de cette école. Si Fillette veut y aller, je vais l'appuyer, c'est certain. Mais de prime abord, je ne suis pas impressionnée.
jeudi 10 novembre 2011
Je suis vivante
Bonjour!!
Désolée de vous avoir négligés, chers lecteurs, mais j'ai de bonnes raisons. Problèmes d'ordi, privée d'ordi pendant plusieurs semaines, j'en ai maintenant un nouveau depuis hier. Alleluia!
Ensuite, physiquement, je vais moyen. Quelques malaises entrecoupent mes bonnes journées. Je suis suivie par contre, on verra ce que ça donne. J'ai un autre rendez-vous la semaine prochaine. Je suis " dans le système ", et au Québec, c'est majeur!!
La semaine dernière, j'ai été convoquée en secret par Georing. M'attendant à ce que le couperet tombe, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que non, il n'y avait plus de budget pour engager du personnel via des agences, mais qu'on m'offrait un contrat d'un an directement avec la Gestapo. Pensez-y. Qui, de son propre gré, voudrait rester avec la Gestapo??
Pourtant, après que ma réaction initiale ait été négative (je suis un esprit libre et j'aime le changement!!), j'ai répondu que j'aimerais y réfléchir une fois une offre concrète entre les mains. Goering m'a dit qu'elle comprenait.
J'attends toujours.
Elle veut que le contrat débute le 2 janvier (le mien se termine le 30 décembre).
Je n'ai toujours pas vu l'ombre d'une feuille de papier.
En attendant, je m'occupe de tout pendant que l'Homme est encore à Paris. Petit Monsieur fait 2 conjonctivites, Fillette doit changer son programme d'insuline et je devrai la réveiller la nuit (et moi aussi, par le fait même!!) pour qu'elle teste sa glycémie à 2 h du matin pour voir si les doses sont adéquates. Pénible.
En fin de semaine, ce sont les portes ouvertes pour les écoles secondaires. On va aller visiter les 2 choix de Fillette pour l'an prochain. La semaine prochaine, rencontres de bulletin pour les deux enfants, rencontres de parents dans les écoles secondaires, et spectacle vendredi soir.
Dans le temps de le dire, on sera au mois de décembre...
Noel approche à grands pas (désolée, je ne trouve pas le tréma sur mon nouveau clavier!!)
Désolée de vous avoir négligés, chers lecteurs, mais j'ai de bonnes raisons. Problèmes d'ordi, privée d'ordi pendant plusieurs semaines, j'en ai maintenant un nouveau depuis hier. Alleluia!
Ensuite, physiquement, je vais moyen. Quelques malaises entrecoupent mes bonnes journées. Je suis suivie par contre, on verra ce que ça donne. J'ai un autre rendez-vous la semaine prochaine. Je suis " dans le système ", et au Québec, c'est majeur!!
La semaine dernière, j'ai été convoquée en secret par Georing. M'attendant à ce que le couperet tombe, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que non, il n'y avait plus de budget pour engager du personnel via des agences, mais qu'on m'offrait un contrat d'un an directement avec la Gestapo. Pensez-y. Qui, de son propre gré, voudrait rester avec la Gestapo??
Pourtant, après que ma réaction initiale ait été négative (je suis un esprit libre et j'aime le changement!!), j'ai répondu que j'aimerais y réfléchir une fois une offre concrète entre les mains. Goering m'a dit qu'elle comprenait.
J'attends toujours.
Elle veut que le contrat débute le 2 janvier (le mien se termine le 30 décembre).
Je n'ai toujours pas vu l'ombre d'une feuille de papier.
En attendant, je m'occupe de tout pendant que l'Homme est encore à Paris. Petit Monsieur fait 2 conjonctivites, Fillette doit changer son programme d'insuline et je devrai la réveiller la nuit (et moi aussi, par le fait même!!) pour qu'elle teste sa glycémie à 2 h du matin pour voir si les doses sont adéquates. Pénible.
En fin de semaine, ce sont les portes ouvertes pour les écoles secondaires. On va aller visiter les 2 choix de Fillette pour l'an prochain. La semaine prochaine, rencontres de bulletin pour les deux enfants, rencontres de parents dans les écoles secondaires, et spectacle vendredi soir.
Dans le temps de le dire, on sera au mois de décembre...
Noel approche à grands pas (désolée, je ne trouve pas le tréma sur mon nouveau clavier!!)
lundi 26 septembre 2011
Un nouvel indice à propos de l'Étrange M.
J., une adjointe au bureau, devait donner des documents à l'Étrange M. Elle va la voir, elle n'était pas à son bureau. Elle lui laisse un message sur sa boîte vocale.
Quelques heures plus tard, pas de nouvelles de l'Étrange M.
J. se lève et l'aperçoit en conversation avec G. Elle lui donne le document.
L'Étrange M. : C'est pour moi?
J. : Oui. Je suis allée te voir, je t'ai laissé un message, comme tu ne me rappelais pas, je suis OBLIGÉE de me LEVER et de venir te porter le document EN PERSONNE.
(Il s'agit ici d'une blague, le bureau de J. étant à 10 pas du bureau de l'Étrange M.)
L'Étrange M. devient tout à coup mal à l'aise. Elle se dirige vers la salle de bain.
Un peu plus tard...
S., s'adressant à J. : Je sais pas ce que tu as dit à l'Étrange M., mais elle est complètement bouleversée. Elle arpente les couloirs et se parle presque à elle-même. Elle n'a pas l'air de bien filer.
J., s'en voulant à mort, retrouve l'Étrange M.
J. : Tu sais, c'est une blague que j'ai dite tout à l'heure. Ne t'en fais pas avec ça, calme-toi.
L'Étrange M., outrée : Ah oui??? Une blague?? La prochaine fois, avise-moi si tu fais une blague. Tu sauras que quand j'étais jeune, j'avais une mère très sévère qui me criait tout le temps par la tête. Quand tu m'as dit ça tout à l'heure, je pensais que tu me CHICANAIS, j'ai vu MA MÈRE.
J. : ... je m'excuse, je ne pensais pas...
L'Étrange M., les yeux pleins d'eau : C'est pas drôle.
Gulp.
Au moins ça explique pourquoi elle veut changer de nom.
P.S. En passant, je vais mieux. Merci.
Quelques heures plus tard, pas de nouvelles de l'Étrange M.
J. se lève et l'aperçoit en conversation avec G. Elle lui donne le document.
L'Étrange M. : C'est pour moi?
J. : Oui. Je suis allée te voir, je t'ai laissé un message, comme tu ne me rappelais pas, je suis OBLIGÉE de me LEVER et de venir te porter le document EN PERSONNE.
(Il s'agit ici d'une blague, le bureau de J. étant à 10 pas du bureau de l'Étrange M.)
L'Étrange M. devient tout à coup mal à l'aise. Elle se dirige vers la salle de bain.
Un peu plus tard...
S., s'adressant à J. : Je sais pas ce que tu as dit à l'Étrange M., mais elle est complètement bouleversée. Elle arpente les couloirs et se parle presque à elle-même. Elle n'a pas l'air de bien filer.
J., s'en voulant à mort, retrouve l'Étrange M.
J. : Tu sais, c'est une blague que j'ai dite tout à l'heure. Ne t'en fais pas avec ça, calme-toi.
L'Étrange M., outrée : Ah oui??? Une blague?? La prochaine fois, avise-moi si tu fais une blague. Tu sauras que quand j'étais jeune, j'avais une mère très sévère qui me criait tout le temps par la tête. Quand tu m'as dit ça tout à l'heure, je pensais que tu me CHICANAIS, j'ai vu MA MÈRE.
J. : ... je m'excuse, je ne pensais pas...
L'Étrange M., les yeux pleins d'eau : C'est pas drôle.
Gulp.
Au moins ça explique pourquoi elle veut changer de nom.
P.S. En passant, je vais mieux. Merci.
lundi 12 septembre 2011
Malaise
Je ne vous donne pas de nouvelles souvent depuis quelque temps, et je m'en excuse. Disons que je ne suis pas au meilleur de ma forme.
Mercredi dernier, j'étais tranquillement assise à mon bureau en train de travailler (oui, oui, ça m'arrive!!)
Soudain, c'est comme si tout le sang de mon corps partait du sommet de mon crâne et se rendait à mes pieds d'un seul coup. Une grande faiblesse. Je pensais m'évanouir à mon bureau.
Je décide d'aller à la salle de bains, en pensant qu'une petit marche raviverait ma circulation sanguine. Je remplis ma bouteille d'eau, en bois quelques gorgées. Je reviens m'asseoir, je ne vais pas mieux. Je regarde autour, mon bureau n'est pas assez grand pour que je puisse me coucher par terre. Je ne veux pas non plus me coucher de tout mon long devant tout le monde au bureau. Je vais voir ma voisine, S. pour lui demander s'il y a un endroit dans la Société où m'étendre, car je ne vais pas bien. S. se lève d'un bond, me dis que je suis d'une pâleur maladive et va chercher V., le collègue du groupe responsable en cas d'urgence ou d'incendie et qui, par le fait même, est un bon copain. Son bureau étant à l'autre bout de l'étage, S. y va en courant. Pauvre elle. Elle est déjà de nature stressée.
V. arrive dans mon bureau. J'étais assise. Je m'allonge les jambes sur une autre chaise. Il me pose les questions d'usage :
- As-tu mal en quelque part?
- As-tu mangé ce matin?
- As-tu chaud?
- As-tu la bouche sèche?
Je réponds que j'ai seulement les jambes molles.
Goering arrive en trombe du haut de ses talons de 6 pouces. Elle dit bon, on va appeler 911, ils vont venir te chercher en ambulance etc. Je ne voulais rien savoir de tout ce cirque. Elle me dit : Je sais que tu n'as pas terminé tes études de médecine, mais c'est pas toi qui décides. C'est une blague, je n'ai jamais étudié en médecine, elle disait ça pour me faire comprendre que je ne connais rien dans ça. Elle a fait de l'humour, cette chère Goering!!
Tout ce que je veux, c'est me coucher pour reprendre mes esprits. La sécurité de l'immeuble arrive avec une chaise roulante pour me reconduire dans le sous-sol où il y a un sofa. La dame me dit qu'elle passera aux dix minutes. Elle me laisse et ferme la porte. J'ai envie... je dois me lever et je ne sais absolument pas où est la salle de bain dans le tréfonds de la Société. Je sors de la pièce en titubant, trouve quelqu'un qui me dirige. Je me rends tant bien que mal à la salle de bain, en espérant retrouver mon chemin par la suite et retourner dans la pièce sur mes deux jambes.
Je veux m'en aller chez moi, mais personne ne me laisse partir. Il ne serait pas prudent que je prenne le volant. Quelques heures plus tard, l'Homme vient me chercher. Je rentre enfin chez moi. Tout l'après-midi, j'ai filé très moyennement.
Le lendemain, je me lève avec les jambes molles. J'ai eu les jambes molles tout l'avant-midi. Je décide de ne pas aller travailler. Tant pis. Je vais me reposer.
Le soir venu, c'était la rencontre avec les enseignants des enfants. L'Homme allait dans la classe de Fillette, et moi, dans celle de Petit Monsieur.
Dix minutes après le début de la rencontre, j'ai comme un malaise encore. Pas aussi gros que celui de la veille, mais quand même. Je regarde autour, paniquée. Je voudrais m'en aller, mais je suis venue à pied. Je ne veux pas perdre conscience devant le prof et tous les parents. J'étire les jambes, je me déplace sur ma chaise, je respire à fond. Ça semble passer. Je réussis à rester toute l'heure. Mais j,ai définitivement quelque chose qui ne va pas.
De retour à la maison, j'appelle une copine médecin pour lui raconter tout ça. Elle trouve étrange que ça soit arrivé pendant que j'étais tranquillement assise. Elle dit qu'elle va me faire un papier pour une consultation en cardiologie, car ça pourrait être une arythmie.
Le lendemain, j'allais mieux, mais pas complètement top. Je prends congé de nouveau. La fin de semaine arrive, je suis assez bien. Mais toujours pas au meilleur de ma forme. Régulièrement, j'ai des crampes au coeur, comme des pincements, et des débuts de malaises.
Je décide de venir travailler ce matin. Travailler est un grand mot, j'ai plutôt passé mon temps à rassurer les gens et à expliquer les démarches que j'ai faites. Toute la journée, j'ai eu des pincements et plusieurs débuts de malaise. J'attends d'avoir un rendez-vous en cardiologie. Mais avec le système de santé qu'on a...
Mercredi dernier, j'étais tranquillement assise à mon bureau en train de travailler (oui, oui, ça m'arrive!!)
Soudain, c'est comme si tout le sang de mon corps partait du sommet de mon crâne et se rendait à mes pieds d'un seul coup. Une grande faiblesse. Je pensais m'évanouir à mon bureau.
Je décide d'aller à la salle de bains, en pensant qu'une petit marche raviverait ma circulation sanguine. Je remplis ma bouteille d'eau, en bois quelques gorgées. Je reviens m'asseoir, je ne vais pas mieux. Je regarde autour, mon bureau n'est pas assez grand pour que je puisse me coucher par terre. Je ne veux pas non plus me coucher de tout mon long devant tout le monde au bureau. Je vais voir ma voisine, S. pour lui demander s'il y a un endroit dans la Société où m'étendre, car je ne vais pas bien. S. se lève d'un bond, me dis que je suis d'une pâleur maladive et va chercher V., le collègue du groupe responsable en cas d'urgence ou d'incendie et qui, par le fait même, est un bon copain. Son bureau étant à l'autre bout de l'étage, S. y va en courant. Pauvre elle. Elle est déjà de nature stressée.
V. arrive dans mon bureau. J'étais assise. Je m'allonge les jambes sur une autre chaise. Il me pose les questions d'usage :
- As-tu mal en quelque part?
- As-tu mangé ce matin?
- As-tu chaud?
- As-tu la bouche sèche?
Je réponds que j'ai seulement les jambes molles.
Goering arrive en trombe du haut de ses talons de 6 pouces. Elle dit bon, on va appeler 911, ils vont venir te chercher en ambulance etc. Je ne voulais rien savoir de tout ce cirque. Elle me dit : Je sais que tu n'as pas terminé tes études de médecine, mais c'est pas toi qui décides. C'est une blague, je n'ai jamais étudié en médecine, elle disait ça pour me faire comprendre que je ne connais rien dans ça. Elle a fait de l'humour, cette chère Goering!!
Tout ce que je veux, c'est me coucher pour reprendre mes esprits. La sécurité de l'immeuble arrive avec une chaise roulante pour me reconduire dans le sous-sol où il y a un sofa. La dame me dit qu'elle passera aux dix minutes. Elle me laisse et ferme la porte. J'ai envie... je dois me lever et je ne sais absolument pas où est la salle de bain dans le tréfonds de la Société. Je sors de la pièce en titubant, trouve quelqu'un qui me dirige. Je me rends tant bien que mal à la salle de bain, en espérant retrouver mon chemin par la suite et retourner dans la pièce sur mes deux jambes.
Je veux m'en aller chez moi, mais personne ne me laisse partir. Il ne serait pas prudent que je prenne le volant. Quelques heures plus tard, l'Homme vient me chercher. Je rentre enfin chez moi. Tout l'après-midi, j'ai filé très moyennement.
Le lendemain, je me lève avec les jambes molles. J'ai eu les jambes molles tout l'avant-midi. Je décide de ne pas aller travailler. Tant pis. Je vais me reposer.
Le soir venu, c'était la rencontre avec les enseignants des enfants. L'Homme allait dans la classe de Fillette, et moi, dans celle de Petit Monsieur.
Dix minutes après le début de la rencontre, j'ai comme un malaise encore. Pas aussi gros que celui de la veille, mais quand même. Je regarde autour, paniquée. Je voudrais m'en aller, mais je suis venue à pied. Je ne veux pas perdre conscience devant le prof et tous les parents. J'étire les jambes, je me déplace sur ma chaise, je respire à fond. Ça semble passer. Je réussis à rester toute l'heure. Mais j,ai définitivement quelque chose qui ne va pas.
De retour à la maison, j'appelle une copine médecin pour lui raconter tout ça. Elle trouve étrange que ça soit arrivé pendant que j'étais tranquillement assise. Elle dit qu'elle va me faire un papier pour une consultation en cardiologie, car ça pourrait être une arythmie.
Le lendemain, j'allais mieux, mais pas complètement top. Je prends congé de nouveau. La fin de semaine arrive, je suis assez bien. Mais toujours pas au meilleur de ma forme. Régulièrement, j'ai des crampes au coeur, comme des pincements, et des débuts de malaises.
Je décide de venir travailler ce matin. Travailler est un grand mot, j'ai plutôt passé mon temps à rassurer les gens et à expliquer les démarches que j'ai faites. Toute la journée, j'ai eu des pincements et plusieurs débuts de malaise. J'attends d'avoir un rendez-vous en cardiologie. Mais avec le système de santé qu'on a...
mercredi 17 août 2011
Back from the USA
Ouf. J'hésite à l'affirmer. Je l'ai dit à quelques reprises pendant ces 2 semaines. Mais avec du recul, je ne sais plus.
Plus jamais. Peut-être. C'est ça. Peut-être, mais pas avant longtemps.
Nous revenons de deux semaines aux États-Unis EN VOITURE. Notre premier road trip. 3 500 km en 2 petites semaines, l'auto remplie jusqu'au plafond. Les enfants ont été plus patients que moi je dirais.
Premier arrêt : Pennsylvanie (pour couper le voyage en deux disons).
Deuxième arrêt pour 3 jours : Wildwood, New Jersey. Les manèges, les parcs aquatiques, la mer (chaude! je n'en revenais pas). Une visite à la clinique pour Fillette.
Troisième arrêt : Cap Hatteras, Caroline du Nord. Une semaine complète de chaleur intense, de vagues violentes et chaudes, dans une belle grande maison neuve sur le bord de l'eau. Une visite à la clinique pour Petit Monsieur.
(Un mot sur le système de santé américain : quand on paye, on a du service. 5 minutes d'attente et c'est tout!)
Quatrième arrêt : Washington, DC. 3 jours de musées, de monuments, de découvertes et d'histoire. Une ville chère au système de métro trop compliqué.
De retour chez nous hier soir. 10 messages téléphoniques, dont 8 pour Fillette!!! Ça promet pour plus tard...
Nous sommes revenus sains et saufs, fatigués, mais contents. Même si je ne veux plus mettre un pied dans ma voiture pendant longtemps, même si je n'en peux plus de la bouffe des Américains, même si j'ai deux jours de lavage qui m'attendent, je recommencerais.
Peut-être.
Plus jamais. Peut-être. C'est ça. Peut-être, mais pas avant longtemps.
Nous revenons de deux semaines aux États-Unis EN VOITURE. Notre premier road trip. 3 500 km en 2 petites semaines, l'auto remplie jusqu'au plafond. Les enfants ont été plus patients que moi je dirais.
Premier arrêt : Pennsylvanie (pour couper le voyage en deux disons).
Deuxième arrêt pour 3 jours : Wildwood, New Jersey. Les manèges, les parcs aquatiques, la mer (chaude! je n'en revenais pas). Une visite à la clinique pour Fillette.
Troisième arrêt : Cap Hatteras, Caroline du Nord. Une semaine complète de chaleur intense, de vagues violentes et chaudes, dans une belle grande maison neuve sur le bord de l'eau. Une visite à la clinique pour Petit Monsieur.
(Un mot sur le système de santé américain : quand on paye, on a du service. 5 minutes d'attente et c'est tout!)
Quatrième arrêt : Washington, DC. 3 jours de musées, de monuments, de découvertes et d'histoire. Une ville chère au système de métro trop compliqué.
De retour chez nous hier soir. 10 messages téléphoniques, dont 8 pour Fillette!!! Ça promet pour plus tard...
Nous sommes revenus sains et saufs, fatigués, mais contents. Même si je ne veux plus mettre un pied dans ma voiture pendant longtemps, même si je n'en peux plus de la bouffe des Américains, même si j'ai deux jours de lavage qui m'attendent, je recommencerais.
Peut-être.
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